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Bee Movie, Drôle d’Abielle, Au cinéma le 12 décembre

L’HISTOIRE

Vous pensez qu’il suffit d’aimer les tartines au miel ou d’avoir été piqué une fois dans sa vie pour comprendre ce peuple industrieux ? Regardez-y de plus près et suivez donc les aventures de Barry B. Benson, une jeune abeille futée qui n’a pas hésité à quitter la ruche pour tenter sa chance à New York.

Recueilli par la jolie Vanessa, notre héros se prend d’amitié pour cette fleuriste au coeur tendre et commence à explorer à ses côtés le monde étrange des humains. C’est alors qu’il découvre avec stupeur que l’Homme fait commerce de miel et vole depuis des temps immémoriaux le bien des abeilles. Que faire pour arrêter ce scandale ? Rien de moins qu’un procès au genre humain !

Vous parlez ruche ?

Bee MovieDepuis plus de dix ans déjà, le directeur de DreamWorks Animation, Jeffrey Katzenberg, tentait de persuader Jerry Seinfeld de faire un dessin animé. Mais l’emploi du temps du comique, ses nombreuses tournées, sa série TV, ses obligations familiales constituaient autant d’obstacles à cette alléchante proposition. Et puis, quel sujet choisir pour ses débuts dans ce genre ? Seinfeld n’en avait pas la moindre idée. Jusqu’à cette soirée avec Steven Spielberg où Jerry Seinfeld, maître ès improvisations, lance qu’il aimerait bien faire un film sur les abeilles – littéralement un «Bee Movie» ! Spielberg, ravi de ce jeu de mots sur les films fauchés de l’âge d’or du cinéma américain, appelle aussitôt Katzenberg, son associé de DreamWorks.

Le lendemain, celui-ci contacte Seinfeld pour lui donner… le feu vert. «Et c’est ainsi qu’ils m’ont embarqué sur ce film dont je n’avais encore que le titre», rapporte Seinfeld.

En réalité, Seinfeld est fasciné depuis longtemps par l’univers des abeilles : «Leur société, leur hiérarchie, leurs méthodes de travail me passionnent. Créer un espace géométrique si parfait et produire du miel n’est pas à portée du premier insecte venu !»

Certes, mais que peut-on raconter d’original au sujet des abeilles qui puisse aussi nous concerner ?

Bee MovieJerry Seinfeld : «Le plus intéressant, de mon point de vue, c’est que les abeilles se font voler leur miel par les hommes. Elles bossent comme des dingues pour produire ce nectar, mais n’en profitent pas car nous le leur prenons pour notre propre consommation. C’est cette histoire que j’ai eu envie de raconter.»

Vétéran de la scène, superstar du petit écran, mais novice en matière d’animation, Seinfeld bénéficie des conseils éclairés et du soutien constant de Katzenberg tout au long du projet BEE MOVIE – DRÔLE D’ABEILLE.

Jerry Seinfeld : «Je ne connaissais rien aux techniques de l’animation. Je sais écrire des trucs drôles, mais j’ignorais comment les exploiter dans ce contexte. Jeffrey m’a tout appris. Il a été mon mentor durant tout ce processus et m’a encouragé à m’investir pleinement dans le film. Je n’y serais jamais arrivé sans lui.»

BEE MOVIE – DRÔLE D’ABEILLE administre une nouvelle preuve du perfectionnisme légendaire de Jerry Seinfeld. Durant les quatre années de production, Seinfeld ne porte pas moins de trois casquettes : scénariste, producteur et interprète principal. Le résultat ? Un nouveau genre de comédie animée dont chaque image porte la marque de son talent comique.

Une équipe de rêve

L’idée de réunir en un même film l’univers des abeilles et celui des humains a paru pour le moins… originale au réalisateur Simon J. Smith : «À la lecture du script, j’ai même pensé que c’était complètement fou. Au meilleur sens du terme, car plus j’avançais, et plus l’histoire et son protagoniste m’enchantaient. On ne retrouve pas seulement l’humour de Jerry dans le personnage de Barry l’abeille, mais son point de vue sur notre société, nos comportements et nos travers.»

Bee MovieLe brillant directeur de l’animation Steve Hickner réagit avec le même enthousiasme : «Jerry est le roi de la comédie de moeurs. Le personnage de Barry lui appartient clairement, tout en révélant d’autres facettes de son talent.»

«Jerry aurait très bien pu nous confier le script, puis rentrer tranquillement chez lui», indique la productrice Christina Steinberg. «Au lieu de cela, il a travaillé huit heures par jour avec nous. Les animateurs ont ainsi bénéficié d’un contact permanent avec lui, tant comme coauteur que comme interprète. Jerry a joué chaque réplique à leur intention et leur a offert quotidiennement trois heures de «spectacle» pour qu’ils se familiarisent avec son jeu, ses mimiques, son tempo et s’approprient tout ce qui fait son style.»

Favorable à la création collective, Seinfeld a appliqué une nouvelle fois ce principe qui lui a si bien réussi à la télévision.

Simon J. Smith : «Steve Hickner, Christina Steinberg, Jerry, le chef monteur Nick Fletcher et moi-même avons passé près de quatre ans dans le même bureau. Ç’a été fantastique. Steve et moi avions déjà travaillé ensemble et nous étions toujours très bien entendus. C’est un gars formidable, très expérimenté, bourré d’énergie. C’était un plaisir de le retrouver au milieu de ces gens de talent.»

Bee MovieSteve Hickner : «Simon est un réalisateur très doué qui apporte une touche personnelle à tous ses projets. Il venait tout juste de finir SHREK 4-D pour le parc Universal, un film de 11 minutes qui n’est pas seulement superbement réalisé, mais débordant de générosité. Du pur Simon ! Je ne pouvais rêver meilleur partenaire sur BEE MOVIE – DRÔLE D’ABEILLE

Christina Steinberg : «Steve fait partie intégrante de DreamWorks et connaît admirablement l’esprit de la maison. C’est un merveilleux conteur, qui vous guide dans l’écriture et la création des personnages en veillant à la cohérence de ces derniers. Simon est un grand cinéaste, avec un style visuel bien à lui et un sens aigu de la comédie. Il s’entend particulièrement bien avec les animateurs et adore jouer pour eux. Il a une expérience totale de la réalisation. Steve et lui se complètent et nous ont fait vivre avec eux une merveilleuse expérience.»

Et Jerry Seinfeld d’ajouter : «Ils ont été fantastiques. Simon, Steinberg, Steve et Seinfeld – que de S ! – ont constitué une équipe étroitement soudée. C’est ce qui me manquera bientôt le plus : ce merveilleux groupe que nous formions ensemble.»

Les mots pour le dire

Bee MovieLe mode de vie des abeilles, contrairement à celui des humains, n’a jamais évolué. À New Hive City, par exemple, une abeille a le choix entre 3000 postes au sein du conglomérat Mielex. Mais une fois qu’elle a fait son choix, c’est pour la vie. Pas question d’en changer, d’espérer une promotion, de prendre un congé, de démissionner. Rude… Mais Barry Benson n’est pas une abeille ordinaire.

Jerry Seinfeld : «À la fin de ses études, il se retrouve dans la situation de Dustin Hoffman dans LE LAURÉAT. Il ne se sent pas à l’aise dans cette société, il se demande où est sa place. S’étant aventuré hors de la ruche, il découvre New York et le monde des humains. Cela le déstabilise complètement et l’entraîne hors des sentiers battus.»

Pour échapper à l’univers étroitement régenté de la ruche, Barry a intégré l’escadrille d’élite des «apollons du pollen», ces virils collecteurs de nectar qu’on croirait sortis de TOP GUN. L’expérience s’avère instructive pour notre héros en lui révélant un univers radicalement différent, tant par ses formes et ses couleurs que par sa population, aussi diverse qu’abondante. Après quelques incidents de parcours, Barry trouve refuge dans l’appartement d’une gentille fleuriste : Vanessa.

Jerry Seinfeld : «Elle lui a sauvé la vie alors que ses invités s’apprêtaient à l’écraser, et il lui en est à jamais reconnaissant. Bien décidé à lui témoigner sa gratitude, il élit domicile chez elle. Ce serait bien impoli de filer à l’anglaise alors qu’il a tant et tant de choses à lui dire.»

Bee MovieGrand fan de Renée Zellweger, Seinfeld pensa immédiatement à elle pour le rôle de Vanessa : «Renée est aussi bonne dans le drame que la comédie, l’humour subtil et la bouffonnerie. Elle a une voix superbe, ce qui est bien sûr un atout essentiel dans un film d’animation. C’est un Stradivarius sur lequel on peut jouer n’importe quelle note.»

L’actrice a donné un accord enthousiaste à ce projet qui présentait trois attraits majeurs : travailler avec Seinfeld, disposer de toute la liberté inhérente à l’animation… et être sûre de s’amuser à chaque séance d’enregistrement.

Renée Zellweger : «L’imagination est reine dans le dessin animé. Vous pouvez essayer des milliers de choses sans vous préoccuper de la logistique et des contraintes habituelles d’un tournage.»

Luxe suprême, Seinfeld était présent à chaque séance et donnait fréquemment la réplique à ses partenaires (alors qu’en règle générale, les comédiens jouent seuls). Il pouvait ainsi peaufiner sur place telle ou telle réplique pour en tirer le maximum.

Bee MovieRenée Zellweger : «Jerry a une telle maîtrise de la comédie qu’il sent tout de suite le petit détail – la pause, le soupir, le changement de tonalité – qui fera d’une bonne réplique une réplique hilarante. Toutes les suggestions, concises et efficaces, qu’il m’a faites allaient dans le bon sens et contribuaient à la qualité de la scène.» «J’attendais avec impatience chacune de nos retrouvailles. Le travail demandait une grande concentration, mais on riait aussi beaucoup.»

Jerry Seinfeld : «L’amitié qui se noue entre Barry et Vanessa est vraiment au coeur du film. Aussi étrange que cela puisse paraître, on y croit et on ne s’interroge même pas sur sa plausibilité.»

Simon J. Smith : «Avec sa voix, Renée est capable de faire passer les plus infimes nuances et de rendre vraisemblable cette relation peu commune.

Elle est intelligente, chaleureuse, drôle, gentille, adorable, et toutes ces qualités transparaissent à chaque mot qu’elle prononce.» Alors que Barry Benson symbolise la liberté, son meilleur ami, Adam, personnifi e le conformisme, l’adhésion sans réserve au système et à la collectivité. C’est un proche ami de Jerry Seinfeld, Matthew Broderick, qui prête sa voix à ce personnage.

Bee MovieSimon J. Smith : «En les enregistrant côte à côte, nous avons capté toute la complicité qui les unit dans la vie, et que d’autres acteurs ne nous auraient sans doute pas permis d’obtenir. Le casting de Matthew a été providentiel.»

Mais tout héros digne de ce nom se doit d’avoir aussi un adversaire de poids. Celui-ci se nomme Layton T. Montgomery, et incarne toute la rouerie d’un onctueux ténor du barreau, cabotin et fort en gueule.

Simon J. Smith : «Il nous fallait un acteur avec du «coffre», un côté «plus grand que nature». Layton est tout sauf modeste. Il prend volontiers la pose et a tendance à confondre le tribunal avec une scène de théâtre. John Goodman nous a paru être le candidat idéal.» Le rôle de Moustak le moustique tenait, au départ, en quelques lignes, mais le casting de Chris Rock a changé bien vite la donne : «Chris et moi avons improvisé la plupart de nos scènes», indique Seinfeld. «C’est lui qui a brodé ce passage délirant sur les difficultés des moustiques mâles à séduire les femelles, plus portées sur les mites et les libellules.» Vétéran de la série «Seinfeld», Patrick Warburton interprète Ken, le corpulent partenaire de Vanessa, qui aimerait partager plus avec elle qu’une simple partie de tennis hebdomadaire.

Bee MoviePatrick Warburton : «Je ne suis pas étonné de retrouver la touche Seinfeld dans cette histoire qui évoque une forme particulièrement odieuse d’exploitation ! Depuis des siècles, l’homme mange le miel de ces malheureuses abeilles qui n’en tirent aucun bénéfice. Ajoutez à cet amer constat une petite note de politiquement correct, et vous comprendrez sans peine que les abeilles du film se retournent contre le genre humain !»

Barry Levinson (RAIN MAN), qui n’a pas oublié ses débuts de comique, et Kathy Bates interprètent les parents de Barry, qui soutiendront généreusement ses choix atypiques. Les autres rôles sont tenus par Rip Torn (Lou Lo Duca, chef des «apollons du pollen»), Megan Mullaly (la volubile Trudy, guide de la société Mielex) et Larry Miller (le Doyen Buzzwell).

«Une des choses que j’apprécie le plus dans ce film est que vous ne savez jamais ce qui se passera dans la scène suivante», explique Hickner. «Au départ, vous croyez que ça va être l’histoire d’une abeille en quête d’aventures. Lorsque Barry rencontre Vanessa, vous vous dites : «C’est parti pour être une fable sur l’amitié entre humains et insectes». Mais, avec la découverte du miel, le film prend un nouveau tournant et devient l’histoire d’une révolte.»

De l’homme à la machine et de l’écrit à l’image

Bee MoviePour garantir la cohésion de l’équipe, répartie sur deux centres de production distants de plus de 600 kilomètres, DreamWorks Animation a fait appel à la magie Hewlett-Packard. Grâce au réseau Halo Collaborative Studio, les artistes de Glendale et Redwood fonctionnaient en parfaite symbiose sous la houlette de Seinfeld, comme s’ils étaient dans la même salle. Indéracinable New-yorkais, celui-ci communiquait avec eux en durée réelle depuis son QG de Manhattan, et pouvait consacrer à l’équipe DreamWorks huit à neuf heures de travail quotidien.

Christina Steinberg : «Le système Halo nous a mis en contact étroit et permanent avec Jerry. Nous en avons fait notre auxiliaire d’écriture, notre point de rencontre pour l’élaboration du layout, le visionnage, etc. Ce film n’aurait jamais pu être envisagé sans cet instrument. »

Simon J. Smith : «Grâce à la visioconférence, Jerry s’est retrouvé au coeur du processus et en mesure de travailler au montage comme s’il avait été à nos côtés. Sans ce «cordon ombilical», la réalisation du film aurait demandé trois fois plus de temps.»

Dessine-moi une image

Bee MovieLa réalisation de BEE MOVIE – DRÔLE D’ABEILLE se distingue aussi par l’usage de storyboards numériques, fournissant une image aisément modifiable et plus précise que les «scénarimages» traditionnels. «Dessiner directement dans l’ordinateur au moyen de la palette graphique sans passer par la phase papier et repro, nous a permis de créer des storyboards plus élaborés, plus colorés, plus animés», souligne Hickner. «Cela nous a aidés à mieux visualiser le film.»

«Jerry a étudié ces storyboards dans les moindres détails et a proposé d’autres options, d’autres idées, d’autres cadrages», indique Dave Pimentel, directeur de l’atelier écriture. «Cela a donné un élan supplémentaire à son imagination et lui a permis de repousser encore un peu plus les limites de l’univers animé. Résultat d’autant plus remarquable qu’il était parfaitement novice en ce domaine.» Le film, aussi fantaisiste soit-il, demandait une certaine dose de réalisme quant à ses décors et personnages. L’équipe a fait d’innombrables repérages dans Central Park et a visité des ruchers pour s’initier aux secrets des abeilles. Un des meilleurs experts apicoles américains a également fait un exposé sur des aspects peu connus de cette fascinante espèce, notamment sur son mode de calcul et de communication des distances.

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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