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Steppin’, au cinĂ©ma le 9 mai 2007

L’HISTOIRE

Steppin'En quittant les quartiers pauvres de L.A. pour Ă©tudier dans la plus prestigieuse universitĂ© d’Atlanta, DJ Williams intègre un monde dont il ignore tout. Grâce Ă  ses qualitĂ©s d’athlète, il Ă©tait chez lui un champion de street dance. Mais dans ce repaire de l’Ă©lite, il ne se sent pas Ă  sa place.

A la Truth University, DJ dĂ©couvre Ă©galement le stepping, une danse qui trouve ses racines dans la Boot Dance africaine. Lorsque le jeune homme dĂ©montre ses qualitĂ©s de danseur dans un club local, il attire l’attention des fraternitĂ©s. MĂŞme la très belle April a remarquĂ© son talent, ce qui n’est pas du goĂ»t de son petit ami, Grant, l’une des stars de Mu Gamma Xi. DJ dĂ©cide de rejoindre la fraternitĂ© rivale, Theta Nu Theta.

Son style atypique et spectaculaire ravive la compĂ©tition et remet en cause la suprĂ©matie de Mu Gamma Xi. Mais l’arrogance de DJ et son Ă©goĂŻsme vont mettre en danger tout le groupe. Alors que Grant tente de le faire radier juste avant la plus grande compĂ©tition de l’annĂ©e, DJ va devoir apprendre le vrai sens du mot fraternité…

 

NOTES DE PRODUCTION

Ils dĂ©couvrent la vie, l’amour, et cherchent la place qui sera la leur dans le monde. A dĂ©faut de savoir oĂą poser leurs pieds, ils savent comment le faire…

En suivant les pas de DJ, le film nous entraĂ®ne au cĹ“ur d’un univers oĂą le rythme n’est plus seulement dans la peau, mais partout dans la vie. Le stepping est une danse spectaculaire qui trouve ses racines dans la Boot Dance africaine. Cette discipline s’est imposĂ©e comme une tradition sur les campus afro-amĂ©ricains. Elle combine des pas et des figures mĂ©ticuleusement rĂ©glĂ©s avec des chants et des mouvements de percussion des mains et des pieds.

Le producteur Will Packer et le producteur exĂ©cutif Rob Hardy expliquent : « Si les sĂ©quences de danse de STEPPIN’ sont Ă©blouissantes, c’est aussi un film qui repose sur une intrigue forte, un drame complexe sur le passage Ă  l’âge adulte oĂą s’imbriquent des thèmes comme l’amour, la lutte des classes et la tradition des fraternitĂ©s universitaires afro-amĂ©ricaines. »

Will Packer poursuit : « DJ Williams, le personnage principal, est un gamin des rues de Los Angeles qui ne sait rien du monde de l’universitĂ© et va ĂŞtre mĂ©tamorphosĂ© par son engagement personnel au sein d’un groupe. »

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Le producteur ajoute : « Le film aborde des sujets très diffĂ©rents. Il y a d’abord l’histoire d’amour entre DJ et April, puis la rivalitĂ© entre les fraternitĂ©s – qui donne naissance Ă  des morceaux d’anthologie en matière de stepping, et pour finir, la naissance d’un vrai lien entre DJ et les autres membres de sa fraternitĂ©. Au dĂ©but, DJ pense que seul le stepping compte, mais il va recevoir une vraie leçon de vie… » Le rĂ©alisateur Sylvain White est nĂ© et a grandi en France, mais il a un lien personnel avec le stepping. Il explique : « Mon père a Ă©tĂ© membre d’une fraternitĂ©, et il a pratiquĂ© le stepping pendant ses Ă©tudes universitaires. Pour moi, pouvoir capter cet univers et cet esprit dans un film pour la première fois revĂŞt une importance particulière. En tant que rĂ©alisateur, je me dois d’ĂŞtre passionnĂ© par les sujets que je filme. Avec le stepping, c’est venu très naturellement. C’est la première des raisons qui m’ont donnĂ© envie de faire STEPPIN’. »

Sylvain White a Ă©galement Ă©tĂ© sĂ©duit par le ton positif de l’histoire. « Ce film parle de la vie Ă  l’universitĂ© et de gens très intelligents. Il comporte une histoire d’amour simple, belle et profonde. Les deux personnages sont issus de milieux très diffĂ©rents et le simple fait qu’ils soient attirĂ©s l’un par l’autre est dĂ©jĂ  un message fort. » En raison des liens personnels qu’entretenait chaque membre de l’Ă©quipe avec le stepping et les fraternitĂ©s, tous Ă©taient rĂ©solus Ă  faire le film le plus authentique possible.

Will Packer dĂ©clare : « Le grand public n’est pas encore familier du stepping. Nous avons eu la chance de pouvoir crĂ©er un portrait riche de cet univers qui puisse parler Ă  ceux qui en ignorent tout, et qui puisse aussi plaire Ă  ceux qui connaissent et pratiquent le stepping. Ces derniers trouveront ce film très rĂ©aliste. » Le producteur ajoute : « On n’avait pas vu de film dressant un portrait rĂ©aliste de la vie universitaire afro-amĂ©ricaine depuis SCHOOL DAZE de Spike Lee en 1988. Nous avons voulu nous montrer fidèles non seulement au stepping, dans tout ce qui fait sa spĂ©cificitĂ© et son caractère spectaculaire, mais aussi Ă  l’objectif de ces fraternitĂ©s, ces associations d’Ă©tudiants qui ont pour but d’aider et de servir la communautĂ©. »

Rob Hardy, le producteur exĂ©cutif, note : « On dĂ©couvre le cĹ“ur du film lorsque DJ examine les photos exposĂ©es au Heritage Hall, la salle de la tradition de l’universitĂ©. Quand il voit le portrait de tous les membres des fraternities (les clubs masculins) et des sororities (les clubs fĂ©minins), de Martin Luther King Ă  Rosa Parks, du Dr Betty Shabazz Ă  Michael Jordan, cela permet de faire le lien entre toutes ces grandes figures du passĂ© et les astronautes, les hommes et femmes d’affaires, les gens du spectacle et les politiciens d’aujourd’hui. L’idĂ©e est que, exactement comme dans l’Ă©quipe de stepping, nous devons nous allier et unir nos forces individuelles pour devenir une seule et mĂŞme Ă©quipe gagnante. C’est cela que modestement, nous aimerions transmettre Ă  travers notre film. »

LES ACTEURS

Dans le choix de ses interprètes, le rĂ©alisateur Sylvain White savait qu’il n’y aurait pas de place pour le compromis. Il confie : « Le plus important quand on fait un film, c’est le casting, et ce film-ci constituait un dĂ©fi exceptionnel sur ce plan : il fallait des talents hors du commun tant au plan dramatique qu’au plan de la danse. Les acteurs devaient pouvoir jouer les exigences Ă©motionnelles de ces rĂ´les et ĂŞtre aussi capables de prestations d’un niveau exceptionnellement Ă©levĂ© en matière de danse. Il n’y a aucune doublure danse dans notre film. »

Pour trouver l’interprète de DJ Williams, le rĂ©alisateur et les producteurs ont cherchĂ© Ă  travers tous les Etats-Unis. Sylvain White raconte : « Lorsque Columbus Short a jouĂ© la scène pour nous, j’ai Ă©tĂ© soufflĂ©. Son jeu d’acteur Ă©tait exceptionnel, sa prĂ©sence impressionnante. En le voyant jouer, je me suis dit intĂ©rieurement : « S’il vous plaĂ®t, s’il vous plaĂ®t, faites qu’il sache danser… ». Quand je lui ai posĂ© la question, il m’a juste regardĂ© et il a souri ! » Columbus Short avait jouĂ© auparavant dans LA GUERRE DES MONDES de Steven Spielberg et ACCEPTED, et s’Ă©tait produit rĂ©gulièrement Ă  la tĂ©lĂ©vision. Il a entamĂ© sa carrière professionnelle dans la tournĂ©e d’une comĂ©die musicale Ă  succès de Broadway, « Stomp », avant de devenir un chorĂ©graphe très rĂ©putĂ© Ă  Los Angeles, partenaire de Britney Spears, Ashanti ou Brandy.

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Columbus Short explique Ă  propos de son personnage : « DJ est quelqu’un de complexe qui fonctionne Ă  plusieurs niveaux, et le conflit intĂ©rieur qui le dĂ©chire le rendait très intĂ©ressant Ă  jouer. C’est une vĂ©ritable odyssĂ©e qu’il entreprend, dans un environnement complètement nouveau pour lui. Il dĂ©couvre le stepping pour la première fois, l’amour pour la première fois… » Le stepping Ă©tait justement une des choses qui attiraient l’acteur. « J’ai Ă©tĂ© sur les routes en tournĂ©e avec « Stomp » pendant deux ans. MĂŞme si je n’avais jamais pratiquĂ© le stepping avant, j’avais le sentiment d’avoir les aptitudes nĂ©cessaires en moi. Sylvain, les chorĂ©graphes, tous les danseurs et moi avons travaillĂ© dur et nous avons crĂ©Ă© ce mĂ©lange de hip-hop et de stepping tellement original qu’on ne peut pas le dĂ©crire. »

Rob Hardy observe : « Il nous fallait quelqu’un qui possède l’arrogance et la confiance en soi de ce personnage de street kid, mais qui ait aussi la maĂ®trise, les mouvements, la technique nĂ©cessaires pour bluffer le public. Columbus nous a Ă©normĂ©ment impressionnĂ©s par son talent de danseur. Et en tant qu’acteur, il a l’intensitĂ©, la sincĂ©ritĂ© qui lui permettent d’Ă©veiller la sympathie du public. » Hardy poursuit : « Travailler avec Columbus a Ă©tĂ© extraordinaire. Il arrivait sur le plateau avec une Ă©nergie phĂ©nomĂ©nale et des idĂ©es, et il a collaborĂ© Ă  la perfection avec les chorĂ©graphes. Un jour, il nous a dit qu’il voulait sauter dans les airs, et tout le monde s’est arrangĂ© pour faire en sorte que cela soit possible. Quand on voit ce plan Ă  l’Ă©cran, on se dit qu’il est impossible que Columbus l’ait fait sans câbles, mais c’est la pure rĂ©alitĂ© ! »

Face Ă  Columbus Short, il fallait un acteur capable de jouer l’adversaire en incarnant le rĂ´le clĂ© de Grant, rival de DJ en amour et en stepping. Les cinĂ©astes ont choisi Darrin Henson. Sylvain White raconte : « Je connaissais Darrin pour son travail sur la sĂ©rie « Soul Food ». Il est autant acteur que danseur. Je cherchais quelqu’un qui ait du gĂ©nie dans ces deux domaines, et Darrin Ă©tait le type capable de le faire ! » Outre son personnage de Lem Van Adams, ancien voyou devenu père de famille et homme d’affaires dans trois saisons de la sĂ©rie, Henson est Ă©galement un danseur de talent, un chorĂ©graphe rĂ©putĂ© qui a travaillĂ© avec Jennifer Lopez, Britney Spears et N-Sync, et depuis peu, un rĂ©alisateur. « Avec Columbus et Darrin, raconte Rob Hardy, nous avions deux pointures de la danse pour s’affronter Ă  l’Ă©cran. Il Ă©tait Ă©vident que leurs scènes communes seraient explosives ! » MĂŞme avec sa longue expĂ©rience de la danse et de la chorĂ©graphie, Darrin Henson a eu beaucoup Ă  apprendre en matière de stepping – mais il a appris rapidement.

Il raconte : « Je suis nĂ© et j’ai grandi dans le Bronx, et mon style, c’est la street dance. Je ne connaissais le stepping que parce que j’en ai vu Ă  l’universitĂ©. Je n’avais jamais essayĂ©, mais j’ai toujours aimĂ© le rythme, les percussions. Il y a des similitudes entre ces deux disciplines dans la manière dont il faut conserver deux rythmes en mĂŞme temps. C’est ainsi que j’ai abordĂ© le stepping. » Bien que Grant soit l’antagoniste dans cette histoire, Darrin Henson ne voit pas son personnage comme un pur mĂ©chant. « Grant se trouve obligĂ© de protĂ©ger sa rĂ©putation Ă  l’universitĂ©, et ses relations avec April, qui semble ĂŞtre attirĂ©e par DJ. Ses confrères comptent sur lui pour les mener Ă  leur huitième victoire au Step Show, la grande compĂ©tition annuelle. Grant est le genre de type qui exige l’excellence de lui-mĂŞme, et qui demande la mĂŞme chose aux autres. Il est très aimĂ© et respectĂ©, et il veut que ça continue. » Le rĂ´le d’April, la belle Ă©tudiante que DJ remarque dès sa première journĂ©e sur le campus, est interprĂ©tĂ© par Meagan Good, une jeune actrice qui a fait ses dĂ©buts Ă  4 ans.

Sylvain White commente : « Meagan a donnĂ© Ă  son personnage des choses auxquelles je ne me serais jamais attendu. Elle est d’une intelligence remarquable. Elle apporte des idĂ©es excellentes, et j’ai fait totalement confiance Ă  la fois Ă  son instinct et Ă  son approche intellectuelle. » Rob Hardy ajoute : « Meagan nous a offert la richesse de son expĂ©rience. Son personnage aide DJ Ă  progresser, mais elle doit aussi rĂ©gler des choses importantes dans sa propre vie. » Pour trouver les acteurs et danseurs capables de rivaliser avec Columbus Short et Darrin Henson, il a fallu lĂ  aussi parcourir les Etats-Unis. L’acteur et musicien Laz Alonso a Ă©tĂ© choisi pour jouer Zeke, le chef de la fraternitĂ© rivale, Mu Gamma Xi. Il a dĂ©jĂ  jouĂ© au cinĂ©ma mais n’avait aucune formation de danseur.

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Sylvain White commente : « Laz a fait preuve d’une persĂ©vĂ©rance qui force le respect. Il a Ă©tudiĂ©, rĂ©pĂ©tĂ© et a rĂ©ussi Ă  se hisser au niveau des autres. » Brian White, qui joue Sylvester, le « grand frère » de la fraternitĂ© de DJ, avait quant Ă  lui une formation de danseur mais travaille surtout comme acteur. Le rĂ©alisateur note : « Pour faire ce film, Brian a dĂ» renouer avec ses racines. Son personnage devait ĂŞtre l’un des meilleurs steppers et l’entraĂ®nement qu’il a suivi Ă©tait impressionnant. » La fraternitĂ© compte aussi Ne-Yo, un artiste Def Jam disque de platine, qui fait ici ses dĂ©buts d’acteur dans le rĂ´le de Rich Brown, et Jermaine Williams dans celui de Noel. Chris Brown, artiste Jive Records et lui aussi album de platine, fait Ă©galement ses premiers pas d’acteur dans le rĂ´le de Duron, le jeune frère de DJ. Sylvain White commente : « J’ai eu une chance incroyable d’avoir pu faire ce film avec des gens aussi douĂ©s. »

A LA DECOUVERTE DU STEPPING

Will Packer, producteur du film et ancien membre d’un groupe de stepping, souligne : « STEPPIN’, c’est du step dancing traditionnel Ă  la puissance 10 ! »

Le stepping, version contemporaine de la gumboot (danse africaine) a Ă©tĂ© adoptĂ© par les clubs d’Ă©tudiants et d’Ă©tudiantes afro-amĂ©ricains et s’est imposĂ© peu Ă  peu comme un Ă©lĂ©ment essentiel de la vie des Ă©tudiants noirs. MĂŞlant la parole, le chant et la danse, le stepping est nĂ© il y a plus d’un siècle. La tradition et le rituel font partie intĂ©grante de cette forme d’art et les cinĂ©astes considĂ©raient comme vital que le stepping du film soit ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ©.

Le chorĂ©graphe Dave Scott explique : « Le stepping a commencĂ© avec des Ă©lĂ©ments traditionnels africains comme la percussion corporelle et les mouvements de groupe coordonnĂ©s. Les fraternitĂ©s ont ajoutĂ© des pas et figures d’une prĂ©cision extrĂŞme. Pour le film, nous avons encore voulu actualiser cela en intĂ©grant des figures de street dance et des mouvements acrobatiques. » Pour les figures particulières du film, mĂ©lange de stepping traditionnel et de mouvements influencĂ©s par le hip-hop, les cinĂ©astes ont fait appel au chorĂ©graphe Dave Scott, qui a travaillĂ© Ă  la fois avec des artistes de la musique et sur des films comme COACH CARTER et STREET DANCERS.

Rob Hardy commente : « Il n’y a pas meilleur chorĂ©graphe que lui pour le cinĂ©ma. Dave a consacrĂ© un temps et une Ă©nergie phĂ©nomĂ©naux Ă  ce film. Pour obtenir une authenticitĂ© absolue, il a rassemblĂ© une Ă©quipe qui comptait des gens comme Jesus « Chuck » Maldonado, qui est un ancien stepper d’universitĂ©. » Sylvain White ajoute : « Les chorĂ©graphies de Dave sont une des bases du film. Nous avons crĂ©Ă© un nouveau style de dance, une synthèse de diffĂ©rents styles. On retrouve la rythmique, la cadence militaire typique du stepping, mais alliĂ©e Ă  l’instantanĂ©itĂ© du hip-hop. » Hardy Ă©tait lui aussi passionnĂ© par la fusion du stepping traditionnel et historique avec des figures acrobatiques novatrices. « Les traditionalistes apprĂ©cieront le stepping hardcore, les lignes, la prĂ©cision. Les spectateurs plus jeunes retrouveront des Ă©lĂ©ments familiers comme le flipping, les sauts pĂ©rilleux, le krumping. Le plus Ă©poustouflant, c’est la façon dont tout cela fonctionne ensemble pour donner naissance Ă  quelque chose de complètement nouveau. »

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Avant de commencer Ă  travailler sur le film, Dave Scott s’est documentĂ© sur le stepping. « Je connaissais le stepping, mais quand j’ai acceptĂ© de faire ce film, je m’y suis complètement plongĂ©. J’ai achetĂ© des vidĂ©os, des DVD. Je suis allĂ© Ă  des compĂ©titions de stepping. Il fallait vraiment que je connaisse l’univers universitaire noir-amĂ©ricain sur le bout des doigts. « Je viens du hip-hop, et cette forme de danse est très agressive, très rentre-dedans. Le stepping est aussi agressif, mais les rythmes sont diffĂ©rents. C’est tellement prĂ©cis que si vous ĂŞtes Ă  contretemps ne serait-ce que d’une milliseconde, vous bousillez le beat de toute l’Ă©quipe ! Ça repose vraiment sur un travail d’Ă©quipe, ce qui est une des caractĂ©ristiques importantes du système des fraternitĂ©s. »

Dave Scott prĂ©cise : « Une partie du processus du casting des danseurs a consistĂ© Ă  trouver des interprètes qui se fondraient bien dans le groupe. Mais parce que les danseurs avaient des profils très variĂ©s et des niveaux diffĂ©rents, nous avons dĂ©cidĂ© de tout reprendre Ă  zĂ©ro ensemble et ils ont suivi un entraĂ®nement très rigoureux Ă  Atlanta. » Will Packer commente : « Le « camp d’entraĂ®nement en stepping » mĂ©ritait bien son nom ! Les danseurs ont rĂ©pĂ©tĂ© pendant six semaines consĂ©cutives, jusqu’Ă  ce que les Ă©quipes fonctionnent comme des horloges. On a vraiment l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie ! »

Dave Scott commente : « Ils devaient apprendre Ă  fonctionner comme une Ă©quipe, comme un tout. Si l’un d’eux commettait une erreur, ils faisaient tous des pompes ! Le stepping est devenu comme une seconde nature pour eux. » Jesus Maldonado, l’adjoint de Scott, se souvient très bien des rigueurs de l’entraĂ®nement : « Nous avons eu des blessures, nos mains saignaient, nous avions des contusions, des bleus partout, c’Ă©tait complètement dingue ! Mais nous en sommes arrivĂ©s Ă  un point oĂą on ne sentait plus tout ça, oĂą ce qui nous portait, c’Ă©tait la danse, le plaisir de rĂ©ussir ensemble. » Pour les acteurs, l’expĂ©rience a Ă©tĂ© irremplaçable.

Steppin'Brian White commente :  « Nous avons passĂ© les six premières semaines Ă  simplement comprendre la nature mĂŞme du stepping : la discipline, le style, la puissance, la force, sublimĂ©s en un bref moment sur scène. » Le camp d’entraĂ®nement a apportĂ© un bonus inattendu : Ă  la fin des six semaines, deux vraies Ă©quipes s’Ă©taient formĂ©es au sein des acteurs, et une rĂ©elle rivalitĂ© Ă©tait nĂ©e entre les Mu Gamma Xi et les Theta Nu Theta. Will Packer raconte : « Une partie de ce que nous avons fait pour prĂ©parer le film a crĂ©Ă© une rĂ©elle division au sein de nos acteurs, et cela se sentait sur le plateau. »

Jesus Maldonado raconte : « Nous nous sommes efforcĂ©s de matĂ©rialiser les diffĂ©rences des deux fraternitĂ©s dans la chorĂ©graphie. La gestuelle de Mu Gamma Xi est plus ample, plus dynamique ; chez les Theta Nu Theta, tout est très rapide et complexe. » « Chaque Ă©quipe Ă©tait hĂ©bergĂ©e dans un hĂ´tel diffĂ©rent, raconte Rob Hardy. Ils se sont rĂ©ellement forgĂ© un esprit de groupe. Dans l’histoire, les fraternitĂ©s sont fictives, mais chacune a ses propres règles, ses chansons, ses pas, ses insignes, ses symboles. Au moment oĂą nous avons commencĂ© Ă  tourner, elles existaient pour de bon. » Cet esprit est clairement illustrĂ© par l’impressionnant final du film. TournĂ©e au Georgia Tech Coliseum devant un public de 5000 personnes, la scène voit s’opposer les Mu et les Theta dans de spectaculaires sĂ©quences de danse. Tous ceux impliquĂ©s dans le film s’accordent Ă  trouver qu’il s’agit de la scène la plus mĂ©morable du film.

Brian White commente : « Les numĂ©ros sont aussi Ă©laborĂ©s et Ă©piques que ce que l’on peut voir dans un spectacle primĂ© ou dans une grosse production de Broadway. Sur cette scène, il y a des dĂ©cors incroyables, de la pyrotechnie, des effets spĂ©ciaux et un concentrĂ© de presque tous les styles de danse du monde ! » Will Packer note : « Le public sera sans doute surpris d’apprendre qu’aucun câble, effet spĂ©cial ou trucage Ă  la camĂ©ra n’a Ă©tĂ© utilisĂ© pour tourner cette sĂ©quence. Chacune des figures du film a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e par les acteurs-danseurs. Tout est vrai. Sans cela, le film n’aurait pas eu la richesse et l’humanitĂ© que lui apportent les acteurs. »

Jesus Maldonado commente : « Le stepping a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  dĂ©passer les campus des universitĂ©s et les grandes compĂ©titions pour gagner les lycĂ©es, les Ă©coles, les associations d’Ă©glises, les spots publicitaires, les clips, les comĂ©dies musicales, les spectacles et les films. Il pourrait bien devenir un phĂ©nomène international. J’ai dĂ©jĂ  des appels du Japon, oĂą des gens veulent apprendre cette danse ! »

CREER LE MONDE DE STEPPIN’

Steppin'Parce que les spectaculaires numĂ©ros de danse font partie intĂ©grante de la narration du film, Sylvain White s’est retrouvĂ© face Ă  un vĂ©ritable dĂ©fi : crĂ©er des numĂ©ros variĂ©s, qui impliquent visuellement les spectateurs et soient aussi ancrĂ©s dans la rĂ©alitĂ©.

Le mĂ©lange unique d’Ă©nergie et d’imagination de Sylvain White lui a valu la rĂ©putation d’un crĂ©ateur visuel d’une exceptionnelle originalitĂ©. Pour le film, il s’est inspirĂ© de tout ce qu’il a pu apprendre dans les premières annĂ©es de sa carrière de rĂ©alisateur de spots publicitaires et de clips. Il commente : « Mon instinct de rĂ©alisateur a Ă©tĂ© façonnĂ© par le format court. Vous avez un temps limitĂ© pour faire passer votre idĂ©e, pour que ça fonctionne. Je devais travailler avec la mĂŞme intensitĂ© et la mĂŞme attention aux dĂ©tails pour crĂ©er un monde Ă  la fois rĂ©el et plus fort que la vie. » Pour concrĂ©tiser sa vision, le rĂ©alisateur savait que le choix du directeur de la photo serait vital. Il note : « L’Ă©vidence dictait de faire appel Ă  quelqu’un qui ait l’expĂ©rience du clip, mais j’ai optĂ© pour le contraire : je voulais quelqu’un qui ait une sensibilitĂ© plus subtile et puisse apporter une perspective visuelle neuve Ă  ce projet. »  C’est pour cette raison que Sylvain White a fait appel Ă  Scott Kevan, un directeur de la photo qui a beaucoup travaillĂ© dans le cinĂ©ma indĂ©pendant et les documentaires. Il note : « Avoir Scott avec nous a Ă©tĂ© une bĂ©nĂ©diction. Mon parcours de rĂ©alisateur de clips et son expĂ©rience d’une esthĂ©tique plus classique ont fusionnĂ© Ă  la perfection. »

STEPPIN’ a Ă©tĂ© tournĂ© Ă  Atlanta et dans ses environs. Le rĂ©alisateur a constamment cherchĂ© Ă  unir la rĂ©alitĂ© Ă©motionnelle du film et la rĂ©alitĂ© intensifiĂ©e de la danse. Rob Hardy se souvient : « Sylvain s’est brillamment ajustĂ© Ă  chaque sĂ©quence. Il l’a fait d’une manière totalement naturelle pour l’histoire. Le film n’est pas une juxtaposition de moments de danse avec des moments de jeu, d’action ou de romance. C’est un ensemble fluide, aussi dense que limpide. On est rĂ©ellement aux cĂ´tĂ©s de DJ et c’est un voyage pour le cĹ“ur et le corps. »

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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