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Festival de Deauville, saison 3 épisode 5, la tempête!

36eme Festival du Film Américain de DeauvilleMercredi matin, c’est le jour des enfants d’habitude mais à Deauville, c’est jour de tempête! A 10h20 du matin, je tente un pied dehors sans parapluie en simple t-shirt…

Trempé

Quelle ne fut pas mon idée de génie de glisser un pull dans mon sac puisque j’arrivais trempée jusqu’aux os aux CID pour la projection du 7eme film en compétition, Holly Rollers. Le titre « français » – Jewish Connection – est pour une fois plutôt bien vu puisque le film suit les aventures d’un jeune juif hassidique qui va devenir passeur de pilules ectasy entre Amsterdam et New-York. L’histoire qui aurait pu être tragique est plutôt traité sur un mode tendre et décalé grâce notamment à une performance de premier choix de Jesse Eisenberg (déjà vu dans Zombieland et bientôt à l’affiche de The Social Network) en juif orthodoxe naif et crédule. A noter que la programmation de ce film par le Festival coincidait avec Roch Hachana, le nouvel an juif et qu’en conférence de presse, un journaliste a souhaité la bonne année au réalisateur.

Complet changement d’ambiance à 15h pour The Joneses, un film au pitch excellent mais dont le scénario ne tient malheureusement pas la distance. Qui sont les Jones? Apparemment, une famille très aisée mais tout à fait normal, le père (David Duchovny), la mère (Demi Moore), un fils, une fille (Amber Heard)… En réalité, ce sont des vendeurs très spéciaux payés pour vendre à leurs voisins tous les produits derniers cris. Habile dénonciation de la société de consommation ou cynisme à bon compte avec un film regorgant de « product placements »? La conférence de presse ne permettait pas de lever le doute. Toutefois, entre bonne conscience et happy end sirupeux, les dernières 20 minutes passées auprès de cette famille modèle mais factice laisse un goût un peu amer dans la bouche. Dommage!

Enfin conquis

A 17h30 plutôt que de voir Get Low que je me réservais pour jeudi soir (ayant déjà vu le très médiocre Fair Game à Cannes), je décidais sans grande conviction de rattraper le film de la soirée de la veille au CID, Exit Through the Gift Shop… Et là, LA surprise, enfin! Un vrai grand coup de coeur pour cet OFNI absolu signé par un des plus grands artistes de street art contemporain, Banksy. Reportage, supercherie, hoax, vrai-faux docu? Jamais le film ne dévoile ce qu’il est vraiment et ses véirtables intentions. Et c’est juste passionnant en tant qu’objet cinématographique, exploration interne du monde très secret du street art, dénonciation aussi de la folie inflationniste des collectionneurs et autres salles de ventes qui créent des artistes sans véritable background. Le film suit les aventures d’un pur personnage de cinéma, tellement too much qu’on doute même que quiconque ait pu l’inventer et surtout l’interpréter. Thierry Guetta est un français installé à Los Angeles, au look improbable (superbes bacchantes) et qui un jour décide de filmer toute sa vie. Il va par hasard rentrer dans le monde du street art en suivant son cousin, le fameux Space Invaders. Et de fil en aiguille, il se découvre une âme d’artiste. Je n’en raconte pas plus, je n’ai qu’un conseil à vous donner:  courir voir ce film en salles le 15 décembre 2010. Jubilatoire!

Je serais par contre magnanime et je ne m’étendrais pas sur Love and other impossible pursuits, notamment par respect pour la toujours charmante Natalie Portman dont la carrière ne sort pas grandi de ce film. Non seulement la ravissante Natalie y pleure très (mais alors très très) mal mais en plus le film est un insupportable mélo avec tous les poncifs possibles et imaginables… Totalement indigeste, contrairement à la pizza mangé avec délectation dès la sortie de la projection. Motivé, je me dirigeais à minuit vers le Morny pour redécouvrir les aventures du Baron Munchausen mais la mauvaise qualité de la copie et la fatigue eurent raison de moi, je quittais la salle au bout d’une heure pour retrouver Morphée…

I’ll be back tomorrow… So long, folks!

Emmanuel Pujol

 

 

 

avatar A propos de l'auteur : Emmanuel Pujol (218 Posts)

Fou de cinéma et fou tout court, Emmanuel écrit pour Fan-de-cinema.com, se fait filmer dans Après la Séance et mange, dort, vit cinéma 24 heures/24! De films en festivals, il ne rate rien de l'actu ciné pour vous faire partager ses coups de coeur et ses coups de gueule...


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