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Festival de Deauville, saison 3 épisode 4, le désert…

L’info essentielle de ce mardi 7 septembre? La belle victoire de l’équipe de France de football en Bosnie 2-0 bien sur! Parce que sur les Planches du Festival, ca a été calme plat, plat, plat…

36eme Festival du Film Américain de DeauvilleUne journée en Irak…

Les deux films du jour en compétition allaient emmener le public du CID en Irak. Et ce de façon très différente. Celui du matin, The Dry Land, suit le retour d’Irak d’un GI apparemment traumatisé par un incident grave survenu au combat mais dont il ne peut se souvenir. Dans la droite lignée de Brothers et de Route Irish ou, pour parler de films déjà présentés à Deauville, de The Messenger ou American Son, Ryan Piers Williams signe un film certes prenant et intense mais qui semble malheureusement arriver bien trop tard. Le réalisateur a mis 7 ans pour le préparer, c’est peut être ce qui le condamne à un anonymat presque certain tant cette n-ième vision de la souffrance psychologique des soldats revenant du champ de bataille n’apporte rien de neuf et n’offre aucun nouvel angle de vue à ce problème bien réel – il y aurait apparemment plus de soldats morts par suicide à leur retour d’Irak que directement sur place au combat. Mention bien pour le casting toutefois avec  notamment un très intense Ryan O’Nan.

Le film de l’après midi lui se déroule en Irak, en plein terrain d’opérations…ou plus précisément sous! Buried (Enterré en vf) est un film à proscrire formellement aux claustrophobes. Pourquoi? Parce que pendant 1h35 vous êtes enfermés avec Paul Conroy (surprenant Ryan Reynolds, enfin bon et dans le ton), simple chauffeur routier, dans un cercueil, pris au piège de façon irrémédiable. Sa seule chance de survie? Un téléphone portable à moitié chargé. Seule vraie proposition de cinéma original depuis le début de la semaine deauvilloise, Buried est aujourd’hui le plus sérieux (et pour moi le seul) prétendant au prix de la Révélation Cartier qui récompense les qualité innovatrices d’un film. Et ce que propose Rodrigo Cortès est tout de même assez unique et neuf. Ce n’est pas tant le côté très théâtral que cet unité de lieu, de temps et d’action que cette façon d’avoir su l’adapter de façon très moderne pour livrer une critique cinglante de l’administration américaine (et de la valeur qu’ils accordent à la vie d’un otage) sous forme de thriller jamais ennuyeux ni (presque) redondant. Enfin une claque à Deauville, espérons qu’il y en ait d’autre!

Une soirée en Bosnie

Troisième et déjà dernier film de la journée, Three Backyards est loin d’avoir fait le plein au CID et a du laisser nombre de spectateurs sur le flanc. Voilà un film impressionniste, infime ne racontant rien mais en le faisant bien. Belles images, ambiance étrange, minuscule vie de tous les jours de gens sans histoire dans un quartier plutôt chic, Three Backyards raconte la journée de trois personnages n’entretenant aucun lien entre eux: une petite fille rêveuse et malicieuse qui rate son bus scolaire et va en cours à pied par les bois, un homme d’affaires dont le couple bat de l’aile qui faute d’avion reste en ville en secret de sa femme et croise une jeune femme noire en quête d’un emploi et une « desperate housewife » insupportablement bavarde à qui une actrice de cinéma va demander de l’accompagner (sans qu’on sache jamais pourquoi) jusqu’au débarquadère pour prendre un ferry. 11 ans après son précédent film (Babylon USA), Eric Mendelsohn continue de creuser son sillon original dans le cinéma indépendant US et de faire entendre une toute petite musique personnelle avec un charme certain et une vraie personnalité.

Bilan de la journée ciné: positif! Demain est donc un autre jour avec au moins 4 films au programme voire 5 si j’ai le courage d’attendre minuit pour retrouver le baron de Munchausen.  La soirée, elle,  ne sera pas cinéphile (j’esquivais le film du soir au CID que fort heureusement j’ai rattrapé ce mercredi, vous saurez pourquoi demain ou dès maintenant sur le Twitter @fandecine) mais beauf avec le match de foot en buvant une bière et en mangeant un kebab, loin du glamour des planches de Deauville. Et je n’avais pas non plus le courage de ressortir jouer mes économies au Casino, la pluie s’étant invité en Normandie.

A demain…

Emmanuel Pujol

avatar A propos de l'auteur : Emmanuel Pujol (218 Posts)

Fou de cinéma et fou tout court, Emmanuel écrit pour Fan-de-cinema.com, se fait filmer dans Après la Séance et mange, dort, vit cinéma 24 heures/24! De films en festivals, il ne rate rien de l'actu ciné pour vous faire partager ses coups de coeur et ses coups de gueule...


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Une Réponse pour "Festival de Deauville, saison 3 épisode 4, le désert…"

  1. avatar Youlie dit :

    Ta description de ‘The Dry Land’ me fait aussi penser à ‘Dans la vallée d’Elah’…