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Deauville, s3e2, et la compétition commenca!

Deuxi√®me jour de Festival et je suis d√©j√† √† court d’anecdotes.¬†C’est terrifiant comme la routine s’intalle √† vitesse grand V.¬†M√™me si le monde √©tait revenu √† Deauville, j’esp√®re que la semaine √† venir va r√©server de meilleures surprises que ce dimanche certes particuli√®rement ensoleill√© mais tr√®s sombre dans les salles que seul Kaboom en ouverture de ma nuit Gregg Araki to come est venu perturber avec son joyeux bazar et sa sexualit√© d√©brid√©e!

EDIT SCOOP: Ouf, finalement il y a eu des anecdotes en fin de soir√©e…¬†Rendez vous pour les plus curieux directement √† la fin de ce billet!

36eme Festival du Film Américain de Deauville

Une journ√©e ennuyeuse sous un soleil radieux…

J’avais initialement pr√©vu de commencer ma journ√©e d√®s 9h du matin dans la salle du Casino pour le documentaire American Grindhouse sur les films d’exploitation et les s√©ries B¬†made in USA.¬†N’allez pas croire que je n’√©tais pas reveill√©, non non.¬†Mais j’ai privil√©gi√© un copieux petit d√©jeuner au soleil plut√īt qu’une salle obscure √† 3/4 vide, meilleure pr√©paration pour mon rapide passage sur Le Mouv’ dans la matinale de Jean Zeid pour raconter l’ambiance g√©n√©rale du Festival (que les petits veinards peuvent avoir en direct live sur Twitter en suivant @fandecine – comment ca, je me r√©p√®te?).

A 11h, il √©tait temps de se rendre au CID¬†avec une nouveaut√© cette ann√©e, le d√©but de la comp√©tition d√®s le dimanche (contrairement au lundi les √©ditions pr√©c√©dentes). Le film qui ouvrait la danse √©tait l’un des favoris pressentis par Fan-de-cin√©ma, Winter’s Bone, un film dur, sombre, √† la limite du glauque…¬†Dans le Missouri,¬† Ree, une adolescente de 16¬†ans doit veiller sur son petit fr√®re et sa toute jeune soeur car leur m√®re est gravement malade et leur p√®re, dealer de drogue, est en cavale.¬†Quand la police vient pr√©venir Ree que son p√®re doit se pr√©senter au tribunal sous peine de voir leur maison saisi, elle part √† la recherche de son g√©niteur et va surtout rencontrer beaucoup d’ennuis avec la ¬ę¬†p√®gre¬†¬Ľ local, des bouseux ultra-violents.¬†La qu√™te du p√®re tourne assez vite en rond et malgr√© des acteurs plus vrais que nature et une atmosph√®re saisissante, l’intrigue n’arrive pas √† passionner le spectateur qui comprendra bien trop rapidement tous les tenants et les aboutissants de cette mis√®re crasse.¬†Un mince filet d’espoir transpirera tout de m√™me √† l’issue de cette sombre histoire d√©sanchant√©e.

La conf√©rence de presse de la r√©alisatrice Debra Granik n’apprendra pas grand chose si ce n’est que son inspiration est √† puiser aussi bien dans le n√©o-r√©alisme italien que chez Bresson, les fr√®res Dardenne ou Cassavettes.¬†C’est assez coh√©rent apr√®s avoir vu le film!

Allait ensuite se reproduire les m√™mes errements que l’an dernier: les conf√©rences de presse prennent un retard cons√©quent et se r√©duisent comme peau de chagrin puisqu’elles s’arr√™tent pour laisser aller les journalistes aller assister √† la projection de 15h.¬†La raison?¬†Un photocall qui s’√©ternise. Pourquoi ne pas faire l’inverse plut√īt pour laisser plus de temps aux acteurs et r√©alisateurs pr√©sents (et ils ne sont d√©j√† pas nombreux) pour s’exprimer.¬†Bref, Gregg Araki et ses acteurs Thomas Dekker et Roxane Mesquida, finissent par arriver.¬†Et grosse d√©ception, la conf√©rence de presse est assez terne.¬†Elle s’ouvre sur une blague pas dr√īle d’Araki qui dit qu’il a trouv√©¬†Roxane en blind date et Roxane ¬ę¬†je me trouve trop belle¬†¬Ľ d’ajouter que c’est surtout gr√Ęce √† sa couverture pour Playboy qu’elle a √©t√© rep√©r√© par Gregg.¬†Qu’est ce qu’on s’amuse.¬†La r√©alit√© est plus prosaique: Gregg Araki est fan de Catherine Breillat (comme quoi, elle en a, des fans) et¬† que c’est comme cela qu’il fait d√©couvert la jeune actrice fran√ßaise.¬†Sinon, on pourra signaler que Gregg consid√®re ses films comme ses enfants, qu’il fonctionne aux coups de coeur et ne se limite donc √† aucun genre en particulier.¬†Et quand on demande aux deux acteurs s’ils pensent √† la fin du monde (en rapport avec Kaboom), ils ont tous deux une belle phrase langue de bois que je cite.¬†Roxane ¬ę¬†pr√©f√®re ne pas y penser et vivre dans l’instant pr√©sent¬†¬Ľ et Thomas trouve ¬ę¬†que le le monde actuel est plus effrayant qu’une √©ventuelle fin du monde¬†¬Ľ.¬†Voil√† voil√†, fermez le ban, merci d’√™tre venu.

15h sonnait donc, heure du 2eme film en comp√©titon dont il n’y a pas grand chose √† dire tant Welcome to the Riley’s est d’un puritanisme bien pensant tr√®s pesant.¬†Le film s’√©tire p√©niblement sur 1h50¬†avec une psychologie de comptoir malgr√© toute la sympathie que l’on peut avoir pour James Gandolfini et Kristen Stewart qui vaut d√©cid√©ment bien mieux que son statut d’ic√īne ado glan√©e dans la saga Twilight.¬†Elle aime d√©cid√©ment les r√īles de fugitives puisqu’elle √©tait Joan Jett dans les Runaways (fugitives en vo) et qu’elle incarne i√ßi une stripteaseuse mineure et fugueuse dont va vouloir s’occuper un quinquag√©naire qui a perdu sa propre fille quelques ann√©es plus t√īt dans un accident de voiture (transfert vous avez dit?¬†Si peu!).¬†Et tout se termine (presque) bien puisque le quinqa et l’ado parviennent tous deux √† arr√™ter de fumer √† la fin! Ouffff…

Pas le temps de souffler, il faut enchainer avec Twelve, le nouveau thriller d’un vrai tacheron, Joel Schumacher avec une star pour teen pr√© pub√®re dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, le beau mais fade et ultra-format√© Chace Crawford (de la s√©rie apparemment culte Gossip Girl). Que dire de ce polar r√©ac, d√©sagr√©able et gratuitement provocateur d’un r√©alisateur d√©cid√©ment peu recommandable?¬†Pas grand chose.¬†Je vous laisse d√©couvrir ma critique compl√®te d’ici quelques jours.

…¬†et une nuit plus agit√©e

La journ√©e s’achevait heureusement dans un grand sourire avec le joyeuseument foutraque Kaboom, le grand √©clat de rire d√©brid√©e et barr√©e de Gregg Araki qui signe un faux film catastophe apocalyptique pour d√©livrer en r√©alit√© une pure com√©die barr√©e et ultra-sexuelle.¬†L√† encore, je reviendrais dessus plus en d√©tails dans une critique √† venir tr√®s prochainement.

Avant de m’atteler √† mon pari impossible de nuit ¬ę¬†int√©grale Gregg Araki¬ę¬†, je d√©cidais en journaliste s√©rieux d’aller r√©diger mon billet quotidien au CID.¬†J’arrive √† 22h30, le pompier de service (il y a TOUJOURS¬†un pompier de service) me dit qe le CID¬†est sur le point de fermer.¬†Etonn√©, je lui dis que je dois bien aller bosser et descend dans les entrailles de la b√™te.¬†Une demi heure plus tard, nous ne sommes plus que deux en salle de presse, l’autre part pour mieux revenir 5¬†minutes apr√®s me demandant si je sais o√Ļ est la sortie car tous les acc√®s sont ferm√©s en haut.¬†R√©ponse: ¬ę¬†non¬†¬Ľ! Sentant que je risquais bien de passer la nuit l√†, je d√©cidais de suivre mon compagnon de gal√®re.¬†Nous rencontrions rapidement les projectionnistes encore l√† qui nous disent de les suivre.¬†Sauf qu’ils √©teignent la lumi√®re et qu’il faut sortir √† la lampe de poche.¬†N’ayant aucun autre moyen de sortir, je repars donc chercher mes affaires et me voit dans l’impossibilit√© de finir ce billet!

23h30, il est aussi l’heure d’enfin se restaurer.¬†Je passe donc chez mon d√©sormais traditionnel fournisseur de croque monsieur, sandwichs et autre paninis pour me prendre un petit casse croute que tr√®s gentiment le patron m’offre.¬†Ca fait toujours plaisir! Je repasse chez mon amie Michelle pour recharger mon iPhone pour pouvoir Twitter la nuit Araki en direct (conscience professionnelle, je ne plaisante pas!) et je discute finalement avec elle pendant pr√®s d’une heure.¬†Pas de Splendor √† minuit donc mais je perds pas ma motivation et je vais voir avec 14¬†autres courageux The Doom Generation √† 2h, bien bien barr√© puis Nowhere (tiens, nous ne sommes plus que 11) √† 3h30¬†o√Ļ la fatigue me rattrape et je m’endors pendant la moiti√© de ce film d√©lirant et qui n’est pas sans rappeller Kaboom.¬†Je n’aurais pas le courage de rester pour Mysterious Skin √† 5h du mat, n’ayant jamais vu le film, je pr√©f√®re le d√©couvrir dans de meilleures conditions.¬†5h30, je m’allonge donc sur le canap√© et finis ainsi, ext√©nu√© mais content, ce marathon du cin√©ma qui aura donc constitu√© l’√©pisode 2¬†de cette saison 3…

That’s all folks!

Emmanuel Pujol

avatar A propos de l'auteur : Emmanuel Pujol (218 Posts)

Fou de cinéma et fou tout court, Emmanuel écrit pour Fan-de-cinema.com, se fait filmer dans Après la Séance et mange, dort, vit cinéma 24 heures/24! De films en festivals, il ne rate rien de l'actu ciné pour vous faire partager ses coups de coeur et ses coups de gueule...


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4 Réponses pour "Deauville, s3e2, et la compétition commenca!"

  1. avatar Youlie dit :

    Pour ceux que le nouveau Araki int√©resse, je viens de voir que Kaboom est en avant premi√®re jeudi 9 Septembre au Gaumont Op√©ra Premier ! Il sera suivi d’autres avant premi√®res au m√™me endroit visiblement tout le mois de septembre sur le th√®me ‘Gay Friendly’ avec un documentaire de P. Thoretton sur YSL et Berg√© le 16; le film ‘Les amours imaginaires’ de Xavier Dolan le 23 et enfin ‘Tout va bien, The Kids are All right’ le 30…

  2. avatar Youlie dit :

    ..Et pour ceux qui (comme moi) n’ont pas entendu parler des ‘Amours imaginaires’ de Xavier Dolan, voici la critique:

    http://blog.fan-de-cinema.com/festival/les-amours-imaginaires-dolan-insolent-de-facilite.html

  3. avatar mastrojojo dit :

    j’ai h√Ęte de lire ta critique de Twelve, tu penses la poster d’ici la fin de semaine (?) car vu le bide aux Etats Unis, j’attend plusieurs avis pour savoir si je dois m’y risquer ou non.

  4. avatar eman02 dit :

    Ma critique de Twelve est √©crite, elle devrait √™tre publi√©e demain, j’esp√®re…