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Une Grande Année, au cinéma le 3 janvier 2007

L’HISTOIRE

 

Une grande annéeMax Skinner, un redoutable banquier d’affaires anglais, vient d’hériter du vignoble provençal où il passait autrefois ses vacances d’été aux côtés de son oncle excentrique. Il y retrouve Francis Duflot, le vigneron qu’il a connu enfant et qui veille depuis trente ans sur les cépages.
Alors qu’il prend possession de ses terres, Max apprend qu’il est suspendu suite à une de ses transactions douteuses. Il se résout à s’installer quelque temps dans la propriété. Sachant qu’un château et un vignoble peuvent valoir plusieurs millions de dollars si le vin est bon, il envisage de vendre. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence : le domaine ne produit qu’une horrible vinasse…
Max commence peu à peu à goûter la douceur de la vie provençale, mais une jeune Californienne, Christie Roberts, débarque soudain et prétend qu’elle est la fille illégitime de l’oncle décédé, ce qui pourrait faire d’elle l’héritière du domaine…
Tandis que Max s’interroge sur son avenir et celui du château, il découvre dans la cave plusieurs bouteilles d’un vin nommé Le Coin Perdu, dont on l’assure qu’il se vend très cher de la main à la main depuis des années. D’où vient ce mystérieux vin, et pourquoi Duflot insiste-t-il autant pour rester quel que soit le destin du vignoble ? Et que sont exactement ces vins qu’a découverts Christie, que le viticulteur bourru prétend expérimentaux, et qu’un œnologue reconnu a jugés sans intérêt ?
Sous le soleil, au cœur de la douceur de vivre provençale, Max va mener l’enquête… et découvrir que la vie doit être savourée comme un grand cru.

NOTES DE PRODUCTION

INSPIRE PAR LE PLAISIR, MURI PAR L’AMITIE…

Peter Mayle, l’auteur du livre « Un bon cru », est un Britannique qui a abandonné une carrière brillante dans la publicité pour devenir écrivain. Depuis vingt ans, il écrit sur la douceur de vivre en Provence. Ses personnages truculents, sa peinture colorée et pleine d’humour d’un certain art de vivre à la provençale, des Français et de leur amour de la vie et du vin sont unanimement appréciés. Son premier livre, « Une année en Provence », a été un best-seller international qui s’est vendu à plus de cinq millions d’exemplaires dans vingt-huit langues depuis sa parution en 1991.

Toute l’aventure d’UNE GRANDE ANNEE a commencé… autour d’une bouteille de vin de Provence. C’est en effet en partageant un bon vin que Peter Mayle, qui vit dans le Lubéron depuis des années, et Ridley Scott, qui y possède une maison de campagne et un vignoble depuis quinze ans, ont eu ensemble l’idée de ce qui allait devenir le roman « Un bon cru », paru en 2004. L’amitié des deux hommes est née alors qu’ils travaillaient dans la publicité à Londres dans les années 70.
Peter Mayle raconte : « Ridley tournait des films publicitaires et moi je travaillais dans une agence. Il était le meilleur dans son domaine, et nous faisions appel à sa société de production pour nos films. Nous avons travaillé ensemble par intermittence à Londres, puis nous avons tous deux quitté la pub, lui pour le cinéma et moi pour écrire. »
Une grande annéePresque trente ans plus tard, Ridley Scott et Peter Mayle ont partagé un mémorable déjeuner. Mayle se souvient : « Ridley est arrivé avec un article de journal qui parlait de nouveaux vins de Bordeaux, des « vins de garage », qui atteignaient des prix astronomiques sans avoir ni château, ni pedigree. Et pourtant, les gens payaient des fortunes pour s’en procurer. »
Ridley Scott commente : « J’avais repéré cet article dans la section affaires du Times. Il y était question d’un vignoble français qui vendait des vins de garage pour plus de 45 000 euros la caisse. C’est un article de 1996, que j’ai conservé. Je cherchais à l’époque une occasion de revenir tourner un film en France, et cette histoire m’a semblé parfaite.
« J’ai parlé de l’idée à Peter, et il m’a dit « Ça ferait un bon roman. » Je lui ai dit alors : « Tu écris le livre, et moi j’en achète les droits pour en faire un film »… Il a écrit le livre, avec le succès que l’on sait, et voilà ! »
Peter Mayle a travaillé pendant neuf mois en 2003, effectuant des recherches sur le sujet à la fois dans sa terre d’adoption, la Provence, et dans l’une des régions viticoles les plus réputées de France, le Bordelais. Le domaine du Pin, situé dans la région de l’appellation Pomerol, cultive ce que certains tiennent pour le meilleur Merlot de la planète.
Entre-temps, Ridley Scott est parti pour le Maroc et l’Espagne tourner KINGDOM OF HEAVEN. Un mois après l’achèvement du manuscrit, un contrat était signé pour les droits d’adaptation : Scott et Mayle travaillaient à nouveau ensemble.
C’est Ridley Scott qui a suggéré le titre du livre et du film, « A Good Year ». Il explique : « La vie d’un vigneron est difficile, mais s’il s’en sort bien, le vin sera bon, et il aura fait « une bonne année ». »

DU LIVRE AU FILM

Scott a choisi le New-yorkais Marc Klein, scénariste de UN AMOUR A NEW YORK, pour écrire l’adaptation du roman de Peter Mayle. Marc Klein ne connaissait rien au vin ni à la Provence… Scott lui a conseillé de visiter le sud de la France pour y faire des recherches et s’imprégner de la région. Le scénariste y a passé un an et a rencontré Peter Mayle.
Le scénariste confie : « Les livres de Peter Mayle sont un peu comme des récits de voyage. Leur force réside en partie dans leur atmosphère, ce sont des livres qui vous plongent dans un autre univers que le vôtre. Il a fallu y apporter une structure narrative un peu plus construite, sans rien perdre de l’expérience qu’auraient eue les spectateurs s’ils avaient lu le livre. »
Ridley Scott ajoute : « Le livre de Peter est joyeux et débordant de vie. Il puise sa force dans l’esprit de la Provence. Mais pour le film, il fallait ajuster un peu le mécanisme de l’histoire, donner davantage de rayonnement au personnage de Max, qui va changer sa façon de voir la vie. »

 

Marion Cotillard

Marion Cotillard

Un des changements clés concerne l’Oncle Henry, qui n’est qu’évoqué dans le roman. Après avoir envisagé de faire de lui une sorte de fantôme, Scott et Klein ont décidé de le dépeindre lors de flashbacks. Scott précise : « Cela nous permettait de voir l’éducation de Max enfant. »
Russell Crowe, l’interprète de Max, commente : « Ces scènes de flashbacks accentuent l’un des thèmes principaux de l’histoire : ceux que vous gardez vivants dans votre cœur ne meurent jamais. J’ai trouvé que c’était une merveilleuse métaphore. Lorsque Ridley et moi avions travaillé ensemble sur GLADIATOR, nous abordions le thème de la mort. Ici, nous parlons du thème de la renaissance, de quelqu’un qui n’a pas vraiment compris ce qui compte dans la vie et qui « revit » suite à son expérience en Provence. Chacun des personnages de cette histoire vit une situation qui change sa vie, pour le meilleur. »
Albert Finney, qui incarne Henry, note : « Max se souvient des vacances d’été chez son oncle lorsqu’il était enfant. Il a été heureux auprès d’Henry. Le jeune Max aimait la compagnie de cet homme. La philosophie que Henry s’est efforcé de transmettre à son neveu a beaucoup à voir avec le vin, mais elle s’applique aussi de manière plus large à l’existence. Je crois que Henry a eu une bonne influence sur ce garçon. »
Max n’est pas le seul à subir une transformation. Russell Crowe explique : « A chacun des personnages, il arrive quelque chose qui l’élève, le change ou lui donne un nouveau souffle. J’ai vécu la même chose dans ma propre vie lorsque je me suis marié et que nous avons eu un enfant. Je sais qu’il est possible de sortir de l’ornière et de changer les choses. C’est à cela que fait référence le titre. Il vient en Provence, il retrouve un lien avec la mémoire de son oncle et les choses que celui-ci lui a enseignées, et cela l’inspire et le revivifie. »
Freddie Highmore, 14 ans, incarne Max lorsqu’il était enfant. Il note : « Je pense qu’en voyant le film, les gens vont se souvenir de leur propre enfance. Cette histoire vous entraîne vers votre passé, vers ce qui vous a vraiment marqué et que vous avez pu oublier. A l’époque, le jeune Max ne se rendait pas compte de l’importance des leçons que lui enseignait son oncle. Mais une fois adulte, revenu sur les lieux de son passé, il réalise le rôle majeur qu’elles ont joué dans son évolution et la maturation de l’homme qu’il est devenu. »

DES PERSONNAGES MURIS COMME DES GRANDS CRUS

Peter Mayle confie : « Lorsqu’on est romancier, on ne divorce jamais complètement de ses personnages. Il y a en eux des parties de vous-même, que vous le vouliez ou non. Vos personnages sont souvent des reflets de ce que vous éprouvez, et Max incarne un sentiment très fort que j’ai ressenti quand j’avais son âge : j’avais très envie de quitter Londres et d’essayer autre chose. Bien sûr, Max le fait d’une façon bien plus dramatique que je ne l’ai fait. »
Marc Klein observe : « Lorsque vous écrivez un scénario, vous vivez avec les personnages dans votre tête en permanence. Puis vous travaillez avec quelqu’un comme Russell Crowe, qui est un véritable génie. Il venait me voir entre les prises et me donnait des idées sur Max. Il l’a habité d’une manière plus profonde encore que ce que j’aurais pu espérer. »
L’acteur se souvient : « Je cherchais un projet pour retrouver Ridley Scott – nous parlions déjà sur le tournage de GLADIATOR de faire un autre film ensemble. Nous avions envie de faire quelque chose de très différent. Nous avons décidé de faire une comédie. »
Ridley Scott ajoute : « J’ai toujours pensé que Russell serait idéal dans le rôle de Max. Ils se ressemblent… Russell a en lui une vraie innocence, et parvient à la conserver intacte. »
Russell Crowe observe : « Max a eu une enfance heureuse en grande partie grâce à cet oncle qui lui a donné toutes les clés pour devenir un homme. Mais l’esprit de compétition a pris trop de place en lui et il est arrivé au bout de sa logique, avec les dégâts que cela implique. »
L’acteur poursuit : « Ridley m’a appris un dicton provençal qui dit : « on ne possède pas un château, c’est le château qui vous possède. » C’est l’une des choses qui m’ont permis d’approcher le personnage. Max doit se rendre en Provence pour y toucher son héritage. Dès le moment où il arrive à La Siroque, il tombe sous son emprise. C’est une comédie sur un homme perdu hors de son milieu, et aussi sur le mûrissement d’un être. Le tout avec beaucoup d’humanité, ce qui lui apporte un grand réalisme. »

 

Russell Crowe

Russell Crowe

Si le film représente la deuxième collaboration entre Ridley Scott et Russell Crowe, il marque aussi la quatrième entre le réalisateur et Albert Finney, nommé cinq fois à l’Oscar. Ce dernier incarne Oncle Henry.
L’acteur explique : « Je n’ai pas cherché à recréer tout un passé pour Henry. Pour moi, le voyage qu’il a fait il y a longtemps sur la côte Ouest – une visite dont on parle dans le film mais qui n’est pas explicitée – est une part importante de l’histoire du personnage. »

Venue d’Australie comme Russell Crowe, l’actrice Abbie Cornish incarne Christie Roberts, la jeune fille américaine dont l’arrivée au domaine engendre des complications inattendues quant au droit à l’héritage de Max et à son avenir au château.
L’actrice, qui a fait une audition vidéo pour Scott quelques semaines seulement avant le début du tournage, est bien connue dans son pays mais assez peu en dehors. Elle a cependant été très applaudie pour SOMERSAULT, seul film australien présenté au Festival de Cannes en 2004, et qui lui a valu une standing ovation.
Abbie Cornish, née dans la région viticole de la Hunter Valley, près de Sydney, explique : « Christie est une Américaine de 22 ans originaire de la Napa Valley en Californie. Elle a appris que son père naturel est vivant et habite en France. Elle décide donc de faire le voyage jusque chez lui. Malheureusement, elle arrive trop tard pour faire sa connaissance, mais elle rencontre un cousin, Max, dont elle ignorait complètement l’existence. Lorsque Christie se présente à la porte, elle représente un élément qui va changer Max. Il ne croit pas ce qu’elle raconte, et bien sûr, s’en méfie. Ils finiront cependant par trouver chacun chez l’autre quelque chose qui lui parle. »

 

Marion Cotillard incarne Fanny Chenal, la belle propriétaire du café local, La Renaissance. Max tombe sous le charme… L’actrice explique : « J’ai adoré la spontanéité du scénario. J’ai aussi aimé le parcours de Max, la manière dont il arrive à comprendre que ce dont il a réellement besoin se trouve au château, en Provence. »
Marion Cotillard poursuit : « Fanny a eu le cœur brisé et elle a décidé que la vie serait moins douloureuse sans amour. Elle a organisé sa vie de manière à ne plus tomber amoureuse. Mais parfois, heureusement, l’existence vous apporte ce dont vous avez besoin sans vous demander votre avis… Même si Fanny refuse d’admettre qu’elle a besoin d’amour, elle en a quand même besoin. Et elle le mérite, aussi. »

Marion Cotillard

Marion Cotillard

Freddie Highmore explique : « Le jeune Max est fondé sur le Max adulte, parce qu’ils sont deux âges du même homme. J’ai beaucoup observé Russell, nous avons parlé du personnage et de la manière dont nous l’envisagions. Tout est né de là. J’ai adoré travailler avec Ridley, Albert et Russell. »

Parallèlement aux acteurs britanniques, – Tom Hollander, qui joue Charlie, le meilleur ami de Max, Archie Panjabi qui incarne son assistante à Londres, et Freddie Highmore – Ridley Scott a fait appel à des acteurs français : Marion Cotillard, bien sûr, mais aussi Didier Bourdon, qui interprète Francis Duflot, le vigneron qui élève les vins de La Siroque depuis trente ans et pourrait bien connaître le vrai secret du potentiel du vignoble.
Didier Bourdon explique : « Francis Duflot est viticulteur. Son histoire avec Max remonte à loin : ils se connaissent depuis des années, depuis l’enfance de Max. Leur relation est un mélange d’amitié et de méfiance. Lorsque Max revient chez Henry des années plus tard, Duflot est inquiet à l’idée qu’il vende le château. »
La relation de Duflot et Max les conduit à l’affrontement durant un match de tennis, qui s’apparente plus à une guerre qu’à une rencontre amicale.

 

Russell Crowe explique : « Cette scène est venue du fait que Ridley adore ce sport. Je me souviens que nous étions en train de déguster un verre de vin rouge et qu’il regrettait de n’avoir aucune séquence de bataille dans le film. Cela m’a fait réfléchir. Et nous avions toute une séquence près d’un court de tennis, et une séquence de jeu en flashback. J’ai suggéré que peut-être, nous pourrions trouver le moyen de pousser ces hommes à se battre sur le court… »

Valéria Bruni-Tedeschi (IL EST PLUS FACILE POUR UN CHAMEAU, LES GENS NORMAUX N’ONT RIEN D’EXCEPTIONNEL) incarne quant à elle Nathalie Auzet, le notaire local qui s’occupe de la succession d’Henry. Jacques Herlin (L’ETRANGER de Visconti, JULIETTE DES ESPRITS de Fellini) est l’irascible papa Duflot, et Isabelle Candelier (ANDRE LE MAGNIFIQUE, VERSAILLES RIVE GAUCHE) joue Mme Duflot.

Une grande annéeSAVOURER LA PROVENCE

Peter Mayle explique : « En Provence, il y a 300 jours de soleil par an, des paysages à couper le souffle, une nature préservée, et une lumière extraordinaire. Rares sont les endroits sur la planète où l’on trouve une telle lumière. En Provence, la vie vous impose son rythme, et quand vous avez compris cela, l’existence y est un bonheur. Je m’y sens chez moi. »
Russell Crowe a vécu en Provence durant les deux mois de tournage. Il confie : « J’aime me réveiller en Provence. Il y a quelque chose d’unique dans cette région, le Lubéron. Je crois que cela a quelque chose à voir avec sa fertilité. La lumière m’y fait penser à celle de l’Australie, les bleus, les roses, l’orange du ciel… Je me sens bien là-bas. »
Ridley Scott ajoute : « J’adore tourner en Provence ! C’est tout simplement magnifique. J’y ai une maison et des vignes depuis quinze ans, mais je n’avais plus tourné ici depuis mon premier film, LES DUELLISTES, il y a presque trente ans. Ce tournage a été l’une de mes expériences les plus agréables. »

 

Le vin de Provence est le plus ancien de France, et son histoire est indissociablement lié à celle de la région. L’histoire de la Provence remonte au VIe siècle avant Jésus-Christ, lorsque les Grecs de Phocée s’installèrent à Massilia (Marseille). Ce sont eux qui plantèrent les premiers ceps de vigne, autour de Massilia, Nikaia (Nice), Antipolis (Antibes) et Anthénopolis (Saint-Tropez). La conquête romaine entraîna, au IIe siècle avant Jésus-Christ, le développement des vignobles français, avec l’organisation de grands domaines et l’introduction de nouveaux cépages, la Syrah. Au Moyen-Age, la culture de la vigne s’étend sous l’influence des communautés monastiques, puis ce sont de grandes familles nobles et des officiers de l’armée royale qui achèteront et gèreront de nombreux vignobles provençaux. Le nom « Côtes de Provence » voit le jour en 1895.
La Provence comprend 700 villages et est découpée en plusieurs régions vinicoles, couvrant 27 000 hectares. Depuis 1977, les Côtes de Provence figurent parmi les appellations d’origine contrôlée (A.O.C.) – un système gouvernemental établi dans les années 30 qui régule la production et distingue les vins français de qualité du vin de table. La région bénéficie de conditions exceptionnelles, ce qui en fait un terroir (ensemble du sol et du climat correspondant à un vignoble délimité, donnant un caractère spécifique au vin) très particulier.
Une grande annéeLe climat méditerranéen – soleil toute l’année, parfaite ventilation due au Mistral, et bonnes précipitations – combiné au sol riche en silice, favorise la croissance de cépages rouges comme le Grenache, le Syrah, le Carignan, le Cinsault et le Mourvèdre, qu’on utilise pour produire le rosé de Provence. La production de rosé est estimée à 140 millions de bouteilles par an. Les cépages blancs que l’on trouve dans la région comprennent le Grenache blanc, la Clairette, l’Ugni blanc et le Rolle.

Ridley Scott a tourné dans la région de l’appellation Côtes du Lubéron, où est situé son propre vignoble de onze hectares. Cette région s’étend sur un peu moins de 4000 hectares, de Cavaillon à Apt. 70 % des cépages y sont rouges. La plupart des viticulteurs (environ 80%, dont Ridley Scott), vendent leur raisin à des coopératives qui produisent le vin de pays local. Cependant, Scott a concentré ses repérages sur plusieurs vignobles indépendants qui produisent eux-mêmes leur vin.
Le réalisateur raconte : « Je me suis intéressé à une dizaine de châteaux dans la région entre le Roussillon et Bonnieux avant de revenir au premier que j’avais repéré, La Canorgue. »
Scott a choisi La Canorgue pour ses vues spectaculaires surplombant le Lubéron, et la lumière magique qui baigne la propriété en toute fin d’après-midi. L’équipe de tournage de 125 personnes, sous l’œil des régisseurs chevronnés Marco Giacalone (qui avait travaillé avec Scott sur KINGDOM OF HEAVEN) et Thierry Zemmour, se sont installés sur la propriété pendant la plus grande partie des neuf semaines de tournage dans le sud de la France.
Nathalie Margan, qui dirige La Canorgue avec son père Jean-Pierre, confie : « Nous avons hésité lorsque la production nous a contactés, parce que le tournage devait se dérouler au moment des vendanges. Mais nous savions que ce serait une aventure et nous avons accepté.
« C’était à la fois étrange et excitant de voir débarquer d’énormes camions, une quantité impressionnante de matériel et plus d’une centaine de techniciens et d’acteurs. C’était formidable de participer à cela. On nous a souvent demandé comment un vrai viticulteur ferait telle ou telle chose, ou quels étaient les termes techniques pour désigner telle ou telle opération… Ils ont fait leur film sans nous déranger, et nous avons fait un bon vin sans les perturber ! »
Sonja Klaus, la chef décoratrice, explique : « La Canorgue était intéressante, mais nous avons dû restaurer le château pour le tournage. Nous avons redessiné les jardins, les avons dotés de statues et d’ornements. Il fallait donner l’impression d’un lieu sur lequel le temps a passé et laissé sa marque. Un endroit qui a vu passer des vies, un peu usé, où l’on se sent bien, une maison qui possède une sorte de splendeur passée, où règne un désordre accueillant. La maison de votre oncle préféré ! »

 

Une grande annéeA l’extérieur de la maison, parmi les hectares de vignes, Sonja Klaus a accompli une tâche plus difficile. Elle raconte : « Lorsque Ridley m’a parlé de ce projet pour la première fois, il m’a dit que nous allions nous installer dans le Sud de la France et disposer ça et là quelques accessoires… Je trouvais cela bien sympathique, jusqu’à ce qu’il ajoute : « Ah, au fait, il faudra construire un terrain de tennis. Et puis il faudra modifier la piscine, ou bien en construire une autre… »
La chef décoratrice poursuit : « Il y avait un champ à l’arrière de la maison, qui offrait un emplacement parfait pour un terrain de tennis. Il n’y avait qu’un problème : il n’était pas assez long. Nous avons donc un peu triché, et le terrain est un peu plus petit que la normale. Mais ça ne se voit pas à l’image ! »

Un autre lieu clé du tournage au château a été la piscine vide, où Russell Crowe a eu l’occasion de démontrer son talent pour la comédie… et la cascade. L’acteur explique : « Max tombe dans la piscine puis réalise qu’il n’y a que des murs lisses de 4 m de haut, et qu’il ne peut tout simplement pas les escalader… La piscine est vide, il n’a aucun moyen d’en sortir ! »
Ridley Scott précise : « La maison veut le piéger, le garder. C’est cela qui nous a soufflé l’idée de la scène de la piscine, qui n’existe pas dans le livre. »

 

Une grande annéeOutre les semaines de tournage à La Canorgue, le directeur de la photo, Philippe Le Sourd, et Ridley Scott ont filmé des images représentatives de la région dans les villes et villages disséminés dans les collines et les vallées du Lubéron. Ils ont tourné à Gordes – quatre jours au café de Fanny – à Cucuron, Lacoste, Avignon et Menerbes. C’est dans ce dernier village qu’a habité Peter Mayle. Son ancienne maison est encore l’une des attractions des visites guidées qui passent par le village. L’équipe a passé trois jours dans un autre vignoble, au Château Les Eydins, qui représente dans le film la maison du vigneron Duflot.

A la suite des deux mois de tournage en Provence, Ridley Scott est parti pour Londres afin de filmer durant huit jours à Piccadilly Circus, au bâtiment de la Lloyds dans le quartier des affaires, et dans le quartier de Knightsbridge. Comme dans le livre, le film s’ouvre dans le monde des finances londonien.
Scott commente : « J’ai aimé le contraste et la juxtaposition de Londres et de la Provence. Les deux lieux sont attirants, chacun à sa façon. Londres est un endroit très agréable à vivre. La Provence est une région merveilleuse. Aucun univers n’est meilleur que l’autre, ils sont juste différents. Moi, je vis en Provence… parce que je vis à Londres, et vice versa. Il me faut l’un pour vraiment apprécier l’autre. »
Peter Mayle conclut : « Ridley a l’œil pour les paysages, la couleur et la composition. Il a su rendre justice à ce pays splendide qu’est le Lubéron. Il a l’œil d’un amoureux… »

DEVANT LA CAMERA

RUSSELL CROWE (Max Skinner)

Une grande annéeRussell Crowe a été nommé trois fois de suite à l’Oscar du meilleur acteur, pour REVELATIONS de Michael Mann en 2000, GLADIATOR de Ridley Scott en 2001 et UN HOMME D’EXCEPTION de Ron Howard en 2002. Il a à nouveau été cité pour DE L’OMBRE A LA LUMIERE, également réalisé par Ron Howard.
Il a remporté l’Oscar pour son interprétation de Maximus dans GLADIATOR. Ce rôle lui a valu en outre les prix d’interprétation de nombreux cercles de critiques, dont le Broadcast Film Critics. Il a aussi été nommé aux prix de la Hollywood Foreign Press Association, de la Screen Actors Guild et au BAFTA Award.
Son portrait du Prix Nobel John Forbes Nash Jr. dans UN HOMME D’EXCEPTION lui a valu, outre une nomination à l’Oscar, le Golden Globe du meilleur acteur, ainsi que le Broadcast Film Critics Award, le Screen Actors Guild Award et le BAFTA Award, entre autres.
Pour REVELATIONS, il a obtenu le Los Angeles Film Critics Award du meilleur acteur, le Broadcast Film Critics Award, le National Society of Film Critics Award et le National Board of Review Award, et a été nommé au Golden Globe, au BAFTA Award et au Screen Actors Guild Award.
Pour son portrait de James J. Braddock, le boxeur du film dramatique DE L’OMBRE A LA LUMIERE, présenté au Festival de Venise, il a été cité au SAG Award et au Golden Globe.
Russell Crowe a également été salué pour sa prestation dans le film de Peter Weir, MASTER AND COMMANDER : DE L’AUTRE COTE DU MONDE. Le film a été nommé à dix Oscars dont celui du meilleur film, et Crowe a été cité au Golden Globe et au Broadcast Film Critics Award.
Russell Crowe avait déjà été plébiscité pour son interprétation dans L.A. CONFIDENTIAL de Curtis Hanson, un film cité à neuf Oscars dont celui du meilleur film. Il avait joué ensuite dans MYSTERY, ALASKA de Jay Roach et L’ECHANGE de Taylor Hackford, avec Meg Ryan.
C’est en 1995 qu’il a joué dans son premier film américain, le western MORT OU VIF : DUELS A REDEMPTION de Sam Raimi. Il a ensuite été le méchant cybernétique Sid 6.7 dans PROGRAMMÉ POUR TUER de Brett Leonard, avec Denzel Washington. A sa filmographie figurent en outre HEAVEN’S BURNING de Craig Lahiff, BREAKING UP de Robert Greenwald, MISS SHUMWAY JETTE UN SORT de Clare Peploe, THE SUM OF US de Geoff Burton, FOR THE MOMENT de Aaron Kim Johnston, LOVE IN LIMBO de David Elfick, THE SILVER BRUMBY de John Tatoulis, d’après un célèbre conte pour enfants australien, THE EFFICIENCY EXPERT de Mark Joffe et FRERES DE SANG de Stephen Wallace.
Né en Nouvelle-Zélande, Russell Crowe a grandi en Australie. Il est devenu une star dès son second film, THE CROSSING de George Ogilvie, en 1990, pour lequel il a été nommé à l’Australian Film Institute Award du meilleur acteur. L’année suivante, il a remporté l’Australian Film Institute Award du meilleur second rôle pour LA PREUVE de Jocelyn Moorehouse, puis l’AFI Award du meilleur acteur et l’Australian Film Critics pour son interprétation dans le film controversé ROMPER STOMPER. En 1993, le Seattle Film Festival lui a décerné son prix d’interprétation pour son travail dans ROMPER STOMPER de Geoffrey Wright et HAMMERS OVER THE ANVIL de Ann Turner, aux côtés de Charlotte Rampling.
Après UNE GRANDE ANNEE, Russell Crowe retrouvera Ridley Scott pour le film dramatique se déroulant à Harlem AMERICAN GANGSTER. Il y aura pour partenaire Denzel Washington.

ALBERT FINNEY (Oncle Henry)

En cinquante ans de carrière au cinéma, Albert Finney a été cité à quatre reprises à l’Oscar du meilleur acteur, pour TOM JONES/ENTRE L’ALCÔVE ET LA POTENCE de Tony Richardson, LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS de Sidney Lumet, L’HABILLEUR de Peter Yates et AU-DESSOUS DU VOLCAN de John Huston, et une fois à celui du meilleur second rôle, pour ERIN BROCKOVICH de Steven Soderbergh.
Il a obtenu le Golden Globe du meilleur acteur pour SCROOGE de Ronald Neame, le Prix d’interprétation au Festival de Berlin pour L’HABILLEUR et le Prix d’interprétation au Festival de Venise pour TOM JONES/ENTRE L’ALCÔVE ET LA POTENCE. Il a été cité au Golden Globe pour AU-DESSOUS DU VOLCAN, L’HABILLEUR, et L’USURE DU TEMPS d’Alan Parker.
Né en 1936 en Angleterre, à Salford, dans le Lancashire, Albert Finney entre à 17 ans à la Royal Academy of Dramatic Arts et fait ses premiers pas sur scène à 20 ans dans une production de « Jules César » par la Birmingham Repertory Company. Il joue « Macbeth », puis « Henry V », avant de se produire avec la Royal Shakespeare Company pour le centenaire de la troupe en 1959 à Stratford-on-Avon. Il y joue Cassio dans « Othello » dans une mise en scène de Tony Richardson, Lysander dans « Le Songe d’une nuit d’été », avec Charles Laughton, et est doublure de Laurence Olivier dans « Coriolan » – il sera salué pour les représentations où il tient le rôle.
Il joue ensuite avec le Royal Court Theatre puis la National Theatre Company à l’Old Vic, notamment dans « Beaucoup de bruit pour rien », « The Country Wife » et « La Cerisaie ». Il se produit aussi dans des comédies musicales comme « Des garçons blancs comme neige », mise en scène par Lindsay Anderson en 1960.
Il remporte un Olivier Award du meilleur comédien pour « Orphans » et « A Flea in Her Ear », et est cité au Tony pour « A Day in the Death of Joe Egg » et « Luther », pièce pour laquelle il reçoit l’Evening Standard Theatre Award.
Il débute au cinéma dans LE CABOTIN de Tony Richardson, dans lequel il joue le fils de Laurence Olivier. Avec son deuxième film, SAMEDI SOIR ET DIMANCHE MATIN de Karel Reisz, il est cité au BAFTA Award du meilleur acteur et obtient celui du meilleur jeune espoir. Il remporte aussi le prix d’interprétation du National Board of Review. Richardson le dirige à nouveau dans TOM JONES/ENTRE L’ALCÔVE ET LA POTENCE en 1963. Il obtient la première de ses cinq nominations aux Oscars, sa troisième au BAFTA Award (il en recevra 13 en tout), le New York Film Critics Award et le Golden Globe du meilleur espoir.
Il a depuis alterné cinéma et théâtre, campant pour le grand écran des personnages éclectiques dans des films comme LA FORCE DES TENEBRES de Karel Reisz, dont il était aussi producteur, ou VOYAGE À DEUX de Stanley Donen, avec Audrey Hepburn. La même année, en 1967, il réalise CHARLIE BUBBLES, dont il tient le rôle principal aux côtés de Billie Whitelaw, Liza Minnelli et Colin Blakely.
Suivront LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS de Sidney Lumet, LES DUELLISTES de Ridley Scott, SCROOGE de Ronald Neame, L’USURE DU TEMPS d’Alan Parker, ANNIE de John Huston, LES ENFANTS DE L’IMPASSE d’Alan J. Pakula, MILLER’S CROSSING de Joel et Ethan Coen, THE PLAYBOYS de Gillies McKinnon, L’AMOUR EN TROP de Bruce Beresford, LES LEÇONS DE LA VIE de Mike Figgis, UN HOMME SANS IMPORTANCE de Suri Krishnamma.
Il joue ensuite dans THE RUN OF THE COUNTRY de Peter Yates, WASHINGTON SQUARE d’Agnieszka Holland, et dans l’adaptation par Sam Shepard de sa pièce, SIMPATICO, avec Jeff Bridges, Nick Nolte, Sharon Stone et Catherine Keener. On l’a vu également face à Bruce Willis et Nick Nolte dans l’adaptation du roman de Kurt Vonnegut, BREAKFAST OF CHAMPIONS d’Alan Rudolph.
Plus récemment, il a tourné dans ERIN BROCKOVICH et TRAFFIC de Steven Soderbergh, et BIG FISH de Tim Burton. Il a dernièrement retrouvé Burton pour prêter sa voix au film d’animation NOCES FUNEBRES. Il a depuis tourné AMAZING GRACE sous la direction de Michael Apted.
Côté télévision, il a remporté le BAFTA Award, l’Emmy et le Golden Globe pour le téléfilm « The Gathering Storm », dans lequel il incarnait Winston Churchill. Il a joué dans « A Rather English Marriage », pour lequel il a été nommé au BAFTA Award, « Karaoke », « Cold Lazarus », « The Green Man », pour lequel il a été cité au BAFTA Award. Il a signé sa deuxième réalisation avec le téléfilm « The Biko Inquest », pour lequel il a été nommé au Cable Ace Award du meilleur acteur. Il a été cité à l’Emmy pour le téléfilm « The Image ».
Sous sa propre bannière, Memorial Enterprises Productions, il a produit des films comme IF… et LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES de Lindsay Anderson ou GUMSHOE de Stephen Frears.

MARION COTILLARD (Fanny)

Marion Cotillard a été nommée au César du meilleur espoir féminin en 1998 pour son interprétation dans TAXI de Gérard Pirès, un rôle qu’elle a repris avec succès dans TAXI 2, qui lui a valu le prix d’interprétation du Festival du film de Cabourg, et TAXI 3 de Gérard Krawczyk. Elle a été nommée pour la deuxième fois en 2001 pour LES JOLIES CHOSES de Gilles Paquet-Brenner, adaptation du roman de Virginie Despentes, dans lequel elle incarne deux sœurs jumelles, l’une timide et réservée, et l’autre plus fougueuse. Elle a obtenu le César 2004 de la meilleure actrice dans un second rôle pour UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES de Jean-Pierre Jeunet.
Fille de comédiens, Marion Cotillard fréquente la scène des théâtres depuis son plus jeune âge. Elle entame sa carrière au cinéma à 16 ans dans L’HISTOIRE DU GARÇON QUI VOULAIT QU’ON L’EMBRASSE de Philippe Harel. Elle joue ensuite dans COMMENT JE ME SUIS DISPUTE (MA VIE SEXUELLE) d’Arnaud Desplechin, LA BELLE VERTE de Coline Serreau, LA GUERRE DANS LE HAUT PAYS de Francis Reusser, DU BLEU JUSQU’EN AMERIQUE de Sarah Lévy, avant d’être saluée pour son interprétation dans FURIA d’Alexandre Aja.
En 2001, elle tient le rôle-titre de LISA de Pierre Grimblat. Après LES JOLIES CHOSES, elle est l’interprète de UNE AFFAIRE PRIVEE de Guillaume Nicloux et JEUX D’ENFANTS de Yann Samuell, avec Guillaume Canet.
En 2003, elle tourne son premier film américain avec BIG FISH de Tim Burton. Depuis UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES, elle a joué dans INNOCENCE de Lucile Hadzihalilovic, CAVALCADE de Steve Suissa, MA VIE EN L’AIR de Rémi Bezançon, LA BOITE NOIRE, écrit et réalisé par Richard Berry, EDY de Stéphan Guérin-Tillié, MARY d’Abel Ferrara, Prix spécial du Jury au Festival de Venise, et SAUF LE RESPECT QUE JE VOUS DOIS de Fabienne Godet.
On l’a vue depuis dans TOI ET MOI de Julie Lopes-Curval, DIKKENEK de Olivier Van Hoofstadt, et FAIR PLAY de Lionel Bailliu. On la retrouvera dans le rôle d’Edith Piaf dans LA MOME d’Olivier Dahan.

ABBIE CORNISH (Christie Roberts)

Abbie Cornish est une valeur montante de la jeune génération australienne. Elle a remporté l’Australian Film Institute Award de la meilleure actrice pour son interprétation de l’adolescente séductrice de SOMERSAULT de Cate Shortland en 2004.Elle a également reçu l’Inside Film Award de la meilleure actrice, l’Australian Film Critics Circle Prize et un Prix spécial du jury lors du Festival de Miami 2004. SOMERSAULT, seul film australien à participer au Festival de Cannes 2004, a valu à Abbie Cornish une standing ovation.
Abbie Cornish est née à Newcastle, dans les Nouvelles Galles du Sud, en 1982. Elle a grandi dans la ferme familiale et a commencé à jouer à 15 ans, après avoir été mannequin, dans la série australienne « Children’s Hospital ». Elle a obtenu peu de temps après un rôle majeur dans « Wildside », qui lui a valu son premier AFI Award en 1999.
Elle a été nommée à nouveau en 2003 pour son rôle en guest star dans la minisérie « Marking Time ». Elle a joué également dans « The Monkey’s Mask », « Everything Goes », « Horseplay », « One Perfect Day ».
Elle sera prochainement à l’affiche de CANDY de Neil Armfield, avec Heath Ledger et Geoffrey Rush et dans ELIZABETH : THE GOLDEN AGE de Shekhar Kapur.

TOM HOLLANDER (Charlie Willis)

Tom Hollander a grandi à Oxford et a étudié la littérature anglaise à Cambridge. Il a fait partie durant ses études universitaires de la légendaire Cambridge Footlights Revue et a joué dans une version plébiscitée de « Cyrano de Bergerac » à l’Arts Theatre sous la direction de Sam Mendes.
C’est d’abord au théâtre qu’il mène sa carrière, et il est cité en 1991 au Ian Charleson Award pour son interprétation de Celia dans « Comme il vous plaira » par le Cheek By Jowl, une troupe uniquement masculine. En 1992, il obtient le Ian Charleson Award pour son interprétation de Witwoud dans la production par Peter Gill de « The Way of the World » au Lyric Hammersmith. Il sera salué pour le rôle de Baby dans la création de « Mojo » de Jez Butterworth au Royal Court Theatre. C’est cette prestation qui le fera remarquer par les cinéastes Terry George et Jim Sheridan, qui lui confieront le rôle du chef des forces de sécurité d’Irlande du Nord dans le très controversé SOME MOTHER’S SON, face à Helen Mirren et Fionnula Flanagan.
Tom Hollander revient ensuite au théâtre pour jouer « Tartuffe » à l’Almeida, et obtient le Time Out Award à Londres, et une mention spéciale aux Ian Charleson Awards. En 1997, il en reçoit une autre pour son interprétation face à Ian McDiarmid dans « The Government Inspector ».
Après une participation à la très populaire série de la BBC « Absolutely Fabulous », il partage avec Joseph Fiennes et Rufus Sewell la vedette du film de 1998, MARTHA, FRANK, DANIEL ET LAWRENCE, réalisé par Nick Hamm. La même année, il est salué pour son interprétation de Daren dans DES CHAMBRES ET DES COULOIRS de Rose Troche.
Tom Hollander joue par la suite dans THE CLANDESTINE MARRIAGE de Christopher Miles, « Wives and Daughters », MAYBE BABY OU COMMENT LES ANGLAIS SE REPRODUISENT de Ben Elton, ENIGMA de Michael Apted, et POSSESSION de Neil LaBute.
Il retrouve ensuite la scène pour jouer « Don Juan » au Crucible Theatre de Sheffield, puis Robert Altman lui confie un rôle principal dans GOSFORD PARK, lauréat de l’Oscar, du BAFTA Award et du SAG Award. Il enchaîne avec le rôle du roi George V dans le drame de la BBC « The Lost Prince », réalisé par Stephen Poliakoff, et avec le drame en quatre parties « Cambridge Spies », dans lequel il incarne le fameux espion Guy Burgess.
Il revient au grand écran avec PAPARAZZI de Paul Abascal, produit par Mel Gibson, STAGE BEAUTY de Richard Eyre, et PICCADILLY JIM de John McKay.
Il a depuis été l’interprète de ROCHESTER, LE DERNIER DES LIBERTINS de Laurence Dunmore, avec Johnny Depp, pour lequel il a été nommé au British Independent Film Award 2005 du meilleur second rôle, et de ORGUEIL ET PREJUGES de Joe Wright, où il incarnait le révérend Collins. Il a joué depuis dans LAND OF THE BLIND de Robert Edwards, avec Ralph Fiennes et dans PIRATES DES CARAIBES, LE SECRET DU COFFRE MAUDIT de Gore Verbinski. On le retrouvera dans THE DARWIN AWARDS de Finn Taylor, présenté au Festival de Sundance 2006.

FREDDIE HIGHMORE (Max jeune)

Freddie Highmore était Charlie Bucket dans CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE de Tim Burton, avec Johnny Depp. Il était déjà le partenaire de Depp dans FINDING NEVERLAND de Marc Forster, nommé à l’Oscar du meilleur film. Pour ce dernier film, Freddie Highmore a remporté le Broadcast Film Critics Association Award du meilleur jeune acteur, et plusieurs autres nominations, notamment aux Screen Actors Guild Awards du meilleur second rôle et de la meilleure interprétation d’ensemble.
Ce jeune acteur anglais a entamé sa carrière à l’âge de 6 ans en incarnant le fils d’Helena Bonham Carter dans WOMEN TALKING DIRTY de Coky Giedroyc. Il a été l’interprète de DEUX FRERES de Jean-Jacques Annaud face à Guy Pearce, et plus récemment de 5 ENFANTS ET MOI de John Stephenson.
Il sera prochainement le héros du nouveau film de Luc Besson, ARTHUR ET LES MINIMOYS. Il sera ensuite à l’affiche de AUGUST RUSH avec Robin Williams et Liv Tyler, produit par Jim Sheridan et réalisé par Kirsten Sheridan.
Côté petit écran, il a été l’interprète des miniséries « I Saw You », « Jack and the Beanstalk: The Real Story », « Les Brumes d’Avalon » et du téléfilm « Happy Birthday Shakespeare ».

DERRIERE LA CAMERA

RIDLEY SCOTT (Réalisateur et producteur)

Sir Ridley Scott est sans conteste l’un des cinéastes les plus emblématiques du cinéma contemporain. Réalisateur éclectique, il dirigera prochainement à nouveau Russell Crowe, ainsi que Denzel Washington, dans un drame situé à Harlem, AMERICAN GANGSTER. Très actif côté production, il a récemment été le producteur exécutif du film de Kevin Reynolds TRISTAN ET YSEULT, et le producteur du drame familial de Curtis Hanson IN HER SHOES et de THE ASSASSINATION OF JESSE JAMES BY THE COWARD ROBERT FORD d’Andrew Dominik, avec Brad Pitt et Casey Affleck.
Il a réalisé en 2005 KINGDOM OF HEAVEN, avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons et David Thewlis, et a remonté son film culte, ALIEN, pour une ressortie en l’honneur du 25e anniversaire du film.
Auparavant, en 2003, il a réalisé LES ASSOCIES, une comédie dramatique avec Nicolas Cage, Sam Rockwell et Alison Lohman. La même année, il a été fait chevalier de l’Ordre de l’Empire britannique par la reine d’Angleterre en reconnaissance de sa contribution aux arts, et a remonté son film culte, BLADE RUNNER pour une nouvelle sortie en DVD.
Il a obtenu en 2002 sa troisième nomination à l’Oscar et sa deuxième au Director’s Guild Award du meilleur réalisateur pour sa peinture de la bataille de Mogadiscio en Somalie dans LA CHUTE DU FAUCON NOIR, l’un des plus grands succès de l’année 2001, dont il était aussi producteur.
L’année précédente, il avait obtenu sa deuxième nomination à l’Oscar pour GLADIATOR. Interprété par Russell Crowe et Joaquin Phoenix, le film avait été cité à 12 Oscars et en avait remporté cinq, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur. Il avait aussi obtenu le Golden Globe et le BAFTA Award du meilleur film, Ridley Scott étant nommé au BAFTA Award et au prix de la Director’s Guild.
Originaire de South Shields, dans le Northumberland, en Angleterre, Ridley Scott a vécu à Londres, au Pays de Galles et en Allemagne avant de revenir faire des études de graphisme et de peinture au West Hartlepool College of Art puis de cinéma à la Royal Academy of Art de Londres. Il y tourne son premier court métrage, « Boy and a Bicycle », qui a pour interprète son frère Tony. Il obtient son diplôme avec mention et une bourse pour aller étudier aux USA auprès de documentaristes comme Richard Leacock et D.A. Pennebaker, chez Time Life Inc. De retour en Angleterre, il entre à la BBC comme décorateur et en un an, devient réalisateur de certaines des émissions les plus populaires de la chaîne.
Trois ans plus tard, il crée RSA, qui deviendra l’une des plus importantes agences de publicité européennes et ouvrira des bureaux à New York et Los Angeles. Ridley Scott a réalisé plus de 2000 films publicitaires, dont plusieurs ont été primés à Venise et à Cannes. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Ridley Scott poursuit ses activités au sein de RSA.
Il s’impose au cinéma dès son premier long métrage, LES DUELLISTES, en 1978, qui lui vaut le Prix du Jury au Festival du Film de Cannes. Il remporte un nouveau succès avec ALIEN, qui obtient l’Oscar des meilleurs effets spéciaux. Il signe ensuite BLADE RUNNER, avec Harrison Ford, autre de ses films pionniers devenu un classique incontournable de la science-fiction, qui entre aux National Film Archives.
Ridley Scott a également réalisé LEGEND, avec Tom Cruise, TRAQUÉE avec Tom Berenger, et BLACK RAIN, avec Michael Douglas et Andy Garcia.
En 1987, Ridley Scott crée Percy Main Productions pour développer et produire des longs métrages. Il produit et réalise THELMA ET LOUISE, film lauréat d’un Oscar et interprété par Susan Sarandon et Geena Davis. Ridley Scott obtient sa première nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur et une citation au BAFTA Award. Il réalise ensuite CHRISTOPHE COLOMB, 1492, avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre. Il produit également LES LEÇONS DE LA VIE, de Mike Figgis, avec Albert Finney et Greta Scacchi.
En 1995, Ridley et son frère Tony Scott fondent Scott Free Productions. Ils produisent sous cette bannière deux films de Ridley, À ARMES ÉGALES, avec Demi Moore, et LAME DE FOND, avec Jeff Bridges, ainsi que CLAY PIGEONS de David Dobkin, et EN TOUTE COMPLICITE de Marek Kanievska. Scott Free Productions produira aussi en 2000 HANNIBAL, d’après le roman de Thomas Harris qui faisait suite au « Silence des Agneaux ». Ridley Scott y dirigeait Anthony Hopkins et Julianne Moore.
Scott Free est aussi la société productrice de « Les prédateurs », une série qui a remporté un CableAce Award, et du téléfilm « RKO 281 », lauréat du Golden Globe, avec Liev Schreiber, James Cromwell et Melanie Griffith. La société a aussi assuré la production exécutive de « The Gathering Storm », un téléfilm lauréat de trois Emmy Awards et de deux Golden Globes dont celui de la meilleure minisérie sur la vie de Winston Churchill, interprété par Albert Finney et Vanessa Redgrave. Scott Free Productions a récemment signé un contrat de deux ans avec CBS pour développer trois projets pour le réseau, dont le premier est la série à succès « Numbers ».
Le réalisateur s’est investi dans le développement de deux grands studios européens, Pinewood Studios et Shepperton Studios, devenus un complexe de 42 plateaux, backlots et lieux de tournage, et prestataire de services de production et de post-production. Scott avait tourné ALIEN dans ces studios. Ridley Scott et son frère Tony font partie du consortium qui a acheté les Shepperton Studios en 1995, qui ont par la suite fusionné avec Pinewood en 2001.

MARC KLEIN (Scénariste)

Scénariste réputé, Marc Klein travaille actuellement au montage de sa première réalisation, THE GIRL’S GUIDE TO HUNTING AND FISHING, qu’il a adaptée pour le grand écran d’après le best-seller de Melissa Banks. Sarah Michelle Gellar y tient le rôle principal.
Il travaille également à l’écriture du scénario de GOLDEN GATE, d’après son pitch original. Le film sera produit par Tom Cruise et Paul Wagner, et interprété par Cruise.
Marc Klein a été salué pour le scénario de UN AMOUR A NEW YORK de Peter Chelsom, avec John Cusack et Kate Beckinsale.
Avant de faire ses débuts de scénariste, il a travaillé pour le réalisateur Jon Turteltaub sur la comédie romantique L’AMOUR A TOUT PRIX, avec Sandra Bullock.
Marc Klein est diplômé de la New York University Film School. Le premier scénario qu’il a vendu a été celui de LOVE, JENNY, acheté par Overbrook Entertainment pour être interprété par Will Smith et sa femme, Jada Pinkett Smith. Klein a aussi coécrit le scénario de INSTANT MESSAGE, actuellement en développement chez Village Roadshow/Warner Bros., qui sera réalisé par Jay Roach.

PETER MAYLE (Auteur du roman « Un bon cru »)

Auteur britannique réputé, Peter Mayle écrit sur le plaisir de vivre en Provence depuis vingt ans. Né à Brighton, dans l’East Sussex, en Angleterre, il a travaillé quinze ans dans la publicité, d’abord comme rédacteur publicitaire, puis comme chargé de création pour des grands noms de la pub comme David Ogilvy et George Lois. Il a travaillé à New York et Londres, avant de s’installer dans le sud de la France pour écrire des livres éducatifs pour les enfants. Son premier livre, « Et moi, d’où je viens ? », paru en 1973, portait sur « les faits de la vie » et s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires.
Un bref retour à Londres précipite sa décision de s’établir définitivement en Provence en 1988. Il y vit toujours avec sa femme et leurs trois chiens. Sous le charme de son nouvel environnement, il écrit en 1990 le livre autobiographique « Une année en Provence », qui devient un best-seller international, reste trois ans durant sur la liste des meilleures ventes du New York Times, et remporte le British Book Award du meilleur livre de voyage de l’année. En 1993, le livre, qui s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires dans 28 langues, a été adapté sous forme de minisérie à la télévision britannique, avec dans les rôles principaux John Shaw et Lindsay Duncan.
Depuis, Peter Mayle a écrit douze livres de plus, dont « Provence toujours » en 1991, « Hôtel Pastis » en 1993, « Une vie de chien » en 1995, « Le diamant noir » en 1996, « La femme aux melons » en 1998, « Le bonheur en Provence » en 1999, « Aventures dans la France gourmande : avec ma fourchette, mon couteau et mon tire-bouchon » en 2001, et « Confessions d’un boulanger » en 2005. Son dernier livre s’intitule « Dictionnaire amoureux de la Provence ».
Outre ses livres, qui ont été traduits dans plus de 22 langues, Peter Mayle a écrit pour le Sunday Times, le Financial Times, l’Independent, GQ et Esquire. En 2002, il a été fait chevalier de la Légion d’Honneur en remerciement de sa contribution au monde francophone.

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Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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