Articles Commentaires

Cine Blog » Films » Scoop, de Woody Allen, au cinĂ©ma le 1er Novembre 2006

Scoop, de Woody Allen, au cinéma le 1er Novembre 2006

ENTRETIEN avec Woody Allen

 

ScoopOn sait que vous aimez mener de front plusieurs projets. Comment cela s’est- il passĂ© avec SCOOP ?

Après MATCH POINT, Scarlett Johansson et moi avions envie de refaire un film ensemble. SCOOP Ă©tait une idĂ©e que j’avais en rĂ©serve et qui nous convenait. J’ai donc pensĂ© que c’Ă©tait une bonne occasion de le faire.

Quel a Ă©tĂ© le moteur de l’Ă©criture : le cĂ´tĂ© Ă©nigme, l’histoire d’amour, le personnage de cette jeune journaliste tenace que joue Scarlett ?

Au dĂ©part, il s’agissait d’un reporter, si obstinĂ©, si dĂ©terminĂ©, qu’il revient de l’au-delĂ  pour boucler une enquĂŞte. Je voyais cela comme un hommage aux grands journalistes d’investigation.

Vous avez ensuite fait de ce personnage une jeune Ă©tudiante en journalisme.

Ă€ l’origine, c’Ă©tait un homme, l’idĂ©e première m’Ă©tait venue avant de connaĂ®tre Scarlett. Mais en rĂ©digeant le script, il m’a semblĂ© que ce rĂ´le lui Ă©tait destinĂ©.

SCOOP est le deuxième film que vous tournez Ă  Londres, et un troisième est en post production. Seriez-vous tombĂ© amoureux de cette ville, Ă  l’inverse du personnage que vous jouez ici ?

C’est une ville qui a beaucoup d’attraits pour un cinĂ©aste. J’aime Ă©normĂ©ment tourner Ă  New York, mais Londres est une ville accueillante. La mĂ©tĂ©o est idĂ©ale, les conditions financières et artistiques sont bonnes. C’est très plaisant d’y travailler.

Avez-vous des extérieurs favoris à Londres, comme vous pouvez en avoir à New York ?

Je ne connais pas encore assez bien Londres, et j’ai plaisir Ă  l’explorer, Ă  parcourir ses rues. C’est une très jolie ville. On obtient facilement les autorisations de tournage, et si vous ajoutez la beautĂ© de ses ciels couverts, diffusant une belle lumière douce… Tout cela est très tentant pour un cinĂ©aste.

Après MATCH POINT, SCOOP vous a permis d’explorer encore d’autres facettes de Londres.

Étant citadin dans l’âme, je suis sĂ©duit, comme tout le monde ici, par l’abondance des parcs et jardins, par ces belles maisons blanches, par la campagne environnante et ces superbes rĂ©sidences oĂą il fait si bon tourner.

Vous avez refait Ă©quipe avec le directeur photo de MATCH POINT, Remi Adefarasin.

Je le connaissais seulement de rĂ©putation avant MATCH POINT. Les gens m’assuraient que j’aurais plaisir Ă  tourner avec lui, et que c’Ă©tait quelqu’un de remarquable. J’ai rencontrĂ© un homme très affable avec qui j’ai eu effectivement beaucoup de plaisir Ă  travailler. Je l’ai donc invitĂ© sur SCOOP, et j’ai Ă©tĂ© ravi qu’il soit disponible. En revanche pour le troisième film tournĂ© Ă  Londres, il avait dĂ©jĂ  des engagements. J’ai donc fait appel Ă  Vilmos Szigmond avec qui j’ai dĂ©jĂ  travaillĂ© sur MÉLINDA ET MÉLINDA

Woody Allen

Woody Allen

À travers le personnage de Sid Waterman – alias Splendini – vous renouez avec un thème qui vous tient à coeur : la magie.

C’est vrai, la magie m’a captivĂ© dès l’enfance et je continue Ă  apprĂ©cier. Je trouve toujours fascinant et très amusant tous ces attirails qui donnent aux numĂ©ros de magie une teinte exotique : coffres laquĂ©s « cheap » Ă  souhait, foulards de soie multicolores, Ă©pĂ©es, anneaux d’argent…

Et la tenue de magicien ?

Aussi, encore que je me sois autorisé certaines fantaisies.

Parlons de Sid et de son Ă©volution dans ce film. Il m’a rappelĂ© certains personnages de vos films ou de vos nouvelles qui connaissent un changement soudain et radical dans leur vie.

C’est un ressort classique du film Ă  suspense, comique ou dramatique, qui consiste Ă  projeter un quidam dans une histoire insensĂ©e Ă  laquelle il est totalement Ă©tranger. Ce n’est Ă©videmment jamais sans raison qu’on implique un innocent dans ce genre d’embrouille. Dans SCOOP, Sid se laisse convaincre par Sondra parce que c’est une fille adorable et pleine d’Ă©nergie. Il commence par s’intĂ©resser Ă  son histoire, dĂ©cide de l’aider, mais finit par ĂŞtre quelque peu dĂ©passĂ© par les Ă©vĂ©nements.

Dans les dernières scènes, on a l’impression qu’il se fait une obligation d’aller jusqu’au bout rien que pour elle.

Il l’aime bien. Son bon sens lui suggère ne pas se mĂŞler de cette affaire qui ne peut que lui attirer des ennuis, mais Sondra est originaire de son pays, de son quartier, et c’est quelqu’un avec qui il peut aisĂ©ment sympathiser. Il va donc de l’avant, grisĂ© par l’enthousiasme communicatif de cette fille obstinĂ©e, tombĂ©e amoureuse de l’objet mĂŞme de sa quĂŞte.

Vos derniers films mettent en vedette de jeunes protagonistes. Dans SCOOP, Sid et le fantĂ´me de Joe Strombel se montrent très protecteurs, voire paternels, Ă  l’Ă©gard de Sondra. Est- ce un virage conscient dans votre manière de raconter une histoire ?

C’est une Ă©volution naturelle. J’ai tenu pendant des annĂ©es la vedette de mes films. L’âge venant, j’ai passĂ© le relais Ă  d’autres, plus jeunes – surtout lorsqu’il s’agissait de rĂ´les Ă  connotation romantique.

Hugh Jackman et Woody Allen

Hugh Jackman et Woody Allen

Le personnage de Lyman et l’interprĂ©tation qu’en donne Hugh Jackman auraient-ils Ă©tĂ© inspirĂ©s par Cary Grant ? Je pense spĂ©cialement Ă  SOUPÇONS d’Alfred Hitchcock…

Non, je crois que cela fait partie de la personnalité de Hugh. Il est tellement élégant et aimable, il bouge avec tant de grâce que certaines comparaisons sont inévitables. On les avait déjà faites il y a quelques années, à propos de Hugh Grant.

Aviez- vous vu Hugh Jackman à la scène dans « The Boy from Oz » ?

Non, en fait je ne connaissais aucun de ses films, je ne savais pas Ă  quoi il ressemblait, mais j’avais entendu des propos très flatteurs Ă  son sujet. Il est venu nous voir en coup de vent, et j’ai dĂ©couvert ce bel homme, suave, charmant, plein d’humour. Je lui ai tout de suite offert le rĂ´le. C’est une chance qu’il ait Ă©tĂ© libre. Je ne connaissais pas davantage Ian McShane dont je n’avais vu ni la sĂ©rie « Deadwood » ni les films prĂ©cĂ©dents. C’est ma directrice de casting, Juliet Taylor, qui m’a mis sur sa piste, et il s’est passĂ© une fois encore ce qui arrive si souvent avec Juliet : la dĂ©couverte d’un acteur ou d’une actrice dont j’ignorais tout, et qui se rĂ©vèle dès la première minute un choix idĂ©al.

Woody Allen et Scarlet Johansson

Woody Allen et Scarlet Johansson

Dans MATCH POINT, vous aviez rĂ©vĂ©lĂ© une dimension dramatique insoupçonnĂ©e chez Scarlett Johansson. Ici, c’est son talent comique que vous mettez en valeur. Comment la dirigez-vous ? Quelle sorte de parte n a i re est- elle pour vous ?

Elle me procure une joie sans partage. C’est simple : elle a tout. Elle est belle et intelligente, drĂ´le, sexy, gentille, coopĂ©rative et aussi douĂ©e pour le drame que pour la comĂ©die. J’ai l’impression d’avoir touchĂ© le jackpot ! Au fil des ans, j’ai travaillĂ© avec certaines personnes – Diane Keaton, notamment – qui avaient tous les talents. Scarlett en fait partie. Elle irradie le plateau par sa seule prĂ©sence, elle dĂ©borde d’Ă©nergie et rĂ©pand autour d’elle une ambiance totalement positive. C’est un plaisir de travailler avec elle. Je ne parle pas seulement pour moi, car toute l’Ă©quipe l’adore et se rĂ©jouissait de la retrouver après MATCH POINT.

Arrive-t-elle Ă  garder la cadence dans vos Ă©changes ?

Scarlet Johansson

Scarlet Johansson

Mais c’est moi qui ai du mal Ă  ne pas ĂŞtre distancĂ© ! En fait, c’est une des rares personnes qui a toujours le dessus sur moi. J’ai beau inventer des rĂ©pliques dĂ©vastatrices, elle a toujours le dernier mot. Moi qui me flatte d’ĂŞtre rapide, je ne peux que respecter et admirer quelqu’un qui me coiffe rĂ©gulièrement au poteau. Je n’exagère pas. Tous ceux qui ont assistĂ© au tournage pourront vous le confirmer.

Vous avez confié dans SCOOP des petits rôles à des comédiens britanniques aussi réputés que John Standing, Julian Glover, Fenella Woolgar…

L’Angleterre dispose grâce Ă  son théâtre d’un va ste rĂ©servoir de ta lents. Qui plus est, certains de ses interprètes shakespeariens les plus douĂ©s ne rechignent pas Ă  tenir de petits rĂ´les ou Ă  s’illustrer dans un spot publicitaire. Ils n’ont aucun ego Ă  cet Ă©gard. C’est pourquoi on voit tout au long du film ces grands comĂ©diens pleins d’ardeur et d’enthousiasme, venus l’espace d’une journĂ©e nous faire bĂ©nĂ©ficier de leur talent.

Pour en revenir Ă  l’aspect comĂ©die Ă  suspense, vous ĂŞtes-vous remĂ©morĂ© certains titres en Ă©crivant SCOOP ? Bien que film soit plus lĂ©ger que MATCH POINT, on y trouve un Ă©lĂ©ment de mystère et de malfaisance.

J’ai pensĂ© Ă  ces histoires policières, parfois comiques, mais le plus souvent sĂ©rieuses, qui me plaisaient quand j’Ă©tais plus jeune : la sĂ©rie L’INTROUVABLE, avec William Powell et Myrna Loy, certaines comĂ©dies avec Bob Hope, sans oublier de nombreux films d’Hitchcock. Dans ma filmographie, un de mes films prĂ©fĂ©rĂ©s est MEURTRE MYSTÉRIEUX Ă€ MANHATTAN. Dans ce registre particulier, la comĂ©die est sans doute un peu moins efficace que le drame, mais je n’y peux rien : SCOOP est une comĂ©die, et je souhaitais un ton lĂ©ger, avec mĂŞme quelques touches de bouffonnerie. C’est le genre de film que j’aime voir et tourner. Je peux seulement espĂ©rer que le public partagera ce plaisir.

Entretien Réalisé par Jason Simos.

ENTRETIEN avec Hugh Jackman

Hugh Jackman

Hugh Jackman

Comment décririez-vous SCOOP ?

C’est une comĂ©die sophistiquĂ©e, spirituelle, très drĂ´le, avec quelques moments d’une tonalitĂ© plus noire. Je suis un fervent admirateur du cinĂ©ma de Woody Allen et j’ai retrouvĂ© dans ce script le parfum de certaines de ses anciennes comĂ©dies. Pour rĂ©sumer en deux mots : Sondra Pransky (Scarlett Johansson) et Sid Waterman (Woody Allen) apprennent que le fringant politicien Peter Lyman (moi-mĂŞme) pourrait ĂŞtre… un tueur en sĂ©rie. Fils de Lord et promis Ă  un bel avenir, Lyman est un personnage brillant, distinguĂ©, qu’on aurait du mal Ă  imaginer en serial killer. Les indices s’accumulent cependant, tandis que Sondra commence Ă  tomber amoureuse de Peter. Et les choses se compliquent…

Mais qui est donc Peter Lyman ?

C’est le genre d’homme qu’on voit rĂ©gulièrement Ă  la “une” des tabloĂŻds anglais, genre Hello ! ou OK !, qui raffolent de la gentry. C’est un sĂ©ducteur dĂ©bonnaire, issu d’une famille hautement respectable, qui s’affiche avec les top models en vogue. Comment Sondra le rencontre- t- elle ? C’est le fantĂ´me d’un journaliste qui lui a donnĂ© cette information selon lequel Peter serait un tueur. Elle y croit dur comme fer, dĂ©terminĂ©e Ă  mener l’enquĂŞte jusqu’au bout, avec l’aide de Sid. Peter, qui vit dans un monde quelque peu fossilisĂ©, est fascinĂ© par cette crĂ©ature effervescente, d’une beautĂ© ra yonnante et d’une franchise redoutable. Oserais-je dire que lui aussi commence Ă  en tomber amoureux…

Votre description de Sondra m’Ă©voque ces journalistes de l’âge d’or du cinĂ©ma, combatives, pleines de fougue et que rien n’arrĂŞtait.

C’est un peu dans cet esprit que Scarlett la joue.

Hugh Jackman, Scarlet Johansson et Woody Allen

Hugh Jackman, Scarlet Johansson et Woody Allen

Comment Woody Allen vous a-t-il a proposé le rôle de Peter ?

Mon agent m’avait informĂ© que la directrice de casting de Woody Allen souhaitait me voir pour leur prochain tournage londonien. Woody Allen Ă  Londres ? Cela sonnait Ă©trange… Petit avertissement : je ne devais pas me vexer si l’entrevue s’arrĂŞ tait au bout deux minutes. Finalement, cela a durĂ© trois minutes, ce qui m’a paru de bon augure ! Ça s’est dĂ©roulĂ© Ă  peu près comme ceci : « Bon, alors, voilĂ , je vais tourner ce film, et je sais que vous avez sans doute des trucs plus importants Ă  faire. Mais, Ă  supposer que vous ayez envie de lire ce script – ce qui n’est probablement pas le cas – et Ă  supposer que ça vous plaise, sachez que j’aimerais bien le tourner avec vous. » VoilĂ . Nos rapports ont tout de suite Ă©tĂ© d’une simplicitĂ© biblique, et le sont restĂ©s. Ce tournage a Ă©tĂ© l’une de mes meilleures expĂ©riences Ă  ce jour.

Vous avez travaillĂ© avec lui Ă  double titre, puisqu’il joue aussi dans le film.

« Travailler avec Woody Allen » ! J’adore redire cette phrase, bien qu’il me faille encore me pincer pour y croire. Travailler avec lui, c’est formidable parce qu’il fait rĂ©gner sur le plateau une ambiance incroyablement sereine. Il est d’un calme olympien, et Ă  15 heures pile, il vous libère et vous rentrez chez vous, comme un petit fonctionnaire ! Il ne multiplie pas les prises, ni les rĂ©pĂ©titions. J’avais, par exemple, une scène oĂą je devais embrasser Scarlett – il fallait bien que quelqu’un se sacrifie – et Woody a bouclĂ© cela en un clin d’oeil. Le bon cĂ´tĂ© de la chose, c’est que j’ai pu dire honnĂŞtement Ă  ma femme : « ChĂ©rie, ça n’a pas durĂ© plus de vingt secondes. » Il y a quand mĂŞme eu un problème, et de taille : Woody adore improviser, principalement ses propres rĂ©pliques. Il vous laisse aussi broder si vous le souhaitez, ce qui est sympa. L’ennui, c’est que chaque fois qu’il improvise ,c’est tordant… et diffĂ©rent Ă  chaque prise. Du coup, j’Ă©clatais rĂ©gulièrement de rire, ce qui finissait par le vexer. « Non, non, s’il vous plaĂ®t, Sid est un rustre, il n’a rien de drĂ´le », me disait-il. Et moi de rĂ©pondre : « D’accord, mais essayez donc de le rendre un peu plus sinistre, car si vous continuez comme ça, j’aurai du mal Ă  me retenir. « C’Ă©tait Ă©galement merveilleux de voir Woody face Ă  Scarlett. Ils ont une relation tout Ă  fait unique, et je comprends qu’il ait voulu la reprendre dans la foulĂ©e de MATCH POINT. Ils sont très drĂ´les ensemble et nous ont beaucoup fait rire sur le plateau.

Hugh Jackman et Scarlet Johansson

Hugh Jackman et Scarlet Johansson

Comment se passe le travail avec Scarlett ?

C’est une fille qui peut tout faire. Elle irradie l’Ă©cran, elle chante divinement, elle danse… toute l’Ă©quipe Ă©tait sous le charme. C’est aussi quelqu’un de très terre Ă  terre, de très Ă©quilibrĂ©. Je n’ai eu que du bonheur Ă  tourner avec elle. Je viens d’ailleurs de la retrouver sur THE PRESTIGE de Chris Nolan.

Votre personnage garde une part de mystère et d’ambiguĂŻtĂ©. Comment avez-vous abordĂ© cela ?

S’agissant d’une comĂ©die autant que d’une Ă©nigme policière, le specta teur n’est jamais sĂ»r de l’innocence de Peter Lyman. Je suis Australien, de parents anglais, et je trouve que les gens d’ici ne se laissent pas facilement approcher. Il faut un temps fou pour connaĂ®tre vraiment un Anglais. C’est pourquoi j’ai voulu faire de Peter un type charmant, mais un peu rĂ©servĂ©, ce qui renforce son caractère Ă©nigmatique et laisse planer le mystère jusqu’au bout.

Comment se déroule un tournage en Angleterre avec un réalisateur aussi foncièrement américain que Woody Allen ?

Les gens l’adorent. On a vu dĂ©barquer pour une seule journĂ©e de travail des comĂ©diens pre stigieux qui avaient tout simplement envie de travailler avec lui. Il n’en revenait pas et Ă©tait presque honteux de n’avoir Ă  leur offrir qu’une ou deux rĂ©pliques. Par ailleurs, on ne tourne pas beaucoup de films Ă  Londres, et encore moins de productions de cette qualitĂ©. Tous ceux qui ont collaborĂ© Ă  SCOOP l’ont ressenti comme un privilège et un honneur. Pour ma part, ce tournage a Ă©tĂ© un pur bonheur. Je l’ai vĂ©cu comme une très belle exprience dont je serai Ă©ternellement reconnaissant.

Entretien réalisé par Maitland McDonagh.

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


ClassĂ© dans : Films · Mots-ClĂ©s: ,

Contenus sponsorisés
loading...

Commentaires Clos.