Articles Commentaires

Cine Blog » Films » Mise à prix, en salles le 1er Août 2007

Mise à prix, en salles le 1er Août 2007

L’HISTOIRE

Mi$e à PrixStanley Locke, directeur adjoint du FBI, envoie ses meilleurs agents, Richard Messner et Donald Carruthers, à Lake Tahoe. Ils ont pour mission de retrouver Buddy « Aces » Israel, un magicien louche de Las Vegas, et de le protéger de Primo Sparazza, un gros bonnet de la Mafia dont on dit qu’il a fait assassiner plus de 130 personnes. Buddy a en effet promis de donner à la justice des preuves contre Sparazza afin de sauver sa propre peau, et la Mafia offre un million de dollars pour le faire disparaître. Peu importe qui fait le boulot, du moment qu’il est abattu rapidement. Attirés par l’argent, mercenaires, assassins et tueurs à gages de tous horizons débarquent à Lake Tahoe. Les mafieux proches de Sparazza ont engagé deux des tueuses les plus réputées du ghetto, Georgia Sykes et Sharice Watters.

Un trio de néo-nazis psychopathes, les frères Tremor, ont eux aussi flairé le filon. Darwin, Jeeves et Lester n’ont aucune conscience, et utilisent leurs petites cervelles pour tuer tous ceux qui se mettront sur leur chemin. D’autres tueurs, dont un spécialiste de la torture, Pasquale Acosta, et le maître du déguisement Lazlo Soot, vont eux aussi venir à Lake Tahoe, chacun avec ses propres méthodes tordues… Pour compliquer encore les choses, Jack Dupree, un prêteur de caution de bas étage, a accepté une avance de 50 000 dollars de l’avocat Rupert « Rip » Reed pour retrouver Buddy. Dupree recrute un ex-policier sans illusions, « Pistol » Pete Deeks, et son ancien partenaire, Hollis Elmore, pour l’aider. Qui va mettre la main sur Buddy en premier ?

Heureusement, Buddy n’est pas complètement seul. De son côté, il a Sir Ivy, son inébranlable bras droit, et Hugo Croop, un garde du corps pas très malin. Mais alors que les deux hom- mes essaient de protéger leur patron, les agents Messner et Carruthers commencent peu à peu à cerner la vérité sur le rôle réel de Buddy dans le démantèlement du gang mafieux. Et rien de ce qui entoure Buddy n’est ce qu’il paraît…

MEURTRE ET CHAOS : L’AVENTURE DE MISE À PRIX

Le scénariste et réalisateur Joe Carnahan a fait une entrée remarquée dans l’univers du cinéma indépendant au Festival de Sundance en 2002, avec NARC, un film policier dense et brut qui n’a laissé personne indifférent. Ce drame complexe, qui dépassait les critères du genre, lui a valu une citation à l’Independent Spirit Award.

Mi$e à PrixNombreux étaient ceux qui attendaient que Joe Carnahan confirme son talent avec son nouveau projet. C’est finalement un de ses scénarios originaux qui arrive sur les écrans. La société de production Working Title a accepté de parier sur un mélange explosif de personnages excentriques, d’humour noir et de violence spectaculaire, avec une intrigue tortueuse, le tout sous une forme résolument atypique… Du pur Carnahan. «J’ai toujours eu envie de faire un film comme celui-ci, confie Eric Fellner, coprésident de Working Title Films. Un film d’action à l’humour noir, plein de meurtres et de chaos, mais aussi riche de beaucoup, beaucoup d’autres choses.»

Liza Chasin, productrice exécutive du film et présidente de la production de Working Title Films, a largement contribué au développement du projet. Elle se souvient : «Quand j’ai rencontré Joe Carnahan, il m’a remis les 30 premières pages de scénario, et c’était tout. Il m’a dit : « Lisez ça, et dites-moi ce que vous en pensez. » C’était le meilleur des teasers : ces 30 pages représentaient la mise en place de personnages remarquables dans un monde complètement fou. J’ai lu, j’ai rappelé Joe, je lui ai dit que c’était génial… Il a répondu : « Eh bien, achetez, et je vous écris le reste ! »» Liza Chasin a envoyé les 30 pages à Eric Fellner à Londres. Celui-ci raconte : «J’ai adoré ! Nous avons donc engagé Carnahan pour qu’il développe son scénario. Un an plus tard, nous recevions un fantastique scénario de 186 pages. C’était énorme pour un script, mais c’était dense, avec des personnages bourrés de vie, des situations folles et une histoire extraordinaire. C’était toujours aussi génial, mais c’était un vrai roman, pas un film…»

Liza Chasin ajoute : «C’était infaisable, mais c’était aussi le scénario le plus original qu’on ait lu depuis longtemps.»

Joe Carnahan a construit l’histoire avec précision, puis l’a retravaillée afin d’obtenir une version qui, selon les mots de Fellner, « a soudain commencé à ressembler à un film ». Le scénario comptait cependant encore 135 pages.

Le producteur exécutif Robert Graf commente : «Le nombre de pages a toujours été élevé pour le scénario, parce que Joe a tendance à écrire comme un romancier. Il dépeint de façon très imagée des bagarres, des gens qui volent en tous sens… Parfois il le fait de façon littérale, et parfois parce qu’il veut aider le lecteur à comprendre la nature du film.»

Mi$e à PrixDans son scénario, Joe Carnahan a créé un monde hyperréaliste où abondent des drames humains et des émotions, sur fond de chaos et de destruction, dans un univers aux limites floues. Les personnages nés de son esprit comprennent aussi bien des agents du FBI sur le qui-vive qu’un magicien en fin de carrière, en passant par des mafieux à l’ancienne, des policiers à la réputation douteuse, des assassins venus de la rue, des experts en torture, des avocats miteux, et des mercenaires déjantés. Tous se rendent au casino Nomad, à Lake Tahoe, dans lequel se cache – de façon assez peu discrète – leur proie : Buddy « Aces » Israel. Tout cela était installé dès les 30 premières pages.

Joe Carnahan commente : «C’est cette gamme de personnages éclectiques et de situations insolites qui constitue la base de MISE À PRIX. L’histoire commence trois jours avant que Buddy « Aces » Israel ne rencontre le procureur fédéral et ne dénonce tout un racket. Le FBI pense que ses révélations vont permettre de démanteler ce qui reste de la Mafia dans tout le pays. On le découvre dans les derniers moments de sa carrière de criminel, il est sur le point de suivre le programme de protection des témoins et de disparaître.»

Eric Fellner commente : «Quel que soit le genre d’un film, ce qui compte, c’est d’avoir de bons personnages, une narration solide et un bon scénario. L’écriture de Joe Carnahan a cela de génial qu’il est capable de créer par toutes petites touches un tableau très vaste. Il y a tellement de richesse et de texture dans son scénario que cela permet aux acteurs de créer pour chacun des rôles quelque chose de vraiment particulier.»

LE CASTING

Liza Chasin explique : «Joe a écrit un film choral à grande échelle, avec davantage de rôles parlants que dans tous les autres films sur lesquels j’ai pu travailler, et pourtant chacun d’eux a une vraie individualité et s’impose comme un personnage unique, qui existe par lui-même.»

Joe Carnahan précise : «Nous avons privilégié le choix des acteurs en fonction des rôles, sans nous préoccuper de leur notoriété. Ainsi, des inconnus côtoient des têtes d’affiche, et cela donne un casting éclectique d’une grande richesse.»

Il poursuit : «J’ai eu la chance que les acteurs à qui nous avons proposé un rôle soient séduits par le scénario. C’est un film à 25 millions de dollars, et tout est sur l’écran. Les acteurs n’ont presque pas été payés. S’il avait fallu les payer à leur tarif habituel, on n’aurait jamais pu faire ce film ! Je suis venu les voir en leur disant « Et si tu jouais un rôle complètement à l’opposé de ce que tu joues d’habitude ? » C’est leur volonté de participer à l’aventure qui a permis qu’elle voie le jour. Ce n’était pas un engagement énorme au point de vue temps, puisque nous avons tourné en 40 jours.»

BUDDY:

Mi$e à PrixJoe Carnahan explique : «Buddy le magicien est né de ma fascination pour deux choses : le Las Vegas clinquant des années 60 et 70 et les liens troubles de Frank Sinatra avec la Mafia. J’ai commencé à réfléchir à ce scénario en 1993. J’étais encore à l’université et j’étais fasciné par Sinatra et les rumeurs qui couraient sur son compte. Je me suis demandé alors : « Et si Sinatra avait décidé un jour d’utiliser son statut de star et son pouvoir pour devenir un patron de la Mafia ? » Je suis sûr qu’il aurait été là aussi un personnage fascinant. Je crois qu’il aurait fini par traquer les pourris et qu’il aurait foutu tout le monde en l’air ! C’est en partant de cette idée que j’ai construit le personnage de Buddy, qui est devenu ensuite l’un de ces magiciens-comédiens comme on en trouve à Las Vegas.» Jeremy Piven désirait travailler avec Joe Carnahan depuis qu’il avait vu NARC. «Ce film était viscéral, totalement authentique, et il m’avait soufflé. Il m’a suffid’entendre le nom de Joe Carnahan pour dire « je signe ! »»

Joe Carmahan ajoute : «Jeremy m’a beaucoup impressionné dans la scène où il est face au miroir, lorsqu’il perd une lentille de contact. Son personnage traverse une crise d’identité, et Jeremy fait sentir cela à la perfection. Il est capable aussi bien de jouer les moments les plus dingues, les plus outrés, que l’introspection ou l’austérité.»

À ses côtés, Buddy compte sur son imperturbable bras droit, Sir Ivy. Ce personnage est interprété par un nouveau venu au cinéma, l’artiste hip-hop Common.

DU BON COTE DE LA LOI

Mi$e à PrixPour incarner les agents du FBI chargés de protéger Buddy, Joe Carnahan voulait trois hommes qui puissent apporter leur style personnel à leurs personnages. Il a choisi Ryan Reynolds, Ray Liotta et Andy Garcia.

L’agent Richard Messner, doté d’un grand sens du patriotisme, est au coeur de l’histoire. Joe Carnahan observe : «Messner est un personnage noble et droit, sans doute celui auquel le public s’attachera le plus.» Ryan Reynolds, qui l’interprète, explique : «Chaque personnage de cette histoire a un secret, chacun recèle des surprises. Joe permet à chacun de ses personnages de se gouverner lui-même en fonction de son propre code moral, de sa propre éthique.» Joe Carnahan commente : «Avec Ryan, il s’agissait une fois encore de sortir l’acteur de sa zone de confort. Les acteurs qui ont un vrai talent pour la comédie font souvent aussi les meilleurs acteurs dramatiques. Ryan a joué le jeu, il n’avait pas peur. Il a su s’imposer face à Ray Liotta et Andy Garcia.» Le personnage le plus proche de Messner dans le film est son partenaire de longue date, Donald Carruthers. C’est Ray Liotta qui incarne Carruthers. Il retrouve Joe Carnahan après avoir produit NARC, et interprété un policier renégat, Henry Oak. Il note : «J’étais ravi de retravailler avec Joe. J’éprouve une certaine allégeance, une fidélité envers lui, et je crois que c’est la même chose pour lui.»

Mi$e à PrixL’homme qui mène l’enquête et envoie les deux agents en mission est leur supérieur, le directeur adjoint du FBI, Stanley Locke. Ce personnage est interprété par Andy Garcia. Celui-ci explique : «Je considère ce film comme une comédie noire. Il y a quelque chose d’absurde dans tout ce qui se passe dans cette histoire, c’est une dimension qui m’a beaucoup plu. Locke dirige l’en- quête, mais il y a quelque chose de faussé dans l’intrigue. Et par moments, il est le seul à en avoir conscience.»

Joe Carnahan commente : «Andy Garcia joue le seul qui soit franc et honnête dans toute cette gamme de types bizarres. Il est le contrepoids qui fait que le tout fonctionne.» Trois autres personnages possèdent le même dévouement envers leur pays que les agents fédéraux, mais sont à la limite de la loi. Ces ex-flics chasseurs de primes sont interprétés par Ben Affleck, Peter Berg et Martin Henderson.

Ben Affleck incarne Jack Dupree : «Joe Carnahan a réussi un casting complètement original qui mêle de remarquables acteurs inconnus et des stars que l’on découvre sous un jour complètement neuf. Je salue sa créativité et son intégrité. Il trace sa voie et ne cherche pas à suivre une tendance. Certains scénaristes et réalisateurs écrivent d’une seule et même voix qui prend plusieurs visages, mais lui possède réellement plusieurs voix distinctes, toutes étranges et intéressantes. Il a le sens du dialogue, vif, noir, précis, tranchant, et son scénario nous a tous inspirés.» Peter Berg joue « Pistol » Pete Deeks, un ex-flic qui a perdu ses illusions. Il commente : «Joe Carnahan a l’amour de la langue. Jouer ce qu’il écrit est une vraie gageure, comme une pièce de théâtre. Il a la conviction qu’il n’y a pas de personnages mineurs. C’est pour cela que tous les acteurs ont autant de plaisir à jouer sous sa direction : ils sont tous traités comme s’ils étaient la star du film !»

Martin Henderson est Hollis Elmore, un autre ancien policier. Il confie : «Mon personnage est le seul du malheureux trio à penser dès le départ que le plan pour trouver Buddy est non seulement insensé, mais carrément dangereux. Ce film est violent et assez pervers, mais il est aussi extrêmement drôle !»

LES TRUANDS

Mi$e à PrixPour jouer les méchants, Joe Carnahan voulait des acteurs capables de s’approprier les personnages qu’il avait décrits sur le papier. Il confie : «La plus grande peur de tout écrivain est que ses personnages lui ressemblent trop. C’était un défiintéressant d’écrire, par exemple, des dialogues pour deux jeunes femmes blacks, et de faire en sorte que cela fonctionne du point de vue de l‘oreille, du vocabulaire, etc.» Alicia Keys, chanteuse et auteur-compositeur, fait ici ses débuts au cinéma. Elle joue Georgia Sykes, une jeune femme aussi belle que dangereuse. Liza Chasin se souvient : «Je ne suis pas certaine qu’Alicia s’attendait à faire ses débuts au cinéma en jouant une meurtrière habillée comme une prostituée qui brandit un flingue ! Je dois dire qu’elle a brillamment relevé le défi.»

Alicia Keys raconte : «Plus je lisais le scénario, plus j’étais intriguée. C’était intéressant parce que chaque personnage avait sa propre vie, et par la manière dont chacune des histoires se combinait avec la suivan- te, et toutes entre elles. Tout ce à quoi on s’attend… ne se produit pas. En arrivant à la fin de ma lecture, j’étais définitivement accrochée.» Georgia Sykes a pour partenaire Sharice Watters, une tireuse d’élite

jouée par Taraji Henson – une toute petite femme avec un gros flingue. Elle utilise dans le film un langage venu tout droit de la rue auquel elle est peu habituée. Elle explique : «Une des choses qui m’ont attirée, c’est le dialogue. Joe écrit avec le même talent et la même justesse pour les truands, les filles des rues ou les gens de la haute. Il est vraiment brillant.»

Mi$e à PrixDurs à cuire ou complètement cramés, les méchants créés par Carnahan deviennent carrément psychos avec les frères Tremor. Ce sont trois nouveaux venus au cinéma qui incarnent ces néo-nazis sans la moindre trace de morale : Chris Pine, Kevin Durand et Maury Sterling. Ces personnages à l’allure très spéciale partagent une façon de parler particulière et une vraie camaraderie. Joe Carnahan les décrit en riant comme « les trois têtes de l’hydre de l’enfer ». Il précise : «C’est le genre de types qui sont prêts à descendre tous les clients d’un restaurant pour en avoir un seul… et qui aiment ça !»

En plus de tous ces gens décidés à supprimer Buddy de la surface de la terre, l’univers de Joe Carnahan est aussi peuplé de personnages plus sombres encore, eux aussi désireux de rafler le million de dollars. À commencer par un expert de la torture qui fait froid dans le dos, Pasquale Acosta, joué avec une précision clinique par Nestor Carbonell. Il y a aussi un expert en déguisement, Lazlo Soot, qui arbore masques, prothèses de maquillage et apprécie lui aussi les instruments de torture. Ce tueur muet qui adore extraire les organes de ses victimes est joué par deux acteurs différents, Tommy Flanagan et Joel Edgerton. On peut remarquer aussi des acteurs bien connus dans certains petits rôles. Liza Chasin commente : «Plusieurs acteurs sont venus nous rejoindre pour une ou deux journées de tournage, dont Jason Bateman». Joe Carnahan confie : «Je souhaite exprimer ma gratitude à tous ces gens de talent qui ont accepté de jouer dans mon film. Je leur serai reconnaissant à jamais d’avoir bien voulu faire de ma folie la leur pendant un moment…»

DEVENIR DES TUEURS EXPERIMENTES

Mi$e à PrixPour se préparer à son rôle d’illusionniste, Jeremy Piven a appris à manipuler les cartes. «Joe voulait absolument que l’on voie que c’était bien moi qui faisais cela, note-t-il. Je me suis entraîné pour acquérir la dextérité nécessaire avec un expert en la matière, l’Ecossais R. Paul Wilson.»

Les cartes nécessitent une certaine coordination, mais l’illusion relève d’autre chose. R. Paul Wilson commente : «La vraie difficulté dans la magie n’est pas de réaliser le tour, c’est de travailler avec le public et de l’intégrer au processus.»

Jeremy Piven s’est produit un soir au célèbre club de magie The Magic Castle, en tant qu’invité spécial, sous le nom de Buddy Israel. Il raconte : «Réussir à faire les choses comme il faut – même pour une soirée – vous donne une énorme confiance en vous. Réussir le tour, voir l’expression des spectateurs… Je ne défierais pas Paul ni David Copperfield, c’est sûr, mais je m’en suis assez bien tiré !»

Tandis que Jeremy Piven apprenait la prestidigitation et que les frères Tremor étudiaient comment plonger dans la psychose, Taraji Henson et Ryan Reynolds étaient entraînés à l’art de charger des armes à feu et d’éviter les balles. Ben Affleck et Peter Berg ont été quant à eux familiarisés avec les exercices de combat, les balles explosives et le faux sang.

Ryan Reynolds confie : «Ce flingue est maintenant une extension de ma main ! C’était assez étrange de travailler autant avec des armes. Nous avons dû apprendre à les manier de façon tout à fait naturelle, afin que le plus expert des tireurs d’élite puisse se dire que nous connaissions vraiment notre truc !»

«Je n’avais jamais approché une véritable arme à feu de ma vie, confie Taraji Henson, j’avais joué un flic à la télévision, mais là, c’était du sérieux, un entraînement très poussé avec un fusil de précision de calibre 50… Le recul et le bruit sont impressionnants.»

Joe Carnahan commente : «Ce fusil était un vrai monstre. Quand nous avons tiré depuis la chambre d’hôtel à travers la fenêtre, ça a fait tomber de la poussière du plafond ! Nous tirions des balles à blanc à pleine charge, et les tirs avaient une telle puissance qu’on le sentait dans tout le corps. Taraji a tiré une quarantaine de balles, et à la fin de la journée, elle était épuisée ! Ce fl

ingue a été conçu pour tirer à travers le blindage de tanks, et il a une portée de 3 km…»

DECORS ET LIEUX DE TOURNAGE

Mi$e à PrixC’est à Lake Tahoe, là où se réfugie Buddy dans le film, que s’est déroulé le tournage. La région est réputée pour ses superbes forêts de pins et les eaux cristallines de son lac. Mais l’endroit a aussi une histoire particulière : Frank Sinatra et le Rat Pack vivaient de l’autre côté du lac, à Crystal Bay, et Francis Ford Coppola a choisi Tahoe pour y tourner LE PARRAIN II.

Joe Carnahan explique : «J’ai grandi pas loin de Lake Tahoe. C’est un endroit superbe. J’ai trouvé intéressant de le choisir pour cadre du choc de tous ces éléments opposés. Je trouve que faire se dérouler une histoire aussi surréaliste et sauvage dans un endroit aussi beau la renforce. J’écris rarement un scénario pour un lieu précis, poursuit Joe Carnahan, mais en l’occurrence, je savais exactement où j’allais placer mes personnages. Je connaissais la disposition des lieux et j’ai écrit le scénario en pensant au casino Horizon. Je connaissais également le Caesars, qui s’appelle le Nomad dans mon histoire, de l’autre côté de la rue.»

C’est au chef décorateur Martin Whist qu’est revenue la tâche de définir la palette visuelle du film. Pour obtenir le sens de l’authenticité recherché, la production a passé huit jours à Lake Tahoe, à capter sur la pellicule la beauté des paysages, notamment à Cave Rock à Zephyr Cove, et le long du Lake Tahoe Boulevard. L’équipe a aussi filmé des images des hôtels et des casinos.

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


Classé dans : Films · Mots-Clés: , ,

Contenus sponsorisés
loading...

Commentaires Clos.