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Deauville, jour 2, Samedi 6, Inside Out

Alors que j’avais prévu de commencer une longue journée de projection dès 9h, je n’ai vu mon premier film qu’à … 16h ! Pourquoi ? Pour deux raisons simples, la première, c’est que je suis un paresseux et que je ne me suis donc pas levé assez tôt pour être à 9h dans le centre de Deauville et la deuxième, c’est que je me suis tout simplement vu refusé l’entrée à une projection d’« American Teen » au CID à 11h30.

Dehors !

Cet incident mĂ©rite quÂ’on sÂ’y attarde deux minutes. Avant dÂ’aller Ă  la projection, je me suis chargĂ© de trouver un hotspot Wi-Fi afin de pouvoir mettre en ligne mes aventures deauvilloises. Je mÂ’attendais Ă  galĂ©rer avant de pouvoir me connecter mais parfois la chance sourit, le centre dÂ’information touristique met Ă  disposition un rĂ©seau Wi Fi gratuitement. Le temps de mettre en ligne le billet et de dĂ©couvrir que je ne pouvais pas encore partager mes critiques, lÂ’heure de la projection approchait. Je me dĂ©pĂŞche donc et jÂ’arrive devant le contrĂ´le des badges Ă  11h29 prĂ©cisĂ©ment. Mais lĂ , la barrière est fermĂ©e et les prĂ©posĂ©s au contrĂ´le me disent que le film a commencĂ©. Surprise car la veille tous les films ont commencĂ© avec quelques petites minutes de retard. Ni une ni deux, je ne perds pas de temps Ă  discuter, je fais le tour du CID et jÂ’essaie de rentrer par derrière, pas possible non plus car lĂ  il nÂ’y a pas de portique de sĂ©curitĂ©. Je reviens donc devant lÂ’entrĂ©e principale oĂą une petite dizaine de journalistes passablement agacĂ©s tentaient de nĂ©gocier lÂ’entrĂ©e. Nous forçons le premier barrage mais nous nÂ’arriverons jamais Ă  rentrer dans la salle malgrĂ© 20 minutes de tractation acharnĂ©e, la faute Ă  un zèle excessif et Ă  une organisation lĂ©gèrement dĂ©faillante et par trop stricte. Le plus absurde dans lÂ’histoire, cÂ’est que la salle Ă©tait Ă  80%… vide !

Dedans…

La suite de la journée allait être plus sympathique. A 14h30 j’assistais en effet à une première conférence de presse avec Neil LaButte et Samuel L. Jackson pour le film « Harcelés », celui là même que j’avais raté le matin. Seules 4 questions ont pu être posées tant Neil LaButte semblait sortir d’une léthargie profonde, prendre vie et devenir intarissable à chaque fois qu’une question était posée. Samuel, lui, était plus taciturne et ses réponses très courtes. Pour résumer rapidement, le projet avait été acheté en 2000 par Sony et n’était à la base qu’un simple thriller « racial » et il a pris d’autres facettes (sur la frustration, les conflits entre générations) à l’arrivée de Neil et Samuel sur le projet. Quand au réalisateur, il dit avoir eu la chance de pouvoir toujours être libre dans ses choix artistiques qu’il soit sur le plateau d’un film indépendant ou d’une plus grosse production. Rien de révolutionnaire donc !

Hommage, docu et adaptation

16h, l’heure d’aller enfin au cinéma, ce pour quoi je suis là en fait. Et les trois films de ma 2eme journée vont s’enchainer dans la même salle, le Morny. Premier film, dans le cadre de l’hommage à Mitchell Leisen, Take a letter, Darling,(1942) est une délicieuse comédie romantique dans laquelle une publicitaire va tomber amoureuse de son secrétaire, secrétaire qu’elle a engagé pour s’occuper des femmes de ses clients potentiels ! Dialogues savoureux, rythme trépidant, musique au tempo parfait (comme dans les meilleurs Lubitsch), une bonne surprise et une petite pépite méconnue de l’âge d’or hollywoodien. A priori, je doute que le film soit disponible en DVD en France. La copie qui nous a été présenté était d’une qualité très moyenne et surtout le film était projeté en anglais non sous –titré. Cela n’étonnera personne si je vous dis que nous n’étions pas nombreux dans la salle.Les deux films suivants, vous pourrez en lire les critiques j’espère très rapidement tout comme celles d’Hellboy et Mamma Mia. Elles seront dans la partie « dossiers » du site. Pour vous faire attendre, je peux tout de même vous dire qu’American Teen est un bon documentaire sur la jeunesse américaine à travers le portrait de quatre adolescents d’un lycée de l’Indiana et que Max la Menace est une parodie des films d’espionnage certes efficace grâce à Steve Carell mais très anecdotique dans l’ensemble.

Demain, début de la compétition à 11h. Le jury sera dans la salle… et moi aussi

See you round, pals !

34me Festival du Film Américain de Deauville

avatar A propos de l'auteur : Emmanuel Pujol (218 Posts)

Fou de cinéma et fou tout court, Emmanuel écrit pour Fan-de-cinema.com, se fait filmer dans Après la Séance et mange, dort, vit cinéma 24 heures/24! De films en festivals, il ne rate rien de l'actu ciné pour vous faire partager ses coups de coeur et ses coups de gueule...


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5 RĂ©ponses pour "Deauville, jour 2, Samedi 6, Inside Out"

  1. avatar eman02 dit :

    DĂ©solĂ© pour les passages en gras, ce n’Ă©tait pas voulu mais impossible de les faire disparaitre!!!

  2. avatar Fox dit :

    Putain… encore un commentaire que je mets et qui saute… Ca commence Ă  me gonfler !!!

  3. avatar Fox dit :

    DONC je disais (avant que, comme hier, mon commentaire disparaisse instantanĂ©ment) qu’il est regrettable de voir Ă  Deauville cette bonne vieille politique du doigt sur la couture du pantalon qui prive ainsi un cinĂ©aste d’un auditoire respectable pour son avant-première.

    Trop de règlements tue le rĂ©glement…

  4. avatar youlie dit :

    Moi c’est pareil, je n’arrive pas Ă  poster mon commentaire un article sur Disney/Pixar, pourtant j’ai essayĂ© plusieurs fois…

    Sinon American Teen c’est un docu vraiment rĂ©aliste ? Je veux dire on a pas l’impression d’ĂŞtre dans Beverly Hills mais plutĂ´t dans American Beauty ? J’ai hâte d’en savoir plus…

  5. avatar mastrojojo dit :

    Ouai Max la menace est malheuresement assez prĂ©visible et mou dans l’ensemble, il s’adresse selon moi Ă  u public entre 10 et 15 ans.