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The Fountain, Au cinéma le 27 Décembre 2006

THE FOUNTAIN raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.

Espagne, 16ème siècle : Le conquistador Tomas (HUGH JACKMAN) part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.

Aujourd’hui : Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi (RACHEL WEISZ).

Au 26ème siècle : Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.

Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l’explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance.

The Fountain

La génèse

The FountainAu printemps 1999, ça commençait à me démanger. REQUIEM FOR A DREAM était fini, mais pas encore sorti. J’avais déjà hâte de me remettre à la machine à écrire. Le XXIème siècle s’approchait dangereusement, et je me demandais à quoi pourrait bien ressembler la SF, maintenant que nous étions le Futur. L’immortalité de mes 20 ans s’éloignait et les histoires évoquant la quête de la fontaine de jouvence me tournaient dans la tête. D’un seul coup, la vie éternelle montrait des failles, des gens que j’aimais faisaient face aux vrais problèmes de la vie, de la mort et de l’amour.

Je me suis mis à écrire innocemment, sur ce que je ressentais et sur ce dont je faisais l’expérience. J’étais loin de me douter alors que mon équipe et moi-même allions passer l’essentiel de nos trentaines à nous battre avec Hollywood pour que THE FOUNTAIN puisse se faire. Les obstacles à franchir ont été innombrables. A maintes reprises, ils ont brisé notre volonté et ébranlé nos âmes, mais nous n’avons aucun regret. Je suis convaincu que l’ensemble de ce qui a constitué cette expérience – la douleur, la lutte, la passion qui nous animait – s’est frayé un chemin jusqu’à la copie définitive. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à le voir que nous avons enduré de souffrances et éprouvé de joie en le faisant.

Darren Aronofsky – 20 Juillet 2006

L’histoire de THE FOUNTAIN traite de l’amour et de notre difficulté à accepter la mort. A la fois intime et haletant, le récit se déroule sur trois époques radicalement différentes. L’idée germa dans l’esprit de Darren Aronofsky quand il réalisa qu’en dépit de l’importance du mythe de la vie éternelle dans plusieurs cultures, étonnamment peu de films ont été réalisés sur la quête de la fontaine de jouvence.

The Fountain« Le désir de vivre pour toujours est très enraciné dans notre culture. Chaque jour, les gens cherchent toutes sortes de façons de vivre plus longtemps ou de se sentir plus jeunes », avance Aronofsky. « Il n’y a qu’à voir la popularité d’une série comme « Nip/Tuck ». Les gens prient pour être jeunes et ils occultent le fait que la mort est une part essentielle de la vie. Les hôpitaux dépensent des sommes folles pour garder les gens en vie. Mais nous sommes tellement préoccupés par notre obsession du corps que nous en négligeons l’esprit. C’est l’un des thèmes centraux que je voulais aborder dans ce film : la mort nous rend-elle humains ? Si l’on pouvait vivre éternellement, perdrions-nous notre humanité ? » Pour exprimer efficacement ce thème, il fallait un concept novateur : « un concept qui a commencé comme un simple schéma griffonné sur une nappe de restaurant en 1999 et qui est ensuite passé par de multiples incarnations », avoue le réalisateur/scénariste.

The FountainUn homme, un amour. Une quête, un destin.

Une fois le thème central solidement établi, Aronofsky s’attaqua à cerner les motivations de son héros, les raisons qui le poussent à rechercher la fontaine de jouvence avec une telle détermination. Qu’il soit conquistador, scientifique ou astronaute, Thomas fait preuve d’une ferveur et d’une passion très particulières. Raconter l’histoire d’un homme qui refuse son sort et celui de ceux qu’il aime n’a rien d’évident. « Il est très difficile de raconter une quête d’immortalité sur une seule époque. C’est la raison pour laquelle l’histoire de Thomas se déroule au 16ème, 21ème et 26ème siècles », dit Aronofsky, en précisant toutefois que « THE FOUNTAIN ne raconte pas un voyage dans le temps traditionnel.

C’est plutôt comme si trois époques s’entremêlaient, comme si chaque personnage incarnait trois facettes différentes d’un seul et même homme. »

Le fait qu’il se déroule sur 1000 ans donne une dimension épique au parcours de Thomas. Mais le temps est aussi son pire ennemi. Chacune des trois histoires du film est une course contre la montre au nom de l’amour. Tomas le conquistador est chargé de trouver la fontaine de jouvence pour protéger sa Reine d’un ennemi qui a juré sa perte. Tommy le scientifique cherche le traitement contre le cancer de sa femme alors que ses jours sont comptés. Et Tom, qui a déjà vécu bien plus qu’un homme normal, est toujours à la recherche d’un moyen de retrouver son amour perdu. « Au plus profond, THE FOUNTAIN est une histoire d’amour très simple sur la perte d’un être cher et sur les leçons que l’on peut en tirer », explique Aronofsky, qui note que « quelle que soit son incarnation, Tommy aime Izzi si profondément qu’il ferait n’importe quoi pour la garder en vie. Mais il ne se rend pas compte qu’en cherchant sans cesse un moyen d’être avec sa femme pour l’éternité, il passe à côté du temps qu’il pourrait véritablement passer auprès d’elle. »

The Fountain« Il jouait devant 3000 personnes, mais vous aviez l’impression d’être juste à côté de lui. Je lui ai donné le script dans sa loge et il m’a rappelé le lendemain pour me dire qu’il voulait faire le film. Nous étions tous très passionnés par cette histoire. Hugh y a adhéré si vite que nous savions qu’il serait parfait. » Watson ajoute que « Hugh était bloqué sur son show pendant encore huit mois. Nous n’avions donc pas d’autre choix que de l’attendre. Pendant cette période, il avait un jour de congé par semaine, et il le passait à travailler avec Darren sur le personnage. Quand on s’est retrouvé sur le plateau, Hugh était Tommy Creo. »

« Le personnage était fantastique », dit l’acteur. « Tomas le conquistador a une énergie et une passion invraisemblables. Sa dévotion à sa Reine est sans restriction. Quand elle le charge de trouver la fontaine de jouvence, il est comme une flèche tirée d’un arc. Il la trouvera. Il atteindra sa cible quoi qu’il advienne. » La même chose peut être affirmée sur Tommy, le double du conquistador au 21ème siècle. « Tommy est un scientifique. Pour lui, la mort est une maladie qu’on peut guérir », poursuit Jackman. « Sa femme, Izzi, essaie de lui dire que la mort fait sans doute partie de notre code génétique et qu’y être confronté est une étape de notre progression en tant qu’êtres spirituels. Mais tout ce que Tommy voit, c’est sa mission : sa femme est mourante, il l’aime et il veut être à ses côtés. Il doit donc éradiquer la mort. »

Aux yeux de Jackman, c’est le même amour qui consume son personnage du 26ème siècle, Tom. « Une fois que Izzi a disparu, Tom flotte dans l’espace avec l’Arbre de Vie. Il a en quelque sorte transféré à l’Arbre son amour pour Izzi. D’une certaine façon, elle vit encore tant que l’Arbre est là. Il a finalement compris qu’il ne la sauverait pas.

The FountainAlors il sauvera l’Arbre. Juste avant de mourir, Izzi a raconté l’histoire de Xibalba à Tommy. Elle lui a dit que lorsque la nébuleuse exploserait, les âmes qu’elle renferme renaîtraient. Tom espère qu’en s’y rendant avec l’Arbre, Izzi et lui seront à nouveau réunis. » C’est le testament de celle qui l’aimait, et Tom y croit de toutes ses forces. Mais là encore, Tom essaie de tromper la mort. 1000 ans ont passé, mais il n’a toujours pas compris ce que sa femme essayait de lui transmettre. « Tommy sait que la mort est réelle ; il comprend que cela arrive », explique Jackman, « mais il veut être sûr que cela DOIVE arriver.

Devant la caméra

HUGH JACKMAN (Tomas, Tommy Creo, Tom)

The FountainOriginaire d’Australie, sa première apparition majeure dans un film américain date de son interprétation de Wolverine en 2000 dans le premier X-MEN, un rôle qu’il a repris depuis dans X2 et X-MEN : L’AFFRONTEMENT FINAL. Parmi ses autres films, on peut citer le rôle-titre de VAN HELSING, le thriller OPÉRATION ESPADON, avec John Travolta et Halle Berry et la comédie SOMEONE LIKE YOU, avec Ashley Judd. Jackman a reçu une nomination aux Golden Globes pour sa performance dans le drame romantique KATE & LEOPOLD, aux côtés de Meg Ryan. En plus de THE FOUNTAIN, Jackman sera à l’affiche de plusieurs films très attendus d’ici la fin 2006 : on le verra face à Scarlett Johansson dans la comédie de Woody Allen SCOOP et dans le nouveau film de Christopher Nolan THE PRESTIGE. Il prête par ailleurs sa voix aux films d’animation FLUSHED AWAY et HAPPY FEET.

Au théâtre, Jackman a remporté en 2004 le Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale pour son interprétation du chanteur-compositeur Peter Allen dans le spectacle de Broadway « The Boy from Oz ». Jackman a débuté sa carrière en Australie, dans les films indépendants PAPERBACK HERO et ERSKINEVILLE KINGS. En 1999, il a été élu « star australienne de l’année » à la convention du cinéma australien.

RACHEL WEISZ (Isabel, Izzi Creo)

The Fountain

Rachel Weisz

Elle a remporté un Oscar pour son rôle dans THE CONSTANT GARDENER. Dans ce film de Fernando Meirelles, elle jouait une activiste au destin funeste, une performance pour laquelle elle a également remporté un Golden Globe. Née et élevée à Londres, la comédienne est apparue dans la série LA MOMIE de Stephen Sommers, POUR UN GARÇON de Paul et Chris Weitz, STALINGRAD de Jean-Jacques Annaud et BEAUTÉ VOLÉE de Bernardo Bertolucci. Weisz a fait ses débuts au théâtre à Londres dans la pièce de Noel Coward « Design for Living », dirigée par Sean Mathias, pour laquelle elle a reçu le prix de la meilleure révélation aux London Drama Critics Awards. En 2001, elle a travaillé avec Neil LaBute à Londres puis off-Broadway dans l’adaptation théâtrale de « The Shape of Things ». Weisz a fait des études d’anglais à l’université de Cambridge, où elle a fait partie des co-fondateurs du Talking Tongues Theater Group, une compagnie connue pour ses spectacles expérimentaux.

ELLEN BURSTYN (Dr. Lillian Guzetti)

The FountainElle est l’une des rares comédiennes à avoir remporté un Tony Award et un Oscar la même année. En 1975, elle a en effet reçu un Tony pour sa performance à Broadway dans « Same Time, Next Year » de Bernard Slade et l’Oscar pour son rôle titre dans ALICE N’EST PLUS ICI de Martin Scorsese, qui lui valut également une nomination aux Golden Globes et un British Academy Award. Burstyn a aussi été nominée à l’Oscar et aux Golden Globes pour ses rôles dans la DERNIÈRE SÉANCE de Peter Bogdanovich, L’EXORCISTE de William Friedkin, SAME TIME, NEXT YEAR de Robert Mulligan, RESURRECTION de Daniel Petrie et REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky. La longue filmographie de Burstyn inclut entre autres THE KING OF MARVIN GARDENS de Bob Rafelson, PROVIDENCE de Alain Resnais, TWICE IN A LIFETIME de Bud Yorkin, CEMETERY CLUB de Bill Duke, THE YARDS de James Gray, LES DIVINS SECRETS de Callie Khouri et THE WICKER MAN de Neil LaBute.

Actrice de théâtre de premier plan, Burstyn est revenue à Broadway à l’automne 2003 dans « Oldest Living Confederate Widow Tells All », présenté au Longacre Theater, là où elle avait fait ses débuts en 1957 dans « Fair Game » de Sam Locke. Burstyn a été trois fois nominée aux Emmy Award pour son travail à la télévision, la plus récente cette année pour son rôle dans le téléfilm Mrs. Harris. Entre 1982 et 1985, elle a été la première femme présidente de la Actor’s Equity Association. Elle a également été directrice artistique de l’Actors Studio pendant six ans, là même où elle avait étudié auprès de Lee Strasberg. Docteur honoraire dans plusieurs écoles et universités, Burstyn donne également de nombreuses conférences aux Etats-Unis. Elle a récemment écrit ses mémoires, intitulées Lessons in Becoming Myself.

The FountainDerrière la caméra

DARREN ARONOFSKY (Réalisateur)

Né à Brooklyn, Darren Aronofsky vient d’achever THE FOUNTAIN, dont il a signé le scénario et la réalisation. Ce récit d’amour fou et de science-fiction a nécessité six ans de préparation. THE FOUNTAIN a été projeté en première mondiale au festival de Venise 2006 et sa sortie américaine est fixée au 22 novembre.

Après avoir fait ses débuts avec π en 1998, Aronofsky a enchaîné avec le très remarqué REQUIEM FOR A DREAM. Alors que π avait déjà reçu de nombreux prix, dont celui du meilleur réalisateur au festival de Sundance 1998, REQUIEM FOR A DREAM lui a valu la reconnaissance de la critique et du public cinéphile. Interprété par Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly et Marlon Wayans, le film fut présenté au festival de Cannes en 1999 et figura dans pas moins de 150 listes des 10 meilleurs films de l’année 2000, notamment celles du New York Times, de Rolling Stone, de Entertainment Weekly et de l’American Film Institute. Ce triomphe critique a été couronné par cinq nominations aux Independent Spirit Award, dont celle pour le prix du meilleur réalisateur, Ellen Burstyn remportant quant à elle le prix de la meilleure actrice. Pour sa performance saisissante, la comédienne a par ailleurs reçu des nominations aux Golden Globes et aux Oscars.

The FountainEn 1996, Aronofsky et son partenaire Eric Watson ont fondé la société de production Protozoa Pictures afin de développer leurs futurs projets. Protozoa a par la suite lancé Amoeha Proteus, une structure qui se consacre à la production de longs-métrages d’animation. Après des études secondaires à la Edward R. Murrow High School de Brooklyn, Aronofsky a suivi le cursus de cinéma et d’animation à l’université de Harvard. Son film de thèse « Supermarket Sweep » a remporté plusieurs prix internationaux et été finaliste national des Oscars étudiants en 1991. En 1994, il est sorti de l’American Film Institute titulaire d’un Master of Fine Art (M.F.A) en réalisation. En 2001, l’American Film Institute a décoré Aronofsky de la prestigieuse « Médaille des disciples de Franklin J. Schaffner. »

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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