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Click: télécommandez votre vie, au cinéma le 4 Octobre 2006

 

L’HISTOIRE

Click: Télécommandez votre vieMichael Newman travaille comme un forcené en espérant que son patron reconnaîtra enfin sa valeur, mais il se l’est juré : plus tard, quand il en aura le temps, il s’occupera enfin de sa femme et de ses deux enfants… Après une nouvelle nuit blanche, épuisé, Michael s’énerve parce qu’il n’arrive même plus à distinguer laquelle de ses télécommandes met la télévision en marche. Il décide alors de se procurer la télécommande parfaite, qui lui permettra de commander tous ses appareils… Celle qu’il va trouver est un modèle unique, fait pour lui changer la vie… Très vite, Michael s’aperçoit que ce petit bijou a des capacités extraordinaires, comme de baisser le son du chien, de faire une vraie pause ou de passer en avance rapide sur une querelle avec sa femme. Michael contrôle désormais tout son univers, et les possibilités semblent infinies ! Mais la télécommande possède aussi des fonctions dont Michael ignore tout et qu’il ne va pas tarder à découvrir…

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un contrôle absolu sur sa vie ? Qui ne s’est jamais dit que tel ou tel passage de son existence aurait dû être accéléré s’il avait été un film ? Un homme achète une télécommande miracle qui lui permet non seulement de commander sa télévision et sa chaîne hi-fi, mais potentiellement toute sa vie… Cela semble trop beau pour être vrai, et Michael se rend effectivement vite compte que l’appareil réserve quelques surprises…

AU DOIGT ET A L’OEIL

Steve Koren, scénariste et producteur de CLICK : TELECOMMANDEZ VOTRE VIE, se souvient du moment où il a eu l’idée du film : « Ma petite amie et moi avions eu une longue dispute. J’ai fini par attraper la télécommande, la pointer vers elle, et j’ai appuyé sur le bouton « muet »… Elle n’a pas trouvé ça drôle, mais ça m’a donné une idée… Et je crois que beaucoup de gens comprendront ! »

Adam Sandler

Adama Sandler

Avec son partenaire à l’écriture, Mark O’Keefe, Steve Koren a commencé à réfléchir à ce qui arriverait si on était vraiment capable de diriger sa vie grâce à une télécommande, si on pouvait augmenter ou baisser le volume du monde autour de nous. Que se passerait-il si on pouvait rembobiner sa vie et revoir son passé ? Et si, au lieu de s’interroger sur le futur, on pouvait faire « avance rapide »et aller voir ?

« Il y avait une infinité d’idées, de possibilités, de zones à explorer, et c’était très amusant de voir le personnage se frayer un chemin au milieu de tout ça. En explorant le passé et l’avenir pour découvrir ce qu’il cherche, Michael apprend également d’autres choses sur sa vie… En fin de compte, c’est un film qui dit qu’il faut vivre dans le présent ! »

« Le plus facile, précise Steve Koren, a été de m’asseoir avec Mark et de réfléchir à toutes les choses drôles qu’on pouvait imaginer à propos de cette télécommande. Le plus dur a été le voyage émotionnel du personnage et sa cohérence. Ici, pas question de commencer l’histoire à un moment donné et de terminer un certain nombre de jours plus tard… On saute sans arrêt en avant ou en arrière dans le temps. Le film commence au présent, retourne dans le passé, puis plonge trente ans en avant dans le futur, puis revient à l’époque où le personnage était enfant. Au point de vue écriture, c’était assez difficile à construire. »

Ce qui ajoutait encore à la difficulté était qu’au départ, beaucoup des sauts dans le temps de Michael ne sont pas intentionnels. « Au travail par exemple, il veut sa promotion sans avoir à se donner le mal de la gagner… D’un simple clic, il est soudain associé… Qui ne serait pas tenté d’appuyer sur le bouton ? »

Les problèmes surviennent lorsque la télécommande commence à anticiper les intentions de Michael et « zappe » d’elle-même. Par exemple, chaque fois qu’il commence à se quereller avec sa femme, la télécommande fait un bond en avant jusqu’à la fin de la querelle.

Christopher Walken et Adam Sandler

Christopher Walken et Adam Sandler

Steve Koren commente : « Le film présente une combinaison de ces choix. Au début, Michael sait où il va, mais très vite, il ne sait plus où tout cela l’entraîne. Il se réveille, et soudain il est trente ans dans l’avenir, au lit avec quelqu’un qu’il ne connaît pas… Cette notion vient souligner les thèmes plus sérieux du film : vous pouvez assister à un événement sans être vraiment présent – soit vous pensez à quelque chose qui s’est déroulé dans votre passé, ou bien vous vous inquiétez de ce qui se passera après. C’est cela que nous avons appelé « pilotage automatique » : vous parlez aux gens mais vous n’êtes pas vraiment là.

« La partie que je préfère est celle où Michael se sert pour la première fois de la télécommande et arrive sur le menu de sa vie. J’adore cette idée ! On vous donne un DVD de votre vie, vous pouvez le lire ou entendre un commentaire sur « le making of » de vous-même… C’était très drôle à écrire et encore plus drôle de voir Frank réaliser cela et Adam le jouer ! »

Steve Koren et Adam Sandler se connaissent depuis l’émission « Saturday Night Live », où ils avaient travaillé ensemble sur de nombreux sketches. Steve Koren commente : « Adam invente toujours de nouvelles choses, il sait comment faire naître l’humour. Adam et Frank ont donné naissance ensemble à de très grands succès. Adam écoute les idées, les absorbe et les restitue en les rendant meilleures encore. C’est très amusant de lui proposer des choses et de le voir démarrer dessus… Avec lui, chaque prise est différente. »

UNE TOUCHE FAMILIALE

Frank Coraci, le réalisateur, confie : « J’ai d’abord été attiré par ce projet parce qu’il me permettait de travailler avec des gens que j’aime sur un scénario très tentant. Je savais qu’on allait s’amuser. L’idée est vraiment géniale !  Le point de départ de CLICK m’offrait aussi la possibilité d’être visuellement plus aventureux que ce que permet en général une comédie. J’ai pu rêver de ces grands moments visuels, les storyboarder puis arriver sur le plateau chaque jour et les réaliser… J’ai adoré cette expérience. »

Frank Coraci et Adam Sandler, star et producteur du film, sont amis depuis l’adolescence. Ils sont allés à l’université ensemble – le producteur Jack Giarraputo et Coraci partageaient la même chambre – et ils ont toujours aimé se faire rire l’un l’autre.

Frank Coraci ajoute : « Une autre raison qui m’a donné très envie de faire ce film est qu’on y trouve beaucoup des éléments qui nous font rire Adam et moi, des choses sur la vie qu’on a apprises en grandissant… En vieillissant, on a commencé à faire des films sur ce que nous avions vécu. »

La camaraderie sur le plateau et les relations de confiance qui remontent à l’université ont nourri la créativité de l’équipe. « A la fin de la journée, raconte le réalisateur, on se disait que le scénario était déjà drôle à la base, mais qu’on en avait fait quelque chose d’encore plus marrant… Et on se disait ça tous les jours ! »

LES PERSONNAGES

Morty

C’est Christopher Walken qui incarne Morty, l’énigmatique employé qui procure la télécommande à Michael. Même si l’acteur était un nouveau venu dans le groupe, il s’est intégré tout de suite. Frank Coraci précise : « Voir Adam Sandler et Christopher Walken côte à côte est jubilatoire… Walken est un acteur de génie, et ils forment un duo stupéfiant. Il est rare de voir des acteurs de cette dimension faire des choses aussi drôles ! »

Christopher Walken s’est servi de sa formation de chanteur et de danseur pour le rôle. Frank Coraci commente : « On n’a pas l’habitude de le voir chanter ou danser. Mais ce qui était plus impressionnant encore, c’est sa capacité à faire de n’importe quel mot du dialogue quelque chose de drôle. Il suffit de l’écouter prononcer le mot « télécommande »… Je ne connais pas beaucoup d’acteurs qui peuvent faire rire avec un seul mot ! »

Kate Beckinsale

Kate Beckinsale

Donna

Frank Coraci explique : « Pour incarner l’épouse idéale, nous avons choisi l’actrice idéale : Kate Beckinsale. La clé de l’histoire est que Michael a deux enfants extraordinaires et une épouse merveilleuse, très belle et qui le soutient totalement. C’est le genre de femme parfaite que tout homme voudrait épouser, séduisante, d’une grande force de caractère, avec beaucoup de cœur. Je ne vois pas qui pourrait ne pas tomber amoureux d’elle ! »

Ted et Trudy

Pour incarner Ted et Trudy, les parents de Michael, les cinéastes ont choisi deux acteurs chevronnés, Henry Winkler et Julie Kavner. Frank Coraci commente : « Ce sont des parents parfaits, d’origine ouvrière, des gens tellement attentionnés et affectueux qu’ils finissent par vous porter sur les nerfs ! Henry et Julie ont été parfaits, ils fonctionnent ensemble à merveille. Henry avait travaillé avec nous sur WATERBOY, et il savait comment nous procédons. Et Julie s’est tout de suite sentie à l’aise. »

Mr. Ammer

Le patron insensible de Michael est joué par David Hasselhoff. « C’est un acteur qui a tellement d’énergie qu’on dirait « qu’il est plusieurs ! » commente le réalisateur. C’est un symbole, mais c’est aussi quelqu’un de très drôle. Il est arrivé, nous a fait totalement confiance, et il s’est bien amusé… tout comme nous ! »

Les enfants

Quant aux enfants, Tatum McCann, qui joue Samantha, et Joseph Castanon, qui incarne Ben, « ils ont été impressionnants », selon le réalisateur. « Tatum est si adorable qu’on l’aime tout de suite, et Joseph est bourré de talent. Ils apprenaient très vite. Ils venaient me voir à la fin de la journée de travail et ils m’embrassaient très fort…. Tous, nous avons formé une famille sur ce film. »

DETOUR VERS LE FUTUR

 

Click: télécommandez votre vieFrank Coraci explique : « Perry Andelin Blake a créé les décors de tous mes films dont DEMAIN ON SE MARIE, WATERBOY et LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS. C’est lui qui m’a dit qu’il fallait que je fasse CLICK parce qu’il y avait de fabuleux mondes à créer… Entre autres, l’appartement de célibataire idéal du futur ! »

Le film a offert à Perry Andelin Blake l’occasion de créer des décors du futur mais aussi du passé. Il explique : « Dès le départ, Frank et moi avons conçu la maison de Michael, un décor très important du fait qu’une grande partie du film s’y déroule et qu’en plus, Michael est architecte de profession. Il a acheté cette maison des années 50 décorée dans le style années 70 avec l’intention d’en faire une maison vraiment cool. Mais parce que c’est un bourreau de travail, il ne s’en occupe pas. C’est sa femme qui la prend en charge. »

Le chef décorateur poursuit : « Dans le futur, Michael vit dans un appartement un peu fou et totalement glacial – du noir, du gris, du bleu… Au fil du temps, Michael change, et nous avons voulu créer un fort contraste entre sa nouvelle et son ancienne vie, une vie de famille ordinaire dans un environnement chaleureux, des couleurs accueillantes, des matériaux tactiles comme la pierre et le bois dans des tons chauds. L’appartement de Michael est dépouillé, impeccable et net, très peu naturel, avec des arêtes et des angles aigus… »

Perry Andelin Blake explique : « L’arrière-boutique du magasin Bed, Bath & Beyond où Michael trouve Morty et sa télécommande, a été conçu pour être excentrique, tout comme le personnage de Morty. On y a un sentiment étrange, comme si l’univers qu’on trouve dans cette partie du magasin était lui-même vaguement bizarre. Nous avons mélangé l’ancien et le futuriste ; des objets qui ont l’air très modernes en côtoient d’autres qui semblent très vieux. Dans une boutique qui porte le nom de Bed, Bath & Beyond, on s’attend à voir des articles pour salle de bains, de la literie… Et puis on découvre cette porte et il y a une transition… En entrant, vous avez vraiment le sentiment de vous retrouver ailleurs. »

L’un des éléments essentiels créés par Perry Andelin Blake a été la télécommande qui déclenche toute l’histoire. Le chef décorateur précise : « Nous avons décidé d’en faire un objet simple au lieu de jouer le high-tech. C’est à la base une télécommande pour gens ordinaires… Lorsque je l’ai dessinée, j’ai voulu qu’elle soit agréable à tenir, confortable, ce qui n’est pas le cas de bien des télécommandes. J’ai commencé par prendre un morceau d’argile et par le presser entre mes doigts, puis j’ai moulé les emplacements des touches. Je voulais un objet ergonomique, qu’on ait bien en main, pas trop lourd… Un objet qui procure un sentiment d’harmonie quand on le prend en main. »

LES EFFETS VISUELS

 

Adam Sandler

Adam Sandler

Jim Rygiel et Pete Travers, de chez Imageworks, ont supervisé les effets visuels de CLICK. Rygiel explique : « Ce film exigeait ce que l’on appelle des « effets cachés ».Fondamentalement, les effets font intervenir deux plans différents formant une même image, comme lorsque le personnage d’Adam remonte à lui-même quand il était jeune : il y a le Michael jeune et le Michael plus âgé en même temps à l’image. Il a fallu imaginer comment les avoir tous les deux ensemble, les faire se regarder et réagir l’un par rapport à l’autre.

« Nous avons utilisé des caméras pilotées par ordinateur qui permettent de répéter indéfiniment le même mouvement. Nous filmions le Michael plus âgé, puis le Michael plus jeune, puis nous les combinions dans la même image. »

Jim Rygiel a collaboré avec plusieurs départements différents tout au long du film. Il a travaillé en coordination constante avec les dresseurs des animaux et le département effets spéciaux afin d’obtenir les plans que souhaitait Frank Coraci. Il explique : « Les effets spéciaux sont d’ordre physique, c’est ce département qui s’occupe par exemple de faire pleuvoir sur tout un décor. Ils travaillent dans le concret alors que les effets visuels sont plus impalpables. Ils sont faits généralement en assemblant des petits morceaux d’images créés ça et là par différentes méthodes, puis traités chez Sony Pictures Imageworks et unis pendant une période de trois ou quatre mois à la postproduction. Lorsque les monteurs ont leur liste de montage, ils nous la donnent et nous décidons de la manière dont nous allons pouvoir tout rassembler. »

Jim Rygiel poursuit : « La composition d’image en temps réel est une technologie plutôt ancienne dans le monde des effets visuels. Aujourd’hui, nous disposons de la nouvelle caméra numérique Genesis. Avec la pellicule, les choses peuvent vite se compliquer parce qu’il faut scanner et corriger les couleurs. Avec la nouvelle Genesis, tout se fait dans le système informatique. Avant, il nous aurait fallu deux ou trois jours pour entrer les images d’un morceau de pellicule dans notre système. A présent, je peux littéralement sortir du plateau avec les données et les intégrer dans notre système en une heure… Cela gagne un temps considérable. Et la qualité est fantastique pour les écrans bleus, il n’y a plus le grain de la pellicule. Cet aspect-là de la technologie est passionnant. »

Pour Rygiel et son équipe, créer un style visuel futuriste a été une question d’équilibre délicat. « Il fallait constamment mesurer le pour et le contre, savoir jusqu’à quel point on pouvait aller. Ce n’est pas parce que quelque chose est possible que c’est forcément la bonne solution. »

Jim Rygiel a travaillé avec le département décoration sur l’utilisation d’un TransLite, un immense écran photographique en rétroprojection qui sert sur les décors. Pour éviter que ce procédé ne paraisse trop statique, Rygiel y ajoute par la suite des éléments qui lui donnent de la vie, comme de la fumée qui sort des cheminées, des oiseaux qui volent, un avion au loin… Ces éléments visuels font croire au public qu’il s’agit d’un élément vivant, réel, et non pas d’une image fixe.

LES EFFETS SPECIAUX

 

Christopher Walken

Christopher Walken

Le superviseur des effets spéciaux John Hartigan explique : « Bien qu’il y ait toujours de nombreux défis pour mon département quand nous travaillons sur une production Happy Madison, on s’y amuse toujours aussi beaucoup. Ici, par exemple, nous avons dû trouver comment faire la scène où Adam Sandler reçoit un hélicoptère miniature dans la figure. Nous avons fabriqué un hélico dans une mousse très souple, puis avons utilisé un câble pour contrôler exactement la trajectoire et le mouvement. Le résultat est un gag visuel très drôle. »

Le département effets spéciaux a utilisé des grues et une grande rampe à pluie de 30 m de long pour les prises de vues du décor extérieur d’un hôpital à Thousand Oaks. Hartigan et son équipe ont fait venir deux grues de 300 tonnes pour répartir la pluie sur tout le décor.

Une autre scène difficile a nécessité de transformer tout un bloc d’immeubles à Glendale en un magnifique paysage hivernal. Hartigan et son équipe ont travaillé toute la nuit et la matinée suivante pour floquer tous les arbres et recouvrir de neige les rues et les toits, ajouter des stalagtites sur les avant-toits… Une centaine de tonnes de glace pilée a été broyée et transformée en vraie neige.

« Il y avait des blocs de glace de 130 kg, des remorques de 12 m et cinq tonnes de blocs de glace, et nous avons utilisé des gros souffleurs pour projeter la neige à 12 à 15 m en l’air. Quand elle retombait, nous la répartissions à la pelle, comme si elle était le produit d’une récente tempête. »

Pour une autre scène, John Hartigan et son équipe ont câblé Christopher Walken afin qu’il se déplace comme par magie. « Nous avons utilisé un harnais sur écran vert. Nous avons fabriqué un système qui lui permette de se déplacer longitudinalement, de monter et descendre, et qui permette de faire des scènes composites pour le fond. Nous voulions que Morty paraisse flotter et que ses vêtements semblent eux aussi flotter dans les airs. »

Rick Baker, le concepteur des maquillages spéciaux, avait travaillé avec le producteur exécutif Barry Bernardi sur LA MAISON HANTEE ET LES 999 FANTOMES. C’est Bernardi qui lui a demandé de lire le scénario de CLICK.  « Le scénario m’a profondément touché, confie Baker. Il dit qu’il faut apprécier les gens qui sont autour de vous tant qu’ils sont là… »

Christopher Walken et Adam Sandler

Christopher Walken et Adam Sandler

CLICK a été un film particulièrement complexe pour Baker, qui explique : « Le plus difficile dans le maquillage est de faire vieillir les acteurs de façon réaliste. C’est beaucoup plus facile de faire un alien ou un monstre parce qu’on n’en voit pas tous les jours ! Mais on voit des personnes âgées tout le temps, elles nous sont très familières… et le film couvre toute la vie d’une personne. »

Le personnage d’Adam Sandler passe en effet de 17 ans à la vieillesse, et ses parents, joués par Henry Winkler et Julie Kavner, sont tour à tour jeunes, d’âge mûr et beaucoup plus âgés. « En plus, nous faisons cela avec plusieurs personnages que vous voyez à différentes époques à des âges différents, commente Rick Baker. Heureusement, j’avais une équipe de gens très doués qui ont de l’expérience… »

La première étape du processus a consisté à rassembler des photos de tous les acteurs. Rick Baker explique : « Nous prenons ensuite une empreinte du visage, à partir de laquelle nous réalisons une sculpture. Nous filmons aussi les acteurs en mouvement, pour observer comment bougent leurs traits, à quel endroit la peau se plie et se tend. A partir de l’endroit où la peau se plie, nous essayons de prédire où se formeront les rides et les zones où les traits se relâcheront, où la peau s’affaissera lorsqu’ils vieilliront. Nous faisons ensuite des images Photoshop de ce à quoi nous pensons qu’ils ressembleront et nous proposons plusieurs choix aux acteurs. « Avec une femme aussi belle que Kate Beckinsale, poursuit Baker, nous savions que même plus âgée, elle sera encore très belle. Le changement est subtil, mais néanmoins perceptible. »

« Nous avons rencontré l’une de nos plus grandes difficultés avec Henry Winkler et Julie Kavner, qui doivent avoir l’air non seulement plus âgés, mais aussi plus jeunes qu’ils ne le sont actuellement. On les voit à la naissance de Michael, et il fallait qu’on les fasse passer pour de jeunes parents. Nous avons réalisé plusieurs moulages de leur visage, un « normal » et un avec la peau tendue par du scotch, presque comme pour un lifting chirurgical. C’était très inconfortable pour les acteurs parce que leur peau était tirée autour du cou et du visage… Nous avons collé la peau sous leurs yeux juste sous la ligne des cils. Puis nous les avons maquillés avec précaution et leur avons posé des perruques et des postiches de cheveux… Le résultat est assez impressionnant. Ils ont vraiment l’air plus jeunes… C’est même dommage que les scènes où Henry apparaît plus jeune et plus vieux ne soient pas juxtaposées, on n’en aurait que mieux apprécié le changement. »

Rick Baker poursuit : « La coopération entière de l’acteur est nécessaire pour réussir ce genre de maquillage. C’est très dur de rester assis pendant aussi longtemps. Il m’est arrivé d’être moi-même maquillé, et je sais d’expérience que le temps passe beaucoup plus lentement quand vous êtes dans le fauteuil que lorsque c’est vous qui appliquez le maquillage !

« Si vous devez faire une fausse tête et la peindre, cela vous demande une semaine. Ici, vous disposez d’une heure pour accomplir ce qui demanderait plusieurs jours… Coller toutes les pièces, en particulier le silicone, est très difficile. C’est un matériau souple, et lorsque vous le mettez en place vous risquez facilement de le déformer si vous n’y prenez pas garde. C’est aussi très difficile de faire les raccords pour les bordures, parce que si vous ratez, il faut tout recommencer… »

Click: télécommandez votre vieRick Baker raconte : « Avant de commencer, j’ai expliqué à Adam les différentes phases de maquillage pour modifier son apparence, et il m’a confié qu’il avait du mal à rester en place… Heureusement, il n’en avait que pour quelques jours, cela n’avait rien à voir avec des films comme LE GRINCH ou PROFESSEUR FOLDINGUE, dans lesquels les acteurs doivent être maquillés tous les jours pendant trois mois ! Heureusement, j’avais avec moi des champions du maquillage comme Bill Corso, qui a appliqué son maquillage à Adam, ou Kazuhiro Tsuji, un Japonais qui a beaucoup contribué au style visuel de CLICK. Il s’est énormément investi dans la conception et la fabrication des pièces et dans l’application du maquillage. Il a fait les essais initiaux et s’est occupé de l’application des maquillages pour Henry et David Hasselhoff. »

Adam Sandler subit une transformation spectaculaire en devenant obèse… Ce maquillage a été réalisé à partir d’une seule grande pièce de silicone sans jointure. Rick Baker a effectué un moulage de la tête de l’acteur puis l’a ensuite séparé en de multiples morceaux comme un puzzle. Il lui a fallu six semaines pour faire le moulage, un impressionnant puzzle, qui a ensuite été transformé en moule sans aucune jointure de manière à ce qu’il puisse être appliqué et avoir l’air complètement crédible.

Rick Baker explique : « Dans le film, le personnage d’Adam se réveille un beau jour et il se voit dans le miroir… Il hurle parce qu’il pèse maintenant plus de 135 kg ! » Il fallait de quatre à cinq heures pour appliquer la pièce de silicone, le maquillage et les cheveux, et faire enfiler à Adam Sandler son « fat suit ». « Il n’a pas été facile pour Adam de rester assis durant tout ce temps, mais il l’a fait pour le film… et le résultat est époustouflant ! »

avatar A propos de l'auteur : fandecine (217 Posts)

Administrateur du site Ciné Blog. Passionné de S-F, fan d'Isaac Asimov et Philip K. Dick, j'ai créé en 2005 le site Fan de Cinéma. J'aime le cinéma de Kubrick, de Tim Burton, de terry Giliams et de Ridley Scott. Je suis en général plutôt bon public et je ne m'attache pas tant à la facture des films qu'a l'histoire qui m'est contée. En dehors de ma passion pour le cinéma, je dirige une petite Web Agency.


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