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Hot Fuz, au cinéma le 18 juillet 2007

L’HISTOIRE

Hot FuzzĂ€ Londres, Nicholas Angel est un flic tellement bon que ses supĂ©rieurs sont obligĂ©s de le muter Ă  la campagne parce qu’il fait de l’ombre Ă  trop de monde.

Et voilà Superpoulet cantonné à Sandford, où il ne se passe jamais rien.

Avec son nouvel Ă©quipier, le jeune Danny Butterman, Angel va devoir s’habituer Ă  un autre genre de missions : surveiller les fĂŞtes de voisinage et retrouver les volatiles Ă©garĂ©s.

Pourtant, une sĂ©rie d’accidents suspects va Ă©veiller ses soupçons. Tout n’est peut-ĂŞtre pas si tranquille que ça Ă  Sandford…

Pour Angel et son nouveau partenaire, il est temps de reprendre les armes et de tout exploser jusqu’Ă  ce qu’il n’y ait plus que la vĂ©ritĂ© qui tienne debout…

UN POULET AUX HORMONES

Hot FuzzEn 2004, Edgar Wright et Simon Pegg remportèrent un succès planĂ©taire avec SHAUN OF THE DEAD, une comĂ©die romantique… avec des zombies. Ils en Ă©taient tous deux coscĂ©naristes, Simon Pegg en Ă©tant la vedette et Edgar Wright le rĂ©alisateur. Le film obtint de nombreux prix dont celui du meilleur scĂ©nario aux British Independent Film Awards en 2004, du meilleur film d’horreur aux Saturn Awards et du meilleur film britannique aux Empire Awards en 2005.

Pour son nouveau film, le duo a puisĂ© dans les souvenirs d’enfance d’Edgar Wright. Celui-ci raconte : «J’ai grandi dans la petite ville de Wells, dans le Somerset. J’Ă©tais fan de films policiers, je pouvais passer des nuits Ă  en regarder. J’adorais toute la sĂ©rie de L’INSPECTEUR HARRY, les films des annĂ©es 60 et 70 comme BULLIT de Peter Yates et THE FRENCH CONNECTION de William Friedkin, et ceux des annĂ©es 80 comme les quadrilogies de L’ARME FATALE ou DIE HARD.»

En bon passionnĂ©, Ă  l’âge de 18 ans, Edgar Wright a rĂ©alisĂ© un film policier amateur, DEAD RIGHT. Alors qu’il cherchait un sujet de film avec Simon Pegg après SHAUN OF THE DEAD, il a proposĂ© de faire avec le genre policier d’action ce qu’ils avaient fait avec SHAUN OF THE DEAD pour les films de zombies : adapter un genre amĂ©ricain Ă  la sauce anglaise, ajouter une bonne dose d’humour… secouer et servir.

Hot FuzzEdgar Wright explique : «Le crime est très prĂ©sent dans le cinĂ©ma britannique, mais curieusement, peu de films ont des policiers pour hĂ©ros, et encore moins des policiers anglais en uniforme. Il Ă©tait temps de remĂ©dier Ă  cela. L’image que les gens, dans le monde, ont des policiers anglais est celle de flics sans armes avec un casque rigolo. Le dĂ©fi consistait donc Ă  faire un film de genre avec des «bobbies» anglais en uniforme, et d’arriver Ă  leur mettre un maximum d’armes entre les mains.»

La solution Ă©tait de faire un film d’action encore plus retentissant que SHAUN OF THE DEAD, avec Simon Pegg dans le rĂ´le principal, celui de l’agent Nicholas Angel. Après avoir pariĂ© avec succès sur SHAUN OF THE DEAD, Working Title Films accepta avec plaisir de retravailler avec Edgar Wright et Simon Pegg. Ceux-ci avaient prĂ©sentĂ© le pitch de leur nouveau film «comme si George Romero avait tirĂ© Ă  bout portant sur Richard Curtis.».. Le dĂ©veloppement du film pouvait enfin commencer.

Nira Park a produit HOT FUZZ avec Tim Bevan et Eric Fellner de chez Working Title, avec qui elle avait déjà produit SHAUN OF THE DEAD. Elle avait aussi produit la sitcom «Spaced» de Edgard Wright et Simon Pegg.

Elle raconte : «Le dĂ©marrage du projet a Ă©tĂ© très rapide. Simon et Edgar ont juste parlĂ© de l’idĂ©e de leur film et Working Title Films a acceptĂ© immĂ©diatement. Ils ont aussitĂ´t commencĂ© Ă  Ă©crire. C’Ă©tait assez diffĂ©rent pour eux car cette fois-ci, ils Ă©taient sĂ»rs de faire le film une fois le scĂ©nario terminĂ©. Pour SHAUN OF THE DEAD, après l’effondrement de FilmFour, nous avons vraiment luttĂ© pour financer le film, il a mĂŞme failli ne jamais voir le jour. Savoir que Working Title Films Ă©tait derrière nous depuis le dĂ©but a facilitĂ© les choses.»

L’Ă©criture du scĂ©nario a dĂ©butĂ© pour Edgar Wright et Simon Pegg par la rĂ©daction d’une liste de plus de 200 films policiers et par le re-visionnage de leurs prĂ©fĂ©rĂ©s. Edgar Wright raconte avec humour : «C’Ă©tait sympa de pouvoir acheter des films tout en sachant qu’on allait pouvoir les dĂ©duire de nos impĂ´ts ! Nous avons pris LES ANGES GARDIENS de Richard Rush, les quadrilogies de L’ARME FATALE et DIE HARD, 48 HEURES de Walter Hill, LES CASSEURS DE GANG de Peter Hyams, LE DERNIER SAMARITAIN de Tony Scott, POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES de William Friedkin, EXTRĂŠME PRÉJUDICE de Walter Hill, SUPER FLICS de Gordon Parks, le classique anglais POLICE SANS ARMES de Basil Dearden, POINT BREAK EXTRĂŠME LIMITE de Kathryn Bigelow, et BAD BOYS 2 de Michael Bay. Nous faisons directement rĂ©fĂ©rence aux deux derniers dans le film car ce sont les pièces maĂ®tresses de la collection de DVD de Danny Butterman. Il y a une scène oĂą Nicholas Angel et Danny Butterman regardent BAD BOYS 2, et oĂą une rĂ©plique de Martin Lawrence s’applique complètement Ă  ce qui se passe dans notre film…»

Hot FuzzEdgar Wright ajoute : «Nous avons aussi voulu savoir comment se passait la vie des policiers au quotidien. Nous avons discutĂ© avec beaucoup d’officiers Ă  Londres et dans une quinzaine de commissariats de campagne, dans le Somerset, le Gloucestershire et le Wiltshire. C’Ă©tait très intĂ©ressant, ils ont Ă©tĂ© d’une grande aide en nous racontant plein de dĂ©tails passionnants sur leur mĂ©tier.»

Beaucoup de ces détails ont été intégrés dans le film, comme cette coutume qui veut que les officiers en retard payent à leurs collègues quelques sucreries.

Ayant collectĂ© quantitĂ© d’anecdotes et d’informations, le duo a commencĂ© l’Ă©criture d’un scĂ©nario et d’une intrigue volontairement tortueuse dans les bureaux de Big Talk, leur sociĂ©tĂ© de production londonienne. GĂŞnĂ©s par les nombreuses distractions que peut offrir Londres, Edgar Wright et Simon Pegg ont fini par louer un appartement Ă  Wells pour pouvoir terminer leur script… façon de faire s’applique aussi au personnage de Nicholas Angel.

Edgar Wright explique : «Dans tous les classiques du genre policier, les personnages sont dĂ©moralisĂ©s ou envoyĂ©s ailleurs parce qu’ils ont des ennuis ou parce qu’ils ont tuĂ© quelqu’un. Nous avons fait le contraire avec Nicholas Angel. Cet officier est tellement excellent que comparĂ©s Ă  lui, tous les autres policiers sont ridicules. Au lieu de lui attirer des fĂ©licitations, sa rĂ©ussite provoque sa mutation.»

Simon Pegg raconte : «Je ne pouvais pas faire mon numĂ©ro comique habituel avec ce personnage car ce n’est pas un crĂ©tin. Il est sĂ©rieux et concentrĂ© tout le temps. On ne le voit pas sourire avant la moitiĂ© du film. C’est un vrai robot ! Dans SHAUN OF THE DEAD, je faisais une version diffĂ©rente de mon personnage de Tim dans «Spaced», ou plus prĂ©cisĂ©ment une version plus fidèle de moi-mĂŞme, mais pour HOT FUZZ je joue complètement autrement.»

Hot FuzzQue ce soit dans «Spaced» ou dans SHAUN OF THE DEAD, Simon Pegg et Nick Frost jouent des personnages qui sont amis ou finissent par le devenir. Simon Pegg raconte : «Il Ă©tait impensable que je travaille sans Nick Frost, et ce depuis le dĂ©but. Nous sommes liĂ©s Ă  lui, c’est notre arme secrète ! C’est très facile d’Ă©crire pour lui, c’est le mec le plus drĂ´le que je connaisse. Il a beaucoup de talent. Nous formons un très bon duo Ă  l’Ă©cran car notre amitiĂ© est rĂ©elle, cela facilite beaucoup notre jeu d’acteurs. Chacun s’appuie sur l’autre pour aller plus loin et plus fort !»

Bien que Nick Frost n’ait pas directement participĂ© Ă  l’Ă©criture du scĂ©nario, il n’Ă©tait jamais loin d’Edgar Wright et Simon Pegg et a apportĂ© quelques idĂ©es. Nick Frost se souvient : «Je suis arrivĂ© avec ce nom : Danny Butterman. Je leur ai dit que je ferais le film si je pouvais donner ce nom Ă  mon personnage. C’est un nom qui m’est venu il y a longtemps en Ă©crivant. On dirait un peu un nom de Hobbit. Simon Pegg et Edgar Wright ont Ă©tĂ© ravis de me voir arriver avec plusieurs suggestions.»

Comme pour Simon Pegg, le rĂ´le de Danny Butterman diffĂ©rait beaucoup de ce que Nick Frost avait pu faire auparavant. Fils du chef de la police, Danny est un jeune officier sympathique mais naĂŻf, c’est aussi un mordu de films d’action qui rĂŞve de vivre lui aussi un jour quelques aventures.

Nick Frost raconte : «Danny est un personnage plein de vie. Jim Broadbent, qui joue son père, a dit qu’il n’avait jamais vu un personnage plus enthousiaste que lui, et c’est aussi mon avis. Danny travaille avec son père dans une petite ville sans criminalitĂ© oĂą la seule chose Ă  faire est de porter son uniforme. Il joue au rugby, supporte l’Ă©quipe de foot des Bristol Rovers, sa vie est plutĂ´t cool. Quand Nicholas Angel dĂ©boule Ă  Sandford, Danny voit en lui tout ce qu’il rĂŞve d’ĂŞtre. MĂŞme si Danny voudrait prĂ©tendre le contraire, je crois qu’il partirait en courant sur un bon kilomètre si quelqu’un pointait une arme sur lui. C’Ă©tait un personnage très sympa !»

Hot Fuzz

DE L’ACTION, ENCORE DE L’ACTION !

Avec ces scènes de poursuites en voiture, de combats de rue, de fusillades et de courses Ă  cheval, Simon Pegg savait que le film reprĂ©senterait un dĂ©fi physique pour lui et les acteurs. Il explique avec humour : «Quand vous Ă©crivez, vous ne pensez qu’au personnage et Ă  ce qu’il fait. Quand je me suis retrouvĂ© Ă  l’agonie parce que je me suis froissĂ© des muscles aux deux cuisses après avoir descendu en courant la rue principale, j’ai vraiment regrettĂ© ! Je me suis traitĂ© de tous les noms en me demandant pourquoi j’avais Ă©crit cette interminable scène de poursuite pour Nicholas Angel ! On ne pense qu’Ă  ce qui va passer sur l’Ă©cran, on oublie toujours que quelqu’un va devoir faire ce qu’on Ă©crit…»

Pour le film, Simon Pegg a suivi un rĂ©gime alimentaire spĂ©cial et un entraĂ®nement physique intense avec trois entraĂ®neurs. Pendant le tournage Ă  Wells, Simon Pegg est venu sur le plateau tous les jours en courant les trois kilomètres qui sĂ©paraient le plateau de la maison qu’il avait louĂ©e avec Nick Frost.

De son cĂ´tĂ©, Nick Frost a dĂ©cidĂ© qu’un tel entraĂ®nement n’Ă©tait pas nĂ©cessaire pour son personnage. Il raconte avec humour : «Je faisais le trajet en voiture. En dĂ©passant Simon, je lui faisais toujours un petit signe de la main, mais c’est tout, je ne me suis jamais arrĂŞtĂ© pour le faire monter !»

Hot FuzzNick Frost ajoute : «De toute la liste de films que Simon Pegg et Edgar Wright m’avaient donnĂ©s Ă  voir, je n’ai vu que BAD BOYS 2. J’admets que ma prĂ©paration a Ă©tĂ© un peu succincte. Par contre, quand il a fallu se prĂ©parer pour utiliser toutes les armes, j’ai adorĂ© ! J’aime les armes Ă  feu. J’adore faire des trucs dingues avec. Je m’entraĂ®ne Ă  faire «hĂ©ros de film d’action» depuis 25 ans, alors c’Ă©tait gĂ©nial ! J’ai essayĂ© de faire comme si j’Ă©tais totalement habituĂ© Ă  manier tout ça, mais quand vous avez en main deux pistolets-mitrailleurs, que vous portez un gilet pare-balles et que votre Ă©quipier est derrière vous, vous ne pouvez vous empĂŞcher de marcher comme un hĂ©ros, en faisant votre frime !»

Frost et Pegg Ă©taient tellement contents d’avoir Ă  jouer avec des armes, qu’ils leur ont mĂŞme donnĂ© un petit nom, «Emma» et «Sarah.»..

WELLS, UNE PETITE VILLE PLUS SI TRANQUILLE

Bien que le dĂ©but du tournage ait eu lieu Ă  Londres, la plus grande partie s’est dĂ©roulĂ©e Ă  Wells, la paisible ville natale d’Edgar Wright, situĂ©e dans l’ouest de l’Angleterre. Le rĂ©alisateur explique : «Je n’avais pas l’intention de tourner lĂ -bas, du moins pas consciemment. Wells est une ville et Sandford, l’endroit oĂą se dĂ©roule le film, est un village. Nous avons donc dĂ» faire en sorte que la ville paraisse plus petite. MĂŞme quand j’ai proposĂ© la ville, je pensais que ce ne serait pas possible de filmer lĂ -bas. Je supposais que ce serait trop coĂ»teux car Wells est une ville très touristique avec une cathĂ©drale et deux marchĂ©s par semaine. Nous avons donc fait une reconnaissance de plusieurs villes dans le sud de l’Angleterre et ironiquement, Wells s’est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂŞtre l’endroit le plus propice pour le film.»

Hot FuzzLa plupart des membres de l’Ă©quipe de tournage travaillaient ensemble depuis la sitcom «Spaced», l’ambiance sur le plateau Ă©tait donc très familiale. Pour les besoins du film, l’Ă©quipe a fermĂ© plusieurs fois l’accès Ă  la place de la mairie et aux rues environnantes. Plusieurs scènes majeures du film y ont Ă©tĂ© tournĂ©es, parmi lesquelles une kermesse paroissiale avec beaucoup de figurants et des scènes d’action et de fusillade. La seule difficultĂ© aura Ă©tĂ© la pluie – Edgar Wright dĂ©clare : «C’est Ă  cause de cela qu’on ne fait pas de films d’action en Angleterre…»

Les habitants de Wells ont Ă©tĂ© très conciliants et ont acceptĂ© avec beaucoup de flegme les fusillades et les galopades de Simon Pegg. L’Ă©quipe a mĂŞme bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien des comĂ©diens amateurs locaux lorsque les figurants sont venus Ă  manquer.

Edgar Wright raconte : «J’ai retrouvĂ© beaucoup d’anciens amis et de professeurs pendant le tournage, et mĂŞme des gens de ma famille qui sont venus. Le premier jour Ă©tait assez Ă©trange. Nous avons tournĂ© de nuit sur la place de la mairie. A 23 heures, beaucoup de gens regardaient, mais Ă  minuit il n’y avait plus personne. Le dĂ©sert complet : plus de gens, plus de voitures. C’Ă©tait très bizarre d’ĂŞtre de retour chez soi et d’avoir toute la ville comme un immense dĂ©cor vide.»

LE STYLE ET LA STRUCTURE DE HOT FUZZ

Évitant la structure classique en trois parties utilisĂ©e dans la plupart des films d’action, Edgar Wright et Simon Pegg ont organisĂ© HOT FUZZ en deux parties. La première se concentre sur l’inactivitĂ© ambiante et montre un Nicholas Angel forcĂ© de s’occuper de cygnes disparus, de kermesses et d’un village dans lequel rien ne semble jamais arriver. Seuls quelques dĂ©cès Ă©tranges viennent bousculer la routine et Ă©veiller des soupçons chez Angel. Dans la seconde partie, Angel prend les armes face aux problèmes et le film bascule dans une sĂ©rie de bagarres, poursuites en voiture, explosions et fusillades «à la John Woo.»

Hot FuzzEdgar Wright explique : «Nous ne voulions pas passer trop vite de la petite bourgade idyllique au dĂ©ferlement d’action. Le ton du film change progressivement. L’histoire est principalement centrĂ©e sur le dĂ©veloppement de la relation entre Angel et Butterman. Le gros tournant dramatique arrive en fait avant que les choses ne s’accĂ©lèrent. Danny Butterman montre POINT BREAK EXTRĂŠME LIMITE de Kathryn Bigelow et BAD BOYS 2 de Michael Bay Ă  Nicholas Angel. Comme il se fait tard, ils finissent par s’endormir et le style très «Michael Bay» de ces films imprègne leur subconscient dans leur sommeil. Après ce passage, Nicholas Angel devient plus humain, plus en accord avec le clichĂ© du hĂ©ros dur Ă  cuire et un peu dingue.»

Simon Pegg et Edgar Wright savaient que ce changement de ton prendrait le public par surprise. Pour expliquer cette transition de la traditionnelle enquĂŞte criminelle anglaise un peu vieillotte au film d’action dans le plus pur style amĂ©ricain, le duo parle de «thĂ©orie du pop-corn.»

Simon Pegg explique en souriant : «C’est la loi du producteur Jerry Bruckheimer ! La thĂ©orie du pop-corn, c’est notre façon d’excuser une mauvaise continuitĂ© dans un film ! Non, plus sĂ©rieusement, nous faisons toujours très attention Ă  la logique d’une histoire : tout doit ĂŞtre vraisemblable. Mais avec cette thĂ©orie du pop-corn, nous avons pris en compte le fait que dans beaucoup de films d’action, il faut accepter de prendre parfois quelque distance avec la rĂ©alitĂ©. Nous voulions que notre film s’ancre dans le monde rĂ©el tout en Ă©tant un film d’action, alors nous avons intentionnellement fait parfois des choses assez invraisemblables. Par exemple, il y a des scènes oĂą nous volons pendant dix secondes en tirant dans tous les sens. Ça donne un cĂ´tĂ© très jeu vidĂ©o, et je peux vous dire qu’Angel et Butterman vont devoir lutter pour arriver au bout et dĂ©busquer le Big Boss de toute cette affaire.»

Hot FuzzSimon Pegg dit d’Edgar Wright : «C’est une vraie machine, il n’arrĂŞte jamais. Il ne cesse de me surprendre ! Je n’avais jamais vu autant de matĂ©riel spĂ©cial sur un film. Nous avions une camĂ©ra sur un chariot et une autre sur un scooter Segway, comme Georges Oscar Bluth II dans la sitcom «Arrested Development.» Edgar essaye toujours de faire Ă©voluer son style. Il a fait un travail incroyable «à la Brian De Palma» sur les flash-back : Ă  chaque fois que vous revoyez une scène, vous dĂ©couvrez quelque chose que vous n’aviez pas remarquĂ© la première fois.»

Brian De Palma n’est pas le seul rĂ©alisateur Ă  qui Edgar Wright rend hommage dans HOT FUZZ, on trouve aussi de nombreux clins d’oeil Ă  Tony Scott et Dario Argento dans tout le film. Edgar Wright raconte : «Je voulais m’immerger dans cet univers que constituent tous mes films d’action et films policiers prĂ©fĂ©rĂ©s, je dĂ©sirais qu’on retrouve leur esprit dans ma façon de tourner, c’est sans doute pour cela que cette petite histoire de village prend l’allure d’un gros film «à la Michael Mann» !»

Les fusillades n’ont pas Ă©tĂ© les seuls aspects du film Ă  ĂŞtre traitĂ©s comme dans une superproduction hollywoodienne. Edgar Wright raconte : «Quand nous avons demandĂ© aux officiers de police quel Ă©tait l’aspect de leur travail qu’on ne voyait jamais Ă  l’Ă©cran, ils ont tous rĂ©pondu «la paperasserie» ! Si vous allez dans un poste de police, vous verrez partout des officiers penchĂ©s sur des bureaux croulants de papiers. Dans notre film, on voit beaucoup de paperasserie, mais c’est traitĂ© dans le style «MAN ON FIRE» ! L’idĂ©e Ă©tait de prendre des aspects particulièrement banals du mĂ©tier de policier et de les rendre beaucoup plus excitants.»

HOT FUZZ, LE TITRE

Hot FuzzĂ€ propos du titre du film, Simon Pegg confie : «C’est un titre volontairement idiot ! («Fuzz», en langage très familier, signifie «les flics, les poulets»). C’est Edgar qui en a eu l’idĂ©e. Nous voulions que ça ressemble Ă  ces films des annĂ©es 70 qui avaient des titres dans le genre FUZZ (LES POULETS de Richard A. Colla) ou SUPERFUZZ, ou encore FREEBIE AND THE BEAN (LES ANGES GARDIENS de Richard Rush). HOT FUZZ, c’est tout le contraire d’un titre comme DES SERPENTS DANS L’AVION de David R. Ellis, qui vous raconte dĂ©jĂ  tout le film.»

Edgar Wright ajoute : «C’est un hommage Ă  tous ces films des annĂ©es 80 et 90 qui avaient un titre en deux mots qui ne disait rien de l’histoire ou de l’esprit du film. DIE HARD, LETHAL WEAPON ou SUDDEN IMPACT sont des exemples cĂ©lèbres. En allant plus loin, on peut mĂŞme trouver des titres comme DOUBLE TEAM de Tsui Hark ou COLD HEAT de Ulli Lommel ! Je suis fier d’ajouter HOT FUZZ Ă  cette grande collection !»

 

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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