Articles Commentaires

Cine Blog » En DVD » Mémoires de nos pères, en DVD le 30 Mai

Mémoires de nos pères, en DVD le 30 Mai

Synopsis

Mémoires de nos pèresC’est l’image la plus inoubliable de la Guerre du Pacifique : l’instant, immortalisé sur un cliché, de cinq Marines et d’un infirmier de la Navy hissant le drapeau américain au sommet du MontSuribachi, au cours de la bataille d’Iwo Jima, opposant Américains et Japonais – un combat se déroulant sur une île perdue aux sables noirs et aux grottes sentant le souffre…

Pour ces hommes pris en photo, ce n’est peut-être qu’un geste banal au milieu d’une bataille sanglante. Mais, au pays, l’image de ces hommes unis en silence face à l’adversité revêt d’emblée une dimension héroïque. Elle captive le peuple américain, las d’une guerre interminable, et lui donne enfin des motifs d’espérer. Elle redonne aux mères une raison de croire que leurs fils rentreront sains et saufs, et prouve à celles qui pleurent leur enfant disparu qu’il n’est pas mort en vain.

Pour mettre à profit cet engouement, les trois « porte-drapeaux » sont rapatriés, érigés en héroset livrés à l’admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays, mais loin du front, en vendant les précieux Bons qui financent l’effort de guerre.

Seuls trois d’entre eux sont encore en vie : John « Doc » Bradley, infirmier de la Navy, le timide Amérindien Ira Hayes et l’agent de liaison Rene Gagnon, qui n’a encore jamais tiré un coup de feu. Les trois « porte-drapeaux » se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire, sillonnant sans relâche le pays, serrent des milliers de mains (surtout celles qui comptent), prononcent des allocutions, tandis que leur image continue de galvaniser la nation qui souffre de l’effort de guerre. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre : tout comme leurs amis et frères d’armes tombés au combat, ces trois jeunes n’oublieront jamais les sables noirs d’Iwo Jima.

NOTES DE PRODUCTION

Mémoires de nos pères

Le projet MÉMOIRES DE NOS PÈRES débuta pour Clint Eastwood avec la lecture du best-seller de James Bradley et Ron Powers : « Plusieurs lignes directrices s’y entrecroisent et contribuent à l’intérêt de l’ouvrage. À la base de tout cela, il y a bien sûr la fameuse photo de Joe Rosenthal, de l’AP (Associated Press), une image qui a quelque chose de très particulier et d’un peu mystérieux. On y voit six hommes occupés à hisser un drapeau au sommet d’une montagne. Mission apparemment banale, et qu’ils vécurent peut-être ainsi sur le coup. Mais, en 1945, ce geste symbolisa très vite l’effort de guerre. Il était le contrepoint d’une des plus sanglantes batailles de la campagne du Pacifique, il illustrait les enjeux du conflit, il nous montrait pour quelle cause ces hommes se battaient. Et quand vous apprenez que ces gars de 19, 20 et 22 ans furent rapatriés peu après et chargés d’aller vendre des Bons de Guerre à travers les États-Unis, vous pouvez imaginer que ce ne fut pas sans leur poser de sérieux problèmes. »

Mémoires de nos pères : Clint Eastwood

Clint Eastwood

Eastwood découvrit bientôt que Steven Spielberg avait obtenu les droits de « Flags of our Fathers« . « Au détour d’une conversation, j’ai appris que DreamWorks avait acquis les droits. J’ai simplement dit à Steven que j’aimais beaucoup ce livre, mais sans insister », déclare Eastwood.

« Il y a deux ans, lorsque nous nous sommes croisés à nouveau, il m’a dit : « Pourquoi ne viens-tu pas le faire chez nous? Tu le réaliseras, et nous le produirons ensemble. » J’ai répondu : « OK, on va faire ça. »

Après avoir fait de MÉMOIRES DE NOS PÈRES son prochain projet, Eastwood rassembla une vaste documentation livresque sur la bataille d’Iwo Jima – la plus lourde en pertes humaines de toute l’histoire des Marines et aussi la plus saluée par le Congrès puisque 27 Médailles d’honneur furent accordées – et s’entretint avec des vétérans des deux camps. Cette recherche l’incita à développer parallèlement un second film, en langue japonaise,

LETTERS FROM IWO JIMA, qui évoquerait le point de vue nippon : « Dans la plupart des films de guerre que j’ai vus au cours de ma jeunesse, il y avait les bons d’un côté, les méchants de l’autre. La vie n’est pas aussi simple, et la guerre non plus. Nos deux films ne parlent ni de victoire, ni de défaite. Ils montrent les répercussions de la guerre sur des êtres humains dont beaucoup moururent bien trop jeunes. »

LES PORTE-DRAPEAUX

Mémoires de nos pères

Ryan Phillippe (COLLISION, GOSFORD PARK) interprète Bradley, infirmier de la Navy, qui administre les premiers soins aux soldats tombés au combat. Pour s’y préparer, l’acteur passa un certain temps avec James Bradley, fils de « Doc » Bradley et auteur de « Flags of our Fathers » : « C’était un peu étrange de me présenter à lui comme l’interprète de son père, mais il m’a reçu très chaleureusement et a trouvé que j’étais un bon choix Autant Bradley est taciturne, autant Gagnon est extraverti. Ce bon vivant, enivré d’une gloire soudaine, ne mesurera que plus tard les sacrifices qu’entraîne la poursuite d’une guerre. « Rene n’a que 19 ans au moment des événements », rappelle Bradford. « Il a eu une jeunesse protégée, et n’est peut-être pas tout à fait à la hauteur des circonstances. Mais c’est aussi un garçon dévoué qui fait tout ce qu’on lui demande. « Le troisième « porte-drapeau » est Ira Hayes, personnage complexe et énigmatique que sa célébrité soudaine et un difficile retour à la « vie normale » pousseront à boire. Eastwood choisit pour ce rôle Adam Beach, (WINDTALKERS, PHOENIX ARIZONA) qui a immédiatement su s’approprier le rôle avec conviction. « Je pense qu’Adam a parfaitement capté l’essence d’Ira Hayes », dit le réalisateur. « Ira est à bien des égards un héros de guerre classique », estime Beach. « Après avoir survécu à trois des plus sanglantes batailles du Pacifique Sud, il n’a qu’un désir : repartir se battre aux côtés des copains. Il ne supporte pas d’être en sécurité aux États-Unis, alors que d’autres continuent à vivre l’enfer de la guerre. Il ne sait pas comment faire face à une telle situation. »

COMPAGNONS DE TOURNAGE

Mémoires de nos pèresPour réaliser MÉMOIRES DE NOS PÈRES, Eastwood réunit la fidèle équipe qui l’accompagne depuis des années. Le producteur Robert Lorenz a supervisé toutes les étapes du développement, de la production, de la post production et du marketing des cinq derniers films d’Eastwood.

Michael Owens, qui travailla pour la première fois avec Eastwood sur SPACE COWBOYS, assura les fonctions, ici cruciales, de superviseur des effets spéciaux et de réalisateur de deuxième équipe. L’équipe comprenait aussi : le directeur de la photographie Tom Stern, qui a occupé ce même poste sur cinq films d’Eastwood après avoir été son chef éclairagiste sur beaucoup d’autres ; la chef costumière Deborah Hopper (5 films d’Eastwood à ce rang, et 9 autres à divers postes) ; le chef monteur Joel Cox (20 films) ; le regretté Henry Bumstead, chef décorateur de 11 films de Clint Eastwood. En hommage à leur collaboration et à leur amitié, le réalisateur a dédié le film à la mémoire de Phyllis Huffman et Henry Bumstead.

« Le look vise à traduire le contenu émotionnel », signale Stern. « Clint et moi avions tenté cela sur MYSTIC RIVER et MILLION DOLLAR BABY, avec des résultats satisfaisants. Nous jouons iciaussi avec la couleur, nous la désaturons et créons des zones d’ombre d’un noir intense pour évoquer ce qui se passe chez nos personnages. »Deborah Hopper réalisa plusieurs centaines de costumes d’époque, dont plus de 500 pour la figuration. Après avoir obtenu l’étoffe appropriée – un sergé rare et authentique –, elle la fit teindre, froisser et user légèrement, puis tailler et assembler. La musique joue, comme dans tous les films de Clint Eastwood, un rôle vital. Elle porte à nouveau la signature du réalisateur et inclut des standards d’Irving Berlin, Sammy Cahn, Jule Styne et John Philip Sousa, ainsi que des enregistrements originaux de Dinah Shore et Artie Shaw et de son groupe Gramercy Five. Kyle Eastwood, fils du réalisateur, et son associé, Michael Stevens, ont assuré les arrangements spéciaux. Lennie Niehaus, collaborateur de longue date d’Eastwood depuis LE MAITRE DE GUERRE et BIRD, a orchestré et dirigé la partition.

DU JAPON À L’ISLANDE : IWO JIMA REVISITÉE

Mémoires de nos pères

Au début de la préparation du tournage, Eastwood visita l’île d’Iwo Jima : « Le gouvernement japonais a été assez aimable pour me permettre de me rendre à Iwo Jima. Ce fut une expérience très émouvante de fouler le sol de cette île où tant de mères ont perdu leurs fils, dans l’un et l’autre camp. » Sachant l’impact qu’auraient sur ces plages la reconstitution d’un débarquement et la présence de centaines d’artistes et techniciens, Eastwood ne pouvait envisager de tourner sur place. Il filma cependant divers plans à Iwo Jima pour restituer avec le plus d’exactitude l’atmosphère de ce lieu chargé d’histoire.

Mémoires de nos pèresPour tourner le terrible débarquement, un seul lieu au monde pouvait efficacement « doubler » l’île : la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de Reykjavik, dont la géologie et la topographie sont proches de celles d’Iwo Jima.

Le superviseur des effets spéciaux Stephen Riley coordonna les effets mécaniques et pyrotechniques, en tirant profit du sable noir pour concocter des explosions d’un réalisme qu’il n’aurait pu obtenir autrement. « Clint ne voulait pas des explosions de cinéma classiques, réalisées en surface, avec des amorces et un peu d’essence. Il voulait montrer ce qui se passe réellement lorsque des missiles touchent terre, s’enfoncent dans le sol et le font littéralement exploser. Cela a exigé pas mal d’essais et des mesures de sécurité particulières, mais je pense que nous y sommes arrivés.

« Misant sur l’effet de surprise, Eastwood n’informa pas toujours ses acteurs de l’endroit et du moment exacts où se produirait l’explosion. Les comédiens n’étaient pas en danger, mais constamment pris de court. « Nos réactions n’en étaient que plus réelles », souligne Phillippe. « Ce fut une expérience inoubliable. On ne peut pas rester impassible au milieu de 500 hommes entrain de charger, courir, tirer. L’émotion était intense, l’adrénaline coulait à flots et nos coeurs battaient à tout rompre. On ne peut pas s’empêcher d’être touché par une telle atmosphère ».

Sortie en Double DVD Collector, HD DVD et BLU RAY le 30 mai 2007

Mémoires de nos pèresEdition 2 DVD

DVD 1 – 132 mn – Image 2 :35

Le Film

  • Langues : Anglais 5.1, Français 5.1
  • Sous-titres : Anglais, Français, Néerlandais, Arabe

DVD 2 – 148 mn

Les Bonus

  • Introduction de Clint Eastwood
  • Le livre et le scénario
  • Six hommes courageux
  • Les coulisses du film
  • La création des effets visuels
  • Le drapeau sur l’île
  • Documentaire : un regard sur le passé

HD DVD ET BLU-RAY DISC

Image 1080 p haute définition 16×19 2:35

Langues :

Dolby TrueHD : Français 5.1 Dolby Digital Plas : Anglais 5.1, Français 5.1

Sous-titres : Anglais, Français, Anglais pour sourds et malentendants

Mêmes suppléments que le DVD Bonus

© 2007 Warner Bros. Entertainment Inc. and DreamWorks LLC. All rights reserved.

 

 

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


Classé dans : En DVD · Mots-Clés: ,

Contenus sponsorisés
loading...

Commentaires Clos.