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Festival de Deauville, samedi 12, on pleure, on rit, on rentre

Dernière journée en Normandie, la petite et calme cité balnéaire baignée de soleil s’est transformée en ruche bourdonnante débordant de la richesse m’as-tu-vu parisienne en ce dernier week-end de festival… Le public est plus nombreux aux projections, plus bavard aussi malheureusement. Trois derniers films, mon compteur perso s’arrêtera donc sur 29 films vus, et il est l’heure de rentrer à Paris. Il est 20h30, le public d’un C.I.D. que j’imagine plein à craquer doit être en train d’attendre patiemment l’arrivée d’Harrison Ford, invité d’honneur du Festival, moi je suis dans le train et c’est de là que je vous écrit cet avant-dernier billet quotidien. Ca va me manquer !

Harrison Ford Ă  Deauville

Harrison Ford

Indiana Jones, Han Solo et Rick Deckard sont Ă  Deauville

C’est LA star cette année, un acteur qui vient uniquement en tant qu’invité d’honneur car il n’a aucun film à « vendre », c’est l’un des héros de ma jeunesse, Je veux bien sur parler d’Harrison Ford. Et il attire les foules : n’ayant pas réussi à me lever assez tôt pour aller à la projection de Entre Nos, je me suis rabattu vers la conférence de presse de Mr Ford prévu à 10h. Mais 10 minutes avant, la salle est bondée, je ne pourrais pas rentrer. Tant pis, cela me permet toutefois d’observer avec effarement et agacement à quel point les gens peuvent régresser au niveau zéro de l’humanité quand il s’agit de faire signer d’un paraphe illisible une photo ou un bout de papier par un acteur. Ca pousse, ca bouscule, ca serait prêt à se battre pour une infime part de célébrité arrachée à leur triste quotidien. Je sais, je m’emporte mais c’est plus fort que moi, ces chasseurs d’autographes, ces vampires de Festival me font halluciner. La même scène se répètera d’ailleurs à l’identique à sa sortie de la villa Cartier. Aberrant ! Et dire que certains sont même accrédités « presse », on croit rêver…

A part ça, les questions posĂ©es et les rĂ©ponses de l’acteur – sans grand intĂ©rĂŞt – m’ont rapidement fait oublier ma dĂ©ception de n’avoir pas pu assister Ă  la confĂ©rence de presse. Place aux films de la journĂ©e.

Fin de la compétition qui a oscillé entre rires et larmes

11eme et dernier film en compétition officielle ce matin. Dernière occasion de voir les Jurys au grand complet. Dernière chance d’enfin voir un film qui sort vraiment du lot cette année. Et encore raté même si The Good Heart est un très bon drame plein de bons sentiments. Le film souffre toutefois d’un scénario trop prévisible et de la présence au casting d’Isild Le Besco, actrice française au jeu difficilement supportable. Paul Dano et Brian Cox forment toutefois un beau duo, le film est une leçon de bonté, de rédemption et d’amitié. Ca a l’immense avantage de ne pas trop en faire dans l’émotion facile même si on peut regretter les violons de la fin (un air de piano – comme tout au long du film – aurait largement suffi…)

C’est maintenant au Jury de trancher, je vous livrerais dimanche soir un bilan complet du Festival, le Palmarès du Jury ainsi que mes coups de cœur.

Black Dynamite, un rire salvateur pour conclure

Je ratais, sans trop de remords, le documentaire The Cove, la baie de la honte, produit par Luc Besson à cause d’une invitation à déjeuner et, après avoir rendu les clefs de l’appartement, me préparais à mes dernières projections de ce 35eme Festival de Deauville. Tout d’abord, j’allais au Casino pour Out rage, un documentaire édifiant sur les hommes politiques et journalistes américains gays qui n’assument par leur homosexualité et surtout, pour prouver leur « pureté morale » (God bless America !), ne votent presque jamais de lois en faveur de leur « communauté ». Au bout d’une heure de ce documentaire qui tournait un peu en rond (un seul argument illustré par plusieurs exemples), je m’éclipsais pour un film que j’attendais avec impatience, Black Dynamite. Après une présentation hilarante du réalisateur du film, cette parodie de blaxploitation me permettait de quitter Deauville avec le sourire aux lèvres.

Le train entre en gare, c’est l’heure, c’est fini. That’s all folks… Enfin pas tout à fait, il me reste encore un Palmarès à commenter en quasi direct dimanche vers 20h et quelques critiques à écrire.

Till then, enjoy your Sunday !

Emmanuel Pujol
avatar A propos de l'auteur : Emmanuel Pujol (218 Posts)

Fou de cinéma et fou tout court, Emmanuel écrit pour Fan-de-cinema.com, se fait filmer dans Après la Séance et mange, dort, vit cinéma 24 heures/24! De films en festivals, il ne rate rien de l'actu ciné pour vous faire partager ses coups de coeur et ses coups de gueule...


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5 RĂ©ponses pour "Festival de Deauville, samedi 12, on pleure, on rit, on rentre"

  1. avatar Youlie dit :

    29 film pour a 29 ième annĂ©e, c’est pas mal ! ^^

    Très belle photo d’Harrisson en tout cas… Bon sans fouet et chapeau mais uil a l’air bien cool !

  2. avatar Dnlx dit :

    Il a quand mĂŞme vieilli notre Harrison …

    En tout cas bravo pour cette couverture intense de l
    événement . On a hâte de lire les conclusions

    ps : avec ton expĂ©rience om faudrait envisger ’eman au festival de Cannes ‘ !

  3. avatar eman02 dit :

    Avant le palmares quand meme, mes favoris:
    Sin Nombre, World’s Greatest Dad,Youth in Revolt et The Messenger… 4 films sur les 11 que j’espère voir recommencer mĂŞme si je crains que Precious ne ramène quelquechose de Deauville… Le rĂ©sultat ne devrait plus tarder maintenant!

  4. avatar eman02 dit :

    The Good Heart ne dĂ©pareillerait pas non plus au palmarès…

    Toutefois, aucun film de cette sĂ©lection n’est aussi fort que The Visitor, Garden of The Night et mĂŞme Towel Head et American Boy l’an dernier! Dommage

  5. avatar Youlie dit :

    He ben bravo, tu avais vu juste pour The Messenger