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Mauvaise Foi, au cinéma le 6 Décembre 2006

L’HISTOIRE

Clara est juive, Ismaël est arabe. Ils forment un couple heureux et épanoui. Lorsque Clara tombe enceinte, c’est le plus beau jour de leur vie. Tout va bien…

ENTRETIEN avec Roschdy Zem

Roschdy Zem

Roschdy Zem

Comment décririez-vous Ismaël, votre personnage ?

Ismaël est un type indécis mais charmant. Il est musulman et il ne sait pas très bien où se situer par rapport à ses origines… Il n’a jamais trop cherché à savoir. J’ai voulu qu’Ismaël sorte des clichés des personnages arabes au cinéma. C’est pourquoi j’en ai fait un professeur de musique, passionné de jazz. Enfin, Ismaël, c’est un de ces hommes entre 35 et 40 ans qui passe beaucoup de temps avec ses potes et qui n’est pas prêt à assumer de véritables responsabilités. Un homme comme il en existe beaucoup aujourd’hui !

Comment est né le projet Mauvaise foi ?

Un jour, Philippe Godeau, le producteur du film, m’a proposé d’écrire un scénario sur une relation entre une juive et un arabe en France. Il pensait qu’il y avait là un vrai sujet de film.

J’ai accepté la proposition de Philippe et spontanément, j’ai voulu traiter le sujet sous forme de comédie. Mais il s’est passé une chose surprenante, c’est qu’assez tard dans la phase d’écriture – surtout pendant le tournage – une forme d’âpreté est venue se calquer sur le film, assez naturellement.

Vous aviez envie depuis longtemps de réaliser un film ?

Mauvaise foiAu départ, je devais seulement écrire le film et jouer dedans. Mais après la première version du scénario, quand on a commencé à chercher un réalisateur, Philippe m’a fait comprendre qu’il serait plus tranquille si c’était moi qui réalisait le film. Il est vrai qu’en écrivant, j’avais des images en tête, des plans du film… J’ai donc fini par accepter de réaliser Mauvaise foi, tout en gardant ce joli rôle que je m’étais écrit, tout ça de manière cohérente et poussé par Philippe Godeau.

Comment avez-vous travaillé avec Pascal Elbé, à l’écriture ?

Au bout de quelque temps d’écriture, j’ai rencontré des difficultés et la solution à mon problème a été Pascal. Au-delà du fait que j’ai apprécié de travailler avec lui, il est juif et cela s’est révélé primordial sur ce travail, précisément.

Mauvaise foiPendant l’écriture, je me demandais souvent jusqu’où je pouvais aller dans l’humour juif et dans la dérision à l’égard de l’Islam. Or, assez vite, en parlant de cela avec Pascal, j’ai constaté que j’avais tendance à le freiner dans son humour sur les Juifs et qu’il me freinait sur ce que je disais à propos des Musulmans. La censure ne venait donc pas d’où l’on pouvait l’attendre !

L’autre particularité de notre collaboration est qu’avec Pascal, on s’est vite rendu compte qu’on était forts pour écrire des scènes entre mecs, mais que c’était plus compliqué entre Clara et Ismaël, à cause du rapport au personnage féminin. On a donc demandé à Agnès de Sacy de collaborer au scénario. Elle nous a beaucoup aidés sur les personnages féminins. Sans elle, je pense que le scénario n’aurait jamais abouti.

Est-ce que la mixité fût un sujet délicat à traiter ?

Mauvaise foiLe couple mixte n’est pas un sujet grave en soi. S’il peut apparaître comme tel aujourd’hui, c’est parce qu’on est dans une période de repli communautaire et qu’on s’approprie un conflit (israélo-palestinien) qui a lieu à des milliers de kilomètres de chez nous. J’espère qu’on distinguera, à travers la façon dont tout cela est traité dans le film, notre idiotie à tous parce que je pense que nous sommes tous responsables de ça.

Ce que j’ai voulu montrer aussi, c’est que la différence entre Clara et Ismaël aurait pu être tout autre. Tout le monde a connu ce type de situation, mais sous différentes formes. Il y a des couples qui ont connu des difficultés parce qu’ils étaient issus de couches sociales différentes. Il n’y a pas que des histoires de race ou de religion qui causent des difficultés. Pour les familles, quand quelqu’un arrive et ne leur ressemble pas, c’est souvent problématique.

Mon film est un film sur le compromis. Aujourd’hui, les gens ne veulent plus en faire. Or, moi, je pense qu’on ne peut avancer, dans la vie, qu’avec des compromis !

Quelles sont les raisons majeures qui vous ont donné envie de faire ce film ?

On parle de plus en plus de religion aujourd’hui. Les acteurs, les chanteurs ou les sportifs parlent davantage de leur foi que de leur activité. Surtout, chacun se vante d’avoir une religion qui prône la tolérance et la paix, mais, quand on regarde de plus près, cette tolérance est assez limitée. Et puis j’en ai assez de l’amalgame ! Aujourd’hui, l’Islam dont on parle, c’est celui des pays qui souffrent : le Pakistan, l’Irak, la Palestine. Quand il y a souffrance, on tombe dans l’extrême. L’Islam dont j’ai voulu parler dans mon film, celui de la deuxième génération d’immigrés, est simplement spirituel. C’est celui-là qu’on a voulu montrer.

Mauvaise foiDe même que l’image du Juif au cinéma est souvent celle du Juif sépharade. On a voulu s’attarder sur les Juifs de l’Est, chez lesquels rien n’indique qu’ils sont Juifs, si ce n’est que c’est leur religion, simplement. J’ai voulu échapper aux clichés. C’est plutôt les Juifs comme on les voit dans le cinéma américain. Ils sont français avant d’être Juifs et ne sont pas dans des pratiques excessives. J’ai fait de même avec les Musulmans.

Quand je parle avec des amis, on s’aperçoit que notre foi est spirituelle. Elle n’intervient pas dans notre vie de tous les jours. Ma foi n’interfère ni dans mon travail, ni dans ma vie privée, c’est simplement un rapport privilégié que j’imagine avec Dieu. Or, aujourd’hui, on est nombreux à être comme ça, mais nous n’existons pas dans l’image que renvoient les médias. On montre ceux qui sont dans l’extrême, ce qui fait peur aux gens. Moi j’avais envie de parler de cette autre face de la religion.

Mauvaise foi est-il un film engagé ?

Oui, à mes yeux c’en est un. Il l’est devenu encore plus au moment du tournage. Je pense avoir été sincère et honnête, alors forcément, c’est engagé.

Comment avez-vous choisi vos acteurs ?

Mauvaise foiJ’ai eu les acteurs qu’il fallait pour le film.J’ai très vite pensé à Cécile de France pour interpréter Clara. Elle a cette qualité de pouvoir combiner plusieurs éléments pour interpréter un personnage. Sa palette de jeu est très large, et son physique lui permet d’aborder toute sorte de femmes. Avoir une actrice de cette trempe pour son premier film est une vraie chance ; son travail et son sérieux m’ont facilité la tâche. Personne ne ressemble plus à Clara que Cécile !

Pour Pascal Elbé, c’est différent. Au début, Milou je le voyais petit, un peu gros, pour faire un tandem classique de comédie et je n’imaginais pas un type grand, charmant et élégant comme Pascal. C’est lui qui m’a emmené vers ça et j’ai eu beaucoup de plaisir à le laisser faire.

Les seconds rôles étaient importants pour moi. Pour les interpréter, je voulais de vrais bons acteurs mais pas des stars. J’ai pris alors conscience que les acteurs qui me surprennent, au cinéma, étaient souvent des gens de théâtre, alors j’ai fouillé de ce côté-là avec Frédérique Moidon, la directrice de casting. Martine Chevallier, Bérangère Bonvoisin, c’est exactement ce type d’actrice que je cherchais, c elles qui s’imposent naturellement. Quant à Jean-Pierre Cassel, c’est sa subtilité qui m’a séduit, et je le voyais très bien en père de Cécile de France et aussi en cycliste. J’ai également été impressionné par le naturel du jeu de Leïla. Malgré son jeune âge, son jeu est solide.

Mauvaise foiComment avez-vous dirigé vos acteurs ?

J’ai essayé de réaliser ce film un peu comme j’ai toujours fait mon travail d’acteur, de façon assez instinctive. J’arrivais sur le plateau avec une idée des zones dans lesquelles j’avais envie d’attirer les acteurs, mais je voulais aussi garder la faculté de détruire ça en une minute en fonction de ce qu’ils allaient me donner pendant les répétitions. C’est comme ça que j’avais pensé la mise en scène et c’est comme ça que ça s’est passé : ne jamais arriver avec des certitudes.

Avez-vous envie de revivre une expérience de mise en scène ?

Ça m’a donné envie de faire d’autres films, mais à condition que le sujet soit aussi important que celui-ci à mes yeux. Tourner pour tourner, ça ne m’intéresse pas.

ENTRETIEN avec Cécile de France

Comment définiriez-vous votre personnage ?

Cécile de France

Cécile de France

Clara est juive mais je n’ai pas construit un personnage de juive, spécifiquement. En fait Clara me ressemble. Elle a mon âge, c’est une Parisienne, elle a un travail (psychomotricienne), elle a une place dans la société, disons que tout va bien pour elle. Mais le personnage de Clara se révèle surtout dans le couple qu’elle forme avec Ismaël ainsi que dans les épreuves qu’ils vont devoir affronter.

Est-ce un rôle différent de ceux que vous avez interprétés jusque-là ?

Ce rôle est pour moi très singulier. Habituellement je choisis plutôt des rôles où il y a une construction visible à faire, une transformation physique, une démarche à trouver, quelque chose qui m’éloigne de ma personnalité. Or, dans Mauvaise foi, ce qui m’a intéressée, c’est l’opposé de ça. J’ai travaillé sur la sincérité, la profondeur et la justesse des situations. J’ai aimé me concentrer sur l’infiniment petit plutôt que sur des choses évidentes. Pour moi, le challenge était là, dans le côté pointu des émotions. C’est un travail que j’ai effectué avec Roschdy, qui est très exigeant avec ses acteurs. De ce point de vue-là, je suis fière de ce que nous avons fait, j’ai effectué avec lui un beau v o y a g e.

La beauté de Clara est éclatante dans le film…

Mauvaise foiPour Roschdy, c’était important que Clara soit jolie et surtout qu’ ils forment un beau couple avec Ismaël. Il pense que le fait de parler du quotidien dans son film n’empêche pas de faire rêver. On n’est pas dans le glamour pour autant, mais il y a une vraie recherche de beauté dans son film. Il a soigné les lumières et fait en sorte que je sois pas mal. Je ne m’en plains pas, c’est agréable, ça aussi.

Quelles ont été les surprises pendant le tournage ?

Je pensais que le film serait plus léger, que la part de comédie prendrait vraiment le dessus. Or j’ai été surprise pendant le tournage, de voir qu’on allait vers quelque chose de plus profond encore que ce qui était écrit dans le scénario. C’est rare d’avoir cette sensation. Je trouve que ce travail est très ambitieux.

Que retiendrez-vous de cette expérience avec Roschdy Zem ?

Le travail était excitant, pas laborieux, c’était surtout du plaisir. J’ai abordé mon rôle sereinement parce que j’avais confiance en Roschdy. J’ai vu au bout de quelques jours que lorsqu’il n’était pas satisfait, il continuait les prises jusqu’à ce qu’il ait quelque chose qui lui convienne. Je n’ai donc jamais été frustrée… je me suis laissée aller. C’était comme fermer les yeux, tendre la main, se laisser guider et j’ai bien aimé cette sensation.

Pascal Elbé

Pascal Elbé

ENTRETIEN avec Pascal Elbé

Qui est Milou, votre personnage ?

Milou est le meilleur ami d’Ismaël. Ils ont vécu toute leur enfance ensemble, dans le même immeuble, avec leurs familles respectives. Milou est juif, Ismaël est arabe, néanmoins ils sont si complices qu’ils pourraient être des frères ou des cousins. Ils ont toujours tout partagé, même les traditions. Ils ont la même façon de voir les choses. Au fond, ils ont la même culture car ils sont les produits d’une même génération.

Comment vous êtes-vous partagé le travail d’écriture du scénario avec Roschdy ?

Roschdy avait déjà accompli un lourd travail quand je l’ai rejoint sur le travail d’écriture. Mais j’ai l’impression que la structure s’est faite à deux. Nous voulions absolument qu’il y ait un enjeu important dans le film et que la problématique dépasse les histoires de religion.

Quand nous avons imaginé que Clara tomberait enceinte, c’était pour renforcer l’enjeu dramatique du film. Ainsi le problème à résoudre entre Clara et Ismaël était de garder ou non l’enfant. Avec cette perspective, nous voulions que les gens, même s’ils n’étaient ni juifs ni musulmans, puissent se sentir concernés.

Quels étaient les écueils à éviter, sur le sujet de la mixité ?

Nous voulions éviter la caricature. C’est un choix exigeant et difficile parce que les gens radicaux existent, chez les Juifs comme chez les Musulmans. Mais ce n’était pas le propos du film.

Nous voulions parler des gens qui, comme Roschdy et moi, ont été élevés en France et attachent une grande importance à la laïcité. Nous voulions aussi parler des gens qui, bien que modérés et laïques, se sont mis à penser, du jour au lendemain, qu’ils étaient davantage juifs ou musulmans que français. Ces gens-là se sont repliés sur leur communauté, ce qui est stupide et les a éloignés radicalement de la réalité et de notre histoire.

Selon vous, Mauvaise foi est vraiment une comédie ?

Mauvaise foiOn a voulu écrire une comédie un peu engagée, un peu sociale, sans pour autant brandir les drapeaux. Nous ne sommes pas les porte-parole d’une cause. On a juste eu envie d’écrire sur un sujet qui, à un moment donné, nous a touché, et d’apporter ainsi une petite pierre à l’édifice du dialogue.

Quels rêves entretenez-vous avec ce film ?

Mon vrai rêve est de réunir les gens. C’est un film qu’on tord, depuis trois ou quatre ans avec Roschdy et nous nous sommes souvent dit, malheureusement, que si on ne le tournait que dans dix ans, le sujet serait encore d’actualité ! En fait, j’aimerais qu’un jour ce soit un film « has been » et qu’on puisse se dire : « Tu te rends compte qu’à l’époque, c’était comme ça ! »

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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